LA TERRE DES MORTS

 

La Terre des Morts est située entre l'Arabie à l'ouest, les Badlands au nord, les Terres du Sud au sud et les Montagnes du Bout du Monde à l'est.
C'est l'héritage de Nehekhara et des manigances de Nagash qui détruisit cet empire et réveilla ses rois embaumés (en -1197 ou -1151 CI selon les sources). Cette page décrit la Terre des Morts comme elle est, depuis plus de 3000 ans.

 La Terre des morts [LA RdT V6 p16-17]
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KHEMRI [LA RdT V6 p13]

"Je n'en cru pas mes yeux lorsque nous sommes arrivés devant ses pyramides. Une d'entre elles, noire et gigantesque, dominait toutes les autres […]. Alors que nous nous rapprochions, je fus étonné de constater que toute la cité était constituée de centaines ou peut être de milliers de pyramides plus petites. Quand je dis petites, dites-vous bien que la plus insignifiante mesurait une trentaine de mètres de haut. La cité vallonnait le désert telle une succession de collines et, du haut d'une dune, on pouvait voir les allées s'enchevêtrer entre les antiques tombes en un labyrinthe inextricable.
Nous avons établi notre camp dans l'ancienne ville, dont la taille était insignifiante comparée à celle de la nécropole. On dit qu'il s'agit de l'endroit le plus sûr de la région, les morts ne s'y aventurent jamais."

Setra l'Impérissable, antique unificateur de Nehekhara, domine à nouveau son empire depuis Khemri. La pyramide noire de Nagash n'est pas très loin. Nagash va-t-il revenir ?

LA TOUR D'ARKAN [LA RdT V6 p15]

"Récemment, je me suis laissé dire par les nomades du sud que la tour était à nouveau occupée. Personne ne sait qui y vit et chaque matin, lorsque les premiers rayons du soleil affleurent les dunes, la tour disparaît pour réapparaître en un autre endroit du désert. Les nomades affirment d'Arkhan [le Noir, général de l'armée de Nagash] est revenu [...]."

NUMAS [LA RdT V6 p14]

"Les gens de Numas m'accordent leur hospitalité mais je fais partie des rares voyageurs ayant le droit de franchir les murs de leur cité. A Numas, la vie a repris le dessus et les récoltes foisonnent tout autour de la ville. C'est un lieu merveilleux. Depuis plusieurs siècles, les pyramides y sont restaurées afin de leur rendre leur ancienne magnificence. Mais ne va pas croire que ces gens t'accueillerons parmi eux. Les scythiens étaient autrefois une tribu nomade qui s'est installée à Numas afin d'y vénérer son dieu. Ils croient que leur Prince en est incarnation et son entièrement dévoués à son service, chaque jour, ils se rendent à la nécropole afin de la protéger de ceux qui cherchent à la piller. Le Prince règne sur les vivants et les morts qui vivent dans une étrange harmonie. Ces nomades aux robes noires patrouillent dans le désert et avertissent le Prince Tutankhanut si des envahisseurs violent son territoire, en retour, les nomades ont le droit de vivre dans la cité, sous la protection de ceux-qui-ne-dorment-jamais. […]
Lorsque le Prince s'en va en guerre, ses chars avancent aux côtés des étalons arabéens de guerriers scythiens. Morts et vivants combattent côte à côte. J'ai entendu dire que lorsqu'un scythien tombe au combat, son corps est laissé dans le désert en proie aux charognards jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que les os. Après quarante jours et quarante nuits, son squelette est transporté jusqu’aux tombeaux où il est apprêté afin qu'il puisse continuer à servir fidèlement le Prince dans la mort, comme il l'avait fait de son vivant."

Le prince Tutankhanut de Numas [LA RdT V6 p65]

Fils unique du roi Ahken de Numas, le prince Tutankhanut était célèbre dans tout Nehekhara pour sa beauté. Hélas, il mourut avant sa quinzième année. C'était un archer émérite, même lorsque son char s'élançait comme le vent sur la plaine et, au cours d'une chasse au lion, il se retrouva séparé de ses compagnons et fut jeté à bas de son char par le javelot primitif d'un sauvage barbare du nord. Ahken pleura amèrement son fils et lui offrit des funérailles à la hauteur de sa richesse. Lorsque le jeune roi s'éveilla de son sommeil éternel, il fut horrifié par son visage décharné et ses membres squelettiques. D'après les anciennes légendes nehekhariennes, les dieux étaient supposés offrir aux défunts un corps fait d'or à leur arrivée dans l'au-delà et Tutankhanut fut furieux de découvrir que ce n'était pas le cas, aussi demanda-t-il à ses prêtres de lui en façonner un. Il se leva de sa tombe, resplendissant dans sa carapace et son masque mortuaire d'or pur, et les vivants de Numas répondirent à son appel, le tenant pour un élu des dieux. [...]

Essais sur les armées de Rahmohtep, le Roi-Scarabée de Numas [WDF116 p32-37]

"Alors que je m’affairais à compiler minutieusement les piles de livres et ouvrages poussiéreux que recèle la bibliothèque Impériale (tout en cherchant sans vraiment beaucoup de bonheur sur les prétendus gnoblyns des montagnes orientales), je suis tombé par hasard sur une référence à « L’armée du redoutable Roi-Scarabée de Numas ».
Ces quelques lignes écrites à la hâte par le célèbre aventurier et explorateur Jacob Stackeldhorf ont piqué ma curiosité et m’ont frustré par la même occasion, car en dehors de cette allusion à ce roi mort depuis longtemps, je n’ai trouvé aucune autre information.
Mon incapacité à me procurer d’autres mentions de cet ancien roi m’a contrarié au point d’en perdre le sommeil (à mois que ce ne soit du à la toux vermiphore de ma femme). « Je dois en savoir plus ! » me disais-je. Je tiens d’ailleurs à saluer la patience de l’archiviste Halle et se ses assistants qui ont supporté stoïquement ma mauvaise humeur…
C’est en allant faire un tour dans la salle des archives du Grand Musée des Antiquités afin de me sortir de la tête cette obsession que je suis tombé par hasard sur des indices inespérés. Toute une collection d’objets étranges s’entassait dans un coin sombre, acquise par le musée quelques années plus tôt auprès d’une caravane de Striganys. Bien que ces objets fussent la depuis près d’une décennie, Schrotterfeld, le conservateur du musée, avait été trop débordé de travail pour trouver le temps de les examiner en détail. Quel n’a pas été mon étonnement quand j’ai ôté les draps mités qui les recouvraient de trouver des objets datant de l’ancienne civilisation de Nehekhara, ornés de motifs de scarabées !
J’y ai trouvé pêle-mêle des épées à la forme étrange, des boucliers et des enseignes d’or et d’ébène décorées de scarabées, ce que je suppose être l’avant d’un char ainsi que d’autres pièces ornementales entreposées dans le bric-à-brac le plus invraisemblable. Il y avait même le squelette complet d’un ancien guerrier ! Le plus incroyable est qu’il était encore paré d’une riche armure, sur laquelle se retrouvaient toujours les mêmes symboles en forme de scarabée. Ce n’était certainement pas une coïncidence, et ces objets avaient tous probablement un lien avec le Roi-Scarabée. Bien que ce squelette fût richement décoré, il n’avait pas à mon avis l’apparence d’un roi, plutôt celle d’un garde du corps. Mais voilà que je m’emballe, il me fallait d’abord vérifier que ces reliques provenaient bien de l’armée du Roi-Scarabée.
Commençant par examiner une tablette brisée couverte de pictogrammes, j’ai eu immédiatement l’idée de l’amener à mon camarade et néanmoins collègue Esteban Gartner, expert en traduction et spécialiste des écritures Arabiennes et de l’ancienne Nehekhara. Tombant par chance sur lui lors d’un de ses rares moments de sobriété, il m’a confirmé que le nom de Rahmohtep était effectivement cité dans le texte ! Il est même allé jusqu’à m’assurer que ces objets avaient été dérobés dans la chambre funéraire même du Roi-Scarabée et qu’il y reconnaissait le symbole de l’ancienne cité de Numas. Imaginez mon excitation !
Les semaines qui ont suivi ont été chargées : tandis qu’Esteban continuait de travailler sur ses traductions, j’essayais de trouver où et quand ces objets avaient été « récupérés » dans la cité Néhékharienne de Numas. Après presque un mois de recherches et de tractations avec des individus quelque peu louches (je suis certains que c’est ce Strigany qui m’a volé mon mouchoir en soie de Cathay…) je pense avoir réussi à comprendre qui était ce roi et ce à quoi ressemblait son armée. Des informations recueillies sur sa tombe, j’en ai déduit qu’il avait été inhumé avec la totalité de ses troupes : des légions entières de combattants dont la vie a été prise au moment de son décès, afin qu’ils continuent de le servir dans l’au-delà.
Avec quelques suppositions et des déductions logiques, je suis parvenu à brosser un tableau de l’apparence que ces troupes devaient posséder. Quel dommage qu’une civilisation aussi raffinée ait disparu, j’aurais tant aimé apercevoir l’une de ses armées dans toute sa gloire. Cela aurait sûrement été une vision impressionnante inspirant respect et émerveillement.

Rahmohtep, Roi-Scarabée de Numas

Le Roi Rahmotep était le souverain de la fière cité de Numas. Il semblerait qu’elle ait prospéré sous son règne, les terres autour étaient très fertiles et nourries par l’opulent Fleuve Vitae. Ce dernier n’avait alors rien avoir avec le cours d’eau infâme que nous connaissons sous le nom de Fleuve Mortis, ni le pays avec le désert qu’il est aujourd’hui devenu. Sur les frises dessinées dans la tombe de Rahmohtep, il est dit qu’il accepta un pacte avec un Dieu à tête de scarabée dont le nom n’a pas été retenu, et que celui-ci le gratifia d’une grande force physique et de talents martiaux inégalés.

Il apparait que le roi était cruel et brutal, craint et respecté autant par ses ennemis que par ses propres sujets. Il suivait en cela l’exemple de son dieu, et je trouve bizarre que le nom de ce dernier n’apparaisse nulle part. Je pense que cela est du à la superstition de ce peuple, ou à ses croyances religieuses, peut-être croyait-il qu’écrire son nom risquait d’attirer sur lui le courroux de la divinité ? Les portraits de Rahmohtep le représentent comme un guerrier imposant à la peau sombre, dont la carrure dépassait largement celle de ses pairs. Son visage était la plupart du temps caché par un masque en forme de scarabée, et il maniait une grande épée incurvée. On le voit même sur certaines scènes aller au combat sur un chariot d’or et d’ébène, et abattre une douzaine d’ennemis d’un simple revers de sa lame. Sa politique expansionniste agressive permit à Numas d’étendre son emprise sur les domaines de nombreux autres rois. Sous le règne de Rahmotep, les frontières de ses terres s’agrandirent loin au nord, englobant les Plaines Luxuriantes, allant jusqu’aux berges de la Rivières d’Argent ainsi qu’au pied des montagnes situées à l’est. Alors qu’elles progressaient, ses armées vainquirent beaucoup de rivaux, de même que des barbares et des peaux-vertes. Rahmohtep combattait toujours en première ligne et était toujours victorieux.

La puissance de Rahmohtep était immense et Numas prit énormément d’importance, n’étant surpassée que par Khemri elle-même. Les deux cités se livraient d’ailleurs une âpre concurrence et s’affrontèrent un grand nombre de fois. Le grand ennemi de Rahmotep était Rakaph III, et il semble que les deux souverains se soient rencontrés à de nombreuses reprises sur le champ de bataille. Toutefois, les inscriptions disent que bien que Rakaph III Vécût très vieux, assez pour survivre à tous ses fils, le poids du temps commençait à peser sur lui tandis que Rahmohtep conservait vigueur et santé. Le peuple de Numas voyait cela comme une bénédiction que les Dieux accordaient à leur roi, et celui-ci continua de régner sans partage. Lorsque Rakaph mourut enfin, tué au combat, il est écrit que le Roi-Scarabée tenta de prendre le pouvoir à Khemri. Rakaph n'avait pas laissé d'héritier et beaucoup craignaient que sa cité décline irrémédiablement.

Mais alors que cela ne s'était jamais vu auparavant, la Reine Rasut de Khemri accéda au trône. C'était une femme déterminée, et il semblerait qu'elle fût le vrai pouvoir œuvrant en secret depuis déjà des années. Nul n'osa s'opposer à elle car c'était quelqu'un de très influent (des rumeurs prétendent que l'assassin le plus doué de Khemri était l'un de ses nombreux amants), et elle mena elle-même ses troupes au combat contre Rahmohtep, du haut de son char recouvert d'or, et le Roi-Scarabée, bien qu'invaincu, ne fut jamais en mesure de s'emparer de la cité.

Quand Rahmohtep mourut (a priori empoisonné par un membre de sa famille), une pyramide à la mesure du plus grand roi que Numas ait connu fut érigée. Ce tombeau et sa nécropole devaient être assez grands pour abriter son armée, car ses soldats furent tous sacrifiés (ou plus vraisemblablement prirent eux-mêmes leurs vies) lors de la mort tragique de leur roi. Je suis convaincu qu'environ six mille hommes furent inhumés avec lui. Les Néhékhariens, bien que formant une nation puissante et civilisée, étaient très superstitieux et avaient beaucoup de traditions étranges. La plus fondamentale d'entre elles était que leur roi reviendrait de l'au-delà en tant qu'être immortel auréolé de gloire, et qu'alors il aurait besoin de ses guerriers pour faire renaître un âge d'or. Il est à peine concevable de nos jours que de telles croyances aient existé et qu'elles aient nécessité le labeur (et la mort d'épuisement) de plusieurs milliers d'esclaves.

Enseigne personnelle de Rahmohtep généralement brandie par le Haut commandant Pedget

L'armée de Rahmohtep

Des divers écrits, tablettes et témoignages d'explorateurs, je suis parvenu à déterminer les effectifs et la composition de l'armée du Roi-Scarabée : je vous livre ici le fruit de mes recherches. Notez toutefois que c'est une liste des troupes enterrées avec leur roi, pas la totalité de son armée qui comportait aussi des guerriers d'autres cités et qui étaient bien plus importante que cela. Selon mes sources, des tribus vivant en dehors de Nehekhara se battaient aussi à ses côtés, notamment des auxiliaires Eboniens et Kahides. Malgré tout, le « cœur » de son armée a été inhumée avec lui, et on peut raisonnablement penser qu'il représente un dixième des forces que Rahmohtep avait à sa disposition.

I. Deux cent cinquante guerriers d'élite de la « Légion du Scarabée », garde personnelle du roi. Ils ont été enterrés avec leur maître dans la chambre centrale de la pyramide, afin de continuer à veiller sur lui même dans la mort. Je suis persuadé que le squelette du musée est l'un d'entre eux (même s'il n'a jamais montré aucun signe de vie ! Il est amusant de voir que des rumeurs de cadavres revenant des morts persistent dans le folklore de ces régions). Apparemment, avant d'être accepté au sein de la Légion du Scarabée, le soldat devait prouver sa valeur au combat et se plier à des rites d'initiation, qui incluaient entre autres des scarifications rituelles et une offrande de son propre sang à Rahmohtep et au Dieu Scarabée. Ces cérémonies étaient dirigées par le Haut Commandant de Rahmohtep, Pedjet, qui était dit-on un guerrier incroyablement féroce et cruel.

Les membres de la Légion du Scarabée étaient les plus riches soldats de l'armée et semblent avoir joui de presque autant de respect qu'un membre de la noblesse. Le moindre de leur caprice était satisfait quand ils ne combattaient pas, ils vivaient dans l'opulence. Néanmoins, ceci n'affectaient nullement leurs talents guerriers et ils étaient redoutés avec raison pour leur fanatisme et leur dévotion envers leur maître. Leurs armure et leur équipement étaient richement décorés d'or et d'autres ornements, tels que des scarabées de jappe et des motifs de camées, sans oublier de multiples anneaux d'or, quelquefois fixés sur le corps, que ce soit à la poitrine, à l'abdomen ou à la tête.

Bouclier et enseigne de la Légion d'élite du scarabée.

II. Trois cent cinquante chars, appelés les Auriges de Ksar. Il semble que Ksar était un ancien dieu élémentaire de Nehekhara se manifestant sous l'apparence d'une tempête de sable. Armés d'arcs et de lances, ses auriges étaient craints et occupaient un rang presque aussi haut que la Légion du Scarabée dans la société de Numas. Ils étaient divisés en sept compagnies de cinquante, chacune menée par un des meilleurs généraux de Rahmohtep. Ces compagnies formaient alors que le champ de bataille des unités de cinq à dix chars, commandées par un chef appelé Premier Aurige.

III. Mille cavaliers commandés par Djakai, général et tacticien brillant originaire des terres au sud-est de Nehekhara. Ces troupes comprenaient de la cavalerie légère armée d'arcs, servant sûrement d'éclaireurs, et des cavaliers plus lourdement équipés chargés de soutenir l'infanterie et de délivrer la charge décisive.

IV. Un nombre tout bonnement ahurissant de combattants ordinaires serait enterré dans cette nécropole : au total dix-sept régiments, chacun formé de deux cent cinquante hommes, reposant auprès de leur souverain. Ce nombre semble énorme, pourtant je ne vois aucune raison valable d'en douter. Ces régiments étaient divisés en compagnies (probablement de cinquante hommes) armées de façon différente. La majorité des guerriers était équipée soit d'arcs, soit de lances et de grands boucliers. Ils formaient la base des troupes de Rahmohtep, et celui-ci gagnait la plupart du temps grâce à leur discipline exemplaire et leur loyauté. Même largement dépassés en nombre, ces régiments tenaient bon et ne battaient pas en retraite, car ils savaient que leurs commandants étaient d'excellents tacticiens et allaient contre-attaquer avec la cavalerie et les chars pour donner le coup de grâce et dérouter l'ennemi.

Quatre bannières du régiment de Sokth 1ère, 3ème, 4ème et 5ème compagnie. Les boucliers es et les carquois des archers reprennent les mêmes motifs.
1ère compagnie : Titulaire de nombreux honneurs. Les archers auraient opéré qu'en tant que troupes irrégulières
3èmecompagnie : comprenait de nombreux fils de la noblesse.
4ème compagnie : formait l'essentiel du régiment. Aurait joué un rôle décisif contre Rakaph III à la bataille du gué de Vitae.
5ème compagnie : composée de soldats jeunes et inexpérimentés

V. Cinquante Ushabti. Je dois avouer que cela m'intrigue car ce mot se réfère généralement aux grandes statues possédant des têtes à l'effigie des dieux de Nehekhara. Pourquoi figurent-ils dans les effectifs de l'armée, je ne saurais le dire. Les peintures à l'intérieur de la tombe du roi les décrivent combattant sous ses ordres, mais cela est bien évidemment impossible. Je crois plutôt que ces fresques ont été réalisées dans le but d'inspirer le respect. Si le roi parvenait à convaincre ses ennemis que les statues des dieux eux-mêmes se battaient à ses côtés, alors ils se mettraient à le craindre plus que tout. [...]

Je vais pour l'heure prendre un peu de repos, bien que je n'en aie nullement fini avec l'histoire glorieuse de cet ancien roi. Peut-être pourrais-je même financer une expédition vers sa nécropole afin de retrouver plus d'artefacts et pourquoi pas, ramener le sarcophage et la dépouille de ce souverain. J'espère juste que ces rumeurs de malédictions ne sont pas fondées ! Je me suis en effet aperçu qu'une proportion élevée de mes correspondants liés de près ou de loin avec ces reliques sont depuis décédés... En fait, ceux ayant découvert le tombeau de Rahmohtep ont péri là-bas ou sont morts peu de temps après leur retour dans l'Empire, et beaucoup sont fermement persuadés que cette malédiction est bien réelle. Shallya soit louée, je ne suis pas aussi superstitieux, sinon je serais le premier à croire que je suis bel et bien maudit moi aussi, mais quel homme marié ne le penserait pas ?
Je vous souhaite le bonsoir. Que Sigmar, Shallya et Ulric veillent sur vous."

ZANDRI [LA RdT V6 p14]

"C'est à l'embouchure de la Mortis qu'a été bâti cet ancien port. Jadis, le grand et noble roi Amenemhetum gouvernait cette cité. Durant son règne, il fit construire une vaste flotte afin d'écumer les océans et conquérir de nouvelles terres au nom d'Ualapt, le dieu Vautour. Son royaume s'étendait loin au nord et, sous sa férule, Zandri devint un lieu fabuleux et extrêmement riche. A présent la cité est entièrement détruite et ses rues sont silencieuses, mais il n'en va pas ainsi pour les mers avoisinant Zandri. Lorsque le Sombre [Nagash] réveilla les Rois des Tombes, ils se firent mutuellement la guerre, et ainsi qu'il l'avait fait de son vivant, Amenemhetum entreprit la conquête des mers. J'ai vu de mes propres yeux les navires du roi ancrés le long de la côte. De vieux bateaux, mais toujours glorieux comme au temps où le roi respirait. Même dans la mort, on dit qu'il continue à écumer le monde, ses bateaux remplis de squelettes esclaves condamnés à ramer pour l'éternité. Aucun côte n'est à l'abri et même les meilleurs capitaines savent qu'il est préférable de fuir lorsque sa flotte apparaît en vue. La côte aux alentours du delta Mortis est jonchée d'épaves qui ne sont que les restes des navires pirates coulés après avoir tenté d'attaquer sa flotte, dans l'espoir de s'emparer de ses trésors."

On peut s'étonner que le tombeau d'Amenemhetum soit en Tilée (cf. carte LA RdT p10).

Le siège le plus long [WBF5 Siège p.78]

Le grand Réveil se produisit à Zandri durant la saison humide, lorsque le grand fleuve était à son niveau le plus haut. Zandesh III se leva de son sarcophage et quitta la chambre en ruine de sa pyramide pour recevoir les acclamations de ses troupes qui l'attendaient. Les soldats s'étaient rassemblés le long des quatre côtés de l'édifice et attendaient ses ordres. Rien n'avait changé hormis le fait que le roi et ses troupes n'étaient plus des êtres de chair. Ptep, le Grand Prêtre Liche qui avait servi le roi il y avait tant d'années et qui, jour après jour pendant deux mille ans, avant accompli le rituel au cœur du temple des morts, accueillit son vénéré maître.

« Salut à toi, ô Roi des Rois, Seigneur de Zandri et Gardien de l'éternité, qui règne depuis des millions d'années. Vois ! Ton armée attend tes ordres. »

Deux siècles après que Zandesh eut été enseveli, un autre roi d'une autre dynastie avait bâti sa propre pyramide sur les ruines du monument de Zandesh et, pire que tour, avait volé pour ce faire des pierres finement sculptées pour son prédécesseur. Zandesh posa son regard froid et vitreux sur l'immense portail de l'usurpateur. Un grognement naquit entre ses mâchoires décharnées et il arracha les bandages qui emprisonnaient sa bouche pour parler.

« Cet édifice offense votre roi ! Sachez que moi seul règne sur Zandri à jamais. Je n'admettrai aucune rébellion. Allez, mes légions, jetez à bas cette tombe, murez-en les voûtes et mettez à mort les prêtres qui y vivent ! »

Deux milliers de squelettes levèrent leurs armes et saluèrent leur maître et saluèrent leur maître d'un hurlement strident. Puis ils se mirent en marche, régiment par régiment, à travers les débris jonchant le sable en direction du grand portail du mausolée de Memnesh IV. Alors qu'ils approchaient, les accents d'une titanesque fanfare composée de cors de cuivre résonnèrent d'entre les murs de l'insultante pyramide. Les archers de Memnesh IV apparurent par milliers sur les remparts. Memnesh avait été de son vivant un grand guerrier et un général émérite, il avait soumis d'innombrables tribus originaires des terres voisines du royaume. Le Grand Prêtre Liche du temple mortuaire de Memnesh IV apparut sur les remparts qui surplombaient le portail en pierres sculptées.

« Apprenez que Memnesh IV s'est relevé pour régner durant des millions d'année comme unique souverain de Znadri. Qui ose défier son autorité ? »

Les forces squelettiques de Zandesh III assiégèrent la sépulture fortifiée de Memnesh IV durant deux cent quatre-vingt-dix-neuf années. Dans la trois centième année, Zandresh reprit enfin possession des obélisques sculptés de bas-reliefs qui avaient jadis décoré sa propre tombe. Memnesh, dans son ambition de bâtir la plus grande pyramide de tous les temps, avait volé ces pierres juste avant sa mort, fait effacer les hiéroglyphes portant le nom de Zandredh et les avait fait remplacer par d'autres portant le sien. Sa forteresse fut rasée jusqu'à la dernière pierre et son cadavre laissé aux vautours et aux chacals.

MAHRAK, la cité du roi Phar [LA RdT V6 p65]

De tous les rois de Nehekhara, [le roi Phar] fut le seul à n'avoir jamais payé de tribut au tyran de Khemri [Settra]. Phar fut le premier des rois à s'éveiller de son sommeil éternel, et si grande fut sa colère lorsqu'il découvrit que ses descendants s'étaient agenouillés devant la puissance de Khemri qu'il se mit en devoir de faire renverser leurs pyramides alors même en émergeaient et traîna leurs corps momifiés dans les rues pour les brûler puis détruire leurs ossements avec son puissant Fléau des Crânes. Même dans la mort, le Roi Phar continue de livrer bataille à Settra et ses légions de morts-vivants guerroient contre quiconque essaie de le soumettre.

LAHMIA [LA RdT V6 p14]

"C'est là que la reine Neferata gouverna pendant des siècles."

Neferata et les premiers vampires furent chassés de Lahmia par Setep, général d'Alcadizzar Le Conquérant. Le grand complot des Lahmianes tel que décrit ici et dans Les Maîtres de la Nuit est de réconquérir la ville :
"Lahmia doit redevenir ce qu’elle était au temps de sa splendeur, avec toute sa population d’esclaves enthousiastes et dévoués. Pour y parvenir, la sororité s’est constitué un réseau de partisans passionnés au sein de la noblesse, composé d’une multitude d’amants et de pantins abusés par leurs mensonges. Le jour venu, lorsque la domination des lahmianes sera à nouveau établie, tous ces gens seront prêts à les suivre vers le sud en emmenant la population de leurs domaines."

LYBARAS

La reine Khalida Neferher [LA RdT V6 p68]

La reine guerrière de Lybaras, Khalida, était respectée dans tout le pays et aimée de ses sujet. Son intelligence, son calme et sa bravoure étaient légendaires, de même que sa beauté et son sens aigu de l'honneur et de la justice. Son règne fut hélas tragiquement court : fauchée dans la fleur de l'age, tous les Nehekhariens pleurèrent sa mort car elle aurait pu faire rejaillir sa gloire sur l'empire entier.
Khalida fut tuée en duel par sa cousine Neferata, la sensuelle et envoûtante Reine de Lahmia. Au cours d'un banquet cérémonial, celle-ci avait faussement accusé Khalida de trahison et de tentative d'assassinat. Khalida avait relevé personnellement le défi mais, dans sa colère, avait refusé de nommer un champion pour laver son honneur. Neferata désirait se débarrasser de Khalida car la Reine Guerrière commençait à avoir des soupçons sur la cour de Lhamia, à juste titre. Neferata s'était en effet plongée dans l'étude des textes blasphématoires de Nagash et avait bu de son diabolique élixir de damnation, menant depuis une existence maudite et étant devenue de fait la première vampire. Si Khalida n'était pas tuée, le noir secret des Lahmianes serait révélé à tous.
Les deux femmes s'affrontèrent devant un parterre de nobles éberlués, leurs lames frôlant leur chair et s'entrechoquant dans une délicate danse de mort. Khalida était habile et puissante, mais elle ne pouvait espérer égaler la rapidité surnaturelle et la force impie de Neferata. Elle finit par s'effondrer sur le solde marbre blanc, son sang coulant d'une blessure fatale au ventre. Neferata enfonça ses crocs dans son cou et but profondement de son sang. Puis, mordant sa propre langue, elle pressa ses lèvres sur celles de la Reine Guerrière et son sang vampirique coula dans la gorge de la mourante.
La mort s'approchait et Khalida savait qu'un sang maudit coulait désormais dans son corps. De désespoir, elle en appela aux dieux pour la sauver de cet abominable destin qui avait déjà saisi Neferata. La déesse Aspic entendit ses suppliques et apparut à la reine agonisante. Elle lui accorda sa bénédiction et, alors même que la vie la quittait, la purifia de la malédiction qui souillait ses veines. Finalement, ses gens la ramenèrent tristement vers Lybaras.
Les prêtres et les prêtresses de la déesse Aspic se chargèrent des funérailles de la reine car ils comprirent que même dans la mort, elle avait été bénie par leur divine maîtresse. Khalida fut embaumée puis assise dans un reliquaire situé dans le temple de l'Aspic sacré. C'est désormais là qu'elle repose, son visage dissimulé par un masque mortuaire reproduisant la perfection de ses traites, mais lorsque sa terre natale est menacée, le pouvoir de la déesse Aspic investi son corps. Gracieusement, elle se lève et glisse sur le sol du temple, intimant aux portes de s'ouvrir d'un délicat mouvement du poignée, tandis que son corps regagne peu à peu sa beauté perdue et que sa peau retrouve la douceur et la pâleur du marbre le plus parfait.
Elle devient alors l'incarnation de la colère de la déesse Aspic et une onde de terreur sourde submerge ceux qui osent la contempler. [...]

En fait, la déesse Aspic est certainement morte comme tous ses adorateurs. Khalida n'est qu'une reine des tombes comme les autres et il y a peu de chance que sa chair renaisse régulièrement. D'ailleurs, la figurine et les illustrations en font une momie.

QUATAR ET LA VALLÉE CHARNELLE [LA RdT V6 p15 & 65]

"[...] Également dite Vallée des Rois. Les nomades, quant à eux, l'appellent la Vallée de la Mort. A son entrée se tient le magnifique palais de Quatar, construit à même les versants du défilé. J'ai voyagé loin, mais c'est la plus belle construction que j'aie jamais contemplée. De gigantesques piliers taillés dans la roche longent l'interminable volée d'escaliers qui mène à l'entrée du palais. Tout le long de la vallée ont été sculptées des statues colossales représentant les rois et les dieux."

La nécropole de Quatar est célèbre pour ses colossales statues représentant des dieux et des rois des temps anciens. Sehenesmet, le vizir de Quatar, a travaillé pendant près de dix siècle à la création, à la restauration et à l’entretien de ces monuments monolithiques. Inégalé dans son art, il a affiné et élaboré ses incantations de sorte à ce qu'il puisse animer et contrôler un grand nombre d'entre elles selon son bon vouloir. C'est lui qui a écrit les puissantes incantation d'éveil gravées sur les immenses idoles qui gardent l'entrée de la Vallée des Rois et les arabéens parlent de son royaume de statues ambulantes avec effroi. On raconte également qu'il a donné vie à l'immense gardien de pierre de Quatar, une créature mi-lion, mi-aigle. Les rumeurs disent même qu'il s'est enfermé dans le corps animé d'une gigantesque construction afin d'avoir la force nécessaire à l'élaboration de ses projets à l'ambition démesurée.

AUTRES SITES

Bel Alliad

Sur Bel Alliad, reportez-vous à la page sur Arabie.

Sources de la Vie éternelle

"Même si tes réserves étaient à sec, il ne faudrait pas te laisser tenté d'y boire. J'ai vu un homme qui l'a fait et crois-moi, l'immortalité qu'il y a gagné n'a rien à voir avec celle dont je rêve. A peine ses lèvres eurent-elles effleuré l'eau que devant mes yeux horrifiés, sa peau s'est desséchée et il est mort en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. […] J'ai regardé son squelette se relever et s'enfoncer dans le désert, sans tenir compte de ma présence. A présent, j’imagine qu'il sert les Rois des Tombes, esclaves immortel sous leur commandement."

Étangs du Désespoir

"Je ne sais quelle magie décadente génère ces mirages, mais ils ont conduit plus d'un voyageur à sa perte. Alors que tes réserves d'eau sont presque épuisés, tu tombes subitement nez à nez avec une oasis luxuriante. Certains sont devenus fous en essayant d'atteindre ces visions trompeuses. Il y a de cela quatre jours, j'ai trouvé les restes de l'un d'eux, ses outres étaient remplies de sable et il était mort à force d'en avaler, persuadé qu'il s'agissait d'eau fraîche."

LA TERRE DES MORTS DURANT LA FIN DES TEMPS (Hiver 2524 - Automne 2525)
[Rédaction largement inspiré du résumé réalisé par Fbruntz. Merci à lui.]

Le destin de la Terre des Morts durant la Fin des Temps est évoqué dans le dernier chapitre du premier livre de la campagne : Nagash.
En 2524 CI, Nagash a été ressuscité en Sylvanie par son bras droit de toujours la liche Arkhan le Noir et le vampire Mannfred von Carstein. Cette résurrection n'est pas un succès total, à cause d’une anomalie dans le rituel mais Nagash n’est pas aussi puissant qu’il aurait pu l’être. Il doit revenir dans l’ancienne Nehekhara – la Terre des Morts – en particulier dans la Pyramide Noire pour compléter sa puissance.
Or, depuis le Grand Rituel et la chute de Nagash (en -1197 ou -1151 CI selon les sources), tous les morts embaumés de Nehekhara ont été réveillés et le plus puissant d’entre eux, le roi des rois Settra l'Impérissable a (re)pris le pouvoir.

Le retour de Nagash en Terre des Morts

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Depuis la Terre des Morts donc, Settra observe la succession des mauvais présages et il ordonne à tous les royaumes de se préparer à une invasion.
L'obscurité s'abat sur les déserts de Nehekhara tandis que les Rois des Tombes rassemblent leurs forces sur les ordres de Settra : la flotte du roi Kalhazzar a pris position sur le Delta du Mortis et l'armée de Zandri du roi Behedesh s'est ensevelie sous le sable du désert des marches occidentales. La Reine Khalida décide quant à elle de ne pas obéir aux ordres qui sont d'assister (et de surveiller) le Roi Tharruk dans la défense de l'entrée ouest de la Vallée Charnelle, elle préfère attendre d'avoir des informations sur les mouvements de Neferata dont elle rêve de se venger.
De grandes idoles s'arrachent du flanc de la montagne, au cœur de la Vallée Charnelle, et entament leur marche vers Khemri pour la protéger.
A Numas, le roi Phar rassemble ses légions et les déploie dans la Plaine de Sel pour verrouiller la route d'invasion la plus probable depuis le nord.
Les ténèbres convergent vers Nehekhara, elles sont attirées par la Pyramide Noire de Nagash et le Roi des Rois Settra sait ce qu'elles veulent dire : Nagash l'Usurpateur est de retour...

Nagash a donné ses ordres à ses vassaux (les Mortarchs) présents dans le sud : Krell, accompagné de Dieter Helsnicht, mène le fer de lance de l'invasion par les Marais de la Folie et la Plaine de Sel, Manfred von Carstein doit également attaquer depuis les Terres Arides mais par l'ouest en suivant le Grand Océan. Nagash compte bloquer la flotte de Khemri grâce à l'armada du vampire Luthor Harkon. Enfin, Nagash ordonne à Neferata de jouer les appâts en l'envoyant dans les ruines de Lahmia afin qu'elle attire le plus d'armées ennemies loin de Khemri.
A l'exception d'Arkhan le Noir, tous les Mortarchs croient qu'ils partent à la conquête de Nehekhara afin d'assouvir la vengeance de Nagash mais ses plans sont beaucoup plus ambitieux...

La bataille de la Rivière Malade, l'embuscade au Coeur du Désert, la bataille du delta du Fleuve Mortis et celle de Lahmia

Le Roi Phar, monarque de Numas piège l’armée de Kreel à la bataille de la Rivière Malade alors l'ennemi commence la traversée de la rivière. Krell arrive cependant à créer une tête de pont puis à la renforcer grâce à la magie supérieure de son camp. Les lignes de Numas sont finalement enfoncées par des varghulfs. Le roi Phar lance deux légions de chars sur la Plaine de Sel :  les deux forces se referment sur les flancs de l'armée de Krell. L'objectif de Phar est non seulement de soulager le centre de son dispositif mais également de faire la chasse aux nécromanciens ennemis... La monture de Dieter Helsnicht est abattue par de gigantesques flèches décochées par deux Géants d'Os. La bataille se transforme alors en une guerre d'usure faite de feintes et de ruses. Mais, petit à petit, l'armée de Krell se taille un chemin vers le sud…

L'armée de Sylvanie menée par Mannfred von Carstein a contourné les marécages par l'ouest et passe entre les Collines des Cairns et le Grand Océan. Le comte-vampire ne supporte pas d'être soumis à Nagash et redoute les espions infiltrés dans son ost par Arkhan le Noir ou même Neferata. Mais Mannfred redoute Nagash et, pour l'instant, il lui obéit en menant son armée vers la cité de Khemri. Il espère ainsi plaire au Nécromancien et sauver au moins son autorité sur le nord et la Sylvanie. Le comte-vampire tombe en plein dans l'Embuscade au Coeur du Désert que lui tend l'armée de Zandri. Les troupes du roi Behedesh II jaillissent soudain des sables et encerclent l'ost de Mannfred. Puisant dans ses ressources magiques, le comte-vampire n'a que quelques instants pour former une ligne de bataille et soutenir le choc de la charge principale de son ennemi. Les lieutenants de von Carstein se démènent pour sauver l'armée en détruisant les scorpions géants qui harcèlent la troupe et en ranimant rapidement les cadavres au fur et à mesure des pertes.
Les forces de Behedesh II n'arrivent pas à donner le coup de grâce à l'armée de Sylvanie mais Mannfred est conscient qu'il ne peut remporter la bataille. Il sacrifie alors une partie de son armée et prend la fuite avec le reste de ses troupes. Mais il est poursuivi par l'armée de Zandri et commence alors une longue traque dans le désert. Le comte-vampire et ses suivants sont finalement acculés sur les berges du fleuve Mortis.

La troisième force d'invasion de Nagash est constituée d'une armada de navires hétéroclites dirigée par le vampire Luthor Harkon. La flotte fait voile vers le delta du fleuve Mortis, elle traîne derrière elle de grandes barges de transport. Avant de commencer à remonter le delta, la flotte laisse les barges accoster et déverser ses contingents de zombies.
La flotte nehekharienne commandée par le roi Kalhazzar se déploie alors pour défendre le fleuve, l'objectif du roi est d'attirer l'ennemi à portée de tir des batteries côtières. Malheureusement ces dernières restent silencieuses car elles sont submergées par les zombies débarqués avant la bataille. Le roi fulmine et il ordonne à sa flotte de se lancer à l'abordage ! Mais Harkon a encore une arme secrète : des projectiles incendiaires qui dévastent la flotte nehekharienne. Deux jours plus tard, la flotte d’invasion, bien qu'affaiblie, arrache la victoire. Harkon remonte alors lentement le fleuve pour piller les forts côtiers et les temples de Zandri.

Acculé, Mannfred von Carstein et ses dernières troupes se réfugient sur un tertre rocheux à proximité de Port Pharoakh, dans les ruines d'un ancien temple dédié à Ualatp, le dieu-vautour. Behedesh doit vaincre Mannfred rapidement, car il sait que le Delta Mortis n'est plus défendu et que le vampire Harkon peut arriver d’un moment à l’autre.
Behedesh engage les deux ennemis en même temps. Après de durs combat, il parvient lui-même  jusqu'à Mannfred von Carstein et le défie. Le roi des tombes est par traîtrise par l’un des vampires liés à von Carstein. Zandri est vaincue.

Conformément aux ordres de Nagash, Neferata a déployé son armée au sein des ruines de sa bien aimée cité de Lahmia. Elle a ainsi provoqué la colère de la grande reine Khalida qui a complètement vidé la cité de Lybaras pour former une puissante armée qu'elle mène vers Lahmia et ce malgré les instructions de Settra et l'avis du général Hassep, son bras droit. Neferata a également attiré le roi Tharruk, dernier seigneur de Mahrak, dont la lignée a été jadis massacrée par la vampire. Il laisse cependant une grande partie de ses armées à Mahrak car tous ne veulent pas trahir la confiance de Settra et certains ont secrètement prêté allégeance à Nagash. Ainsi Neferata jouait parfaitement son rôle d'appât comme l'avait prévu Arkhan le Noir et son maître.
L'ost de Lybaras pénètre dans Lahmia et les combats s'engagent dans les avenues en ruines et la bataille de Lahmia dégénère en d'innombrables escarmouches. La bataille s'éternise mais les armées de Lybaras et de ses alliés progressent très lentement. Neferata doit alors fuir la cité après un duel interrompu avec Khalida.

Alors que la bataille de Lahmia fait rage, Nagash se rend à Mahrak, la seule cité nehekharienne a lui être favorable. Contrairement aux instructions de Settra, la Reine Khalida et le Roi Tharruk ont été attirés loin de la cité dont ils devaient s'assurer de la loyauté. Le hiérophante de Mahrak, Haptmose, profite de l'absence de son roi pour livrer la cité au Nécromancien.

Les forces de Krell sont toujours en lutte contre l'armée de Numas depuis des mois. Le nécromancien Dieter Helsnicht réussit à invoquer les antiques Morghasts, des monstres squelettiques énormes qui avaient autrefois servi Nagash.
Pendant ce temps, Phar a organisé sa prochaine attaque en plaçant ses chars au centre de son dispositif et son infanterie sur les flancs, il espère prendre l'armée ennemie dans une nasse mortelle. Plus le plus grand plaisir du Roi des Tombes, Krell divise ses forces pour faire face à la menace. Les Morghasts passent alors à l'attaque et font s'effondrer le plan de Phar en rattrapant puis détruisant ses chars. Le roi Phar doit fuir.

La bataille de Khemri

Khemri est une cité immense et incroyablement ancienne. Outre la Pyramide Blanche de Settra l'Impérissable, on y trouve la Pyramide Noire de Nagash qui domine toute la ville.
Lorsque Krell arrive aux Portes de Khemri, il constate que son armée semble insignifiante face aux défenses de la capitale de Nehekhara. Alors que les nécromanciens de l'armée mettent en position des catapultes d'ossements pour s'attaquer aux murailles, Krell lance son assaut.

Settra n'ignore pas que détruire Nagash et ses lieutenants seraient insuffisant pour apporter la paix. Ainsi a-t-il ordonné à Khenteka, hiérophante de Khemri, de préparer un rituel visant à détruire les âmes du Nécromancien et des Seigneurs Noirs. Il donne également l'ordre au nécrotecte Ramhotep d'éradiquer l'armée de Krell.

De gigantesques statues de pierre s'extirpe alors des murailles de Khemri, accompagnées de sphinx de combat, d'ushabti, de scorpions des tombes et de bien d'autres créatures elles s'enfoncent dans les rangs ennemis en provoquant d'immenses destructions.
L'armée de Krell est sur le point de disparaître quand soudain une immense faille apparaît sur le champ de bataille et sépare l’armée de Khemri des assaillants de la cité. Arkhan le Noir vient d'arriver dans la bataille ! Malgré cette intervention, Krell est attaqué par surprise par un scorpion des tombes qui le décapite.

La faille créée par Arkhan donne le temps à son armée, les forces conjointes de Nagashizzar, Mahrak et Quatar, de se déployer. En l'absence de Krell, la liche prend le commandement des armées d'invasion, son pouvoir est décuplé par la présence toute proche de son maître et des nuages de magie de Mort qui flottent dans le ciel.

De son côté, le nécrotecte Ramhotep entame la construction d'un pont par-dessus l'abîme. Furieux de voir les troupes de Mahrak et Quatar se rebeller contre lui, Settra fait mander son char de combat. Plusieurs ponts ont été jetés par-dessus la faille et les combats reprennent de plus belle lorsque l’armée de Ramhotep est rejointe par les légions de squelettes de Khemri commandée par Settra. Les légions de Khemri réussissent à repousser les forces d'Arkhan et à se déployer de l'autre côté de la faille. Les combats s'éternisent alors que nécromanciens et prêtres liches réaniment les guerriers au fur et à mesure qu'ils tombent. Mais au bout de quatre jours, les effectifs supérieurs des armées de Settra permettent à Khemri de prendre l'avantage. Pire encore l'Arche des Âmes Damnées est présente sur le champ de bataille, un torrent d'esprits torturés frappe la monture d'Arkhan. Ce dernier chute au sol et devient la proie de Settra : la liche est vaincue par le Roi des Rois qui traîne sa dépouille jusqu'à Khemri pour la remettre à ses prêtres...
Alors que Settra rejoint les combats, Ankhmare, Maître de l'Embaumement et Gardien des Huiles Sacrées de Khemri, révèle sa traîtrise. Il entame un rituel qui permet d'invoquer Nagash à partir des restes de Arkhan. Le Nécromancien s'est caché dans l'enveloppe de son serviteur et il se tient maintenant dans la cité alors que ses ennemis en gardent encore les murs !

De retour sur le champ de bataille, Settra constate que l'ennemi a reçu des renforts : l'armée menée par Luthor Harkon et Manfred von Carstein a finalement rejoint Khemri. En l'absence de Arkhan et de Krell, c'est Dieter Helsnicht qui maintient les forces des assaillants.

A Khemri, Arkhan revient d'entre les morts. Suivi d'Ankhmare, Nagash est se dirige vers la pyramide Noire où il entre enfin. De là, il se projette dans l'Outre-monde où il affronte Usirian, le Dieu des Enfers, qu’il parvient à vaincre et à dévorer !
Une ombre menaçante se lève au-dessus de la Pyramide Noire tandis que le vent se lève sur le champ de bataille. Tous les guerriers s'immobilisent un instant. Settra ordonne à ses légions de détruire le Nécromancien, mais elles sont toutes balayées les unes après les autres ou passent sous son contrôle. Les litanies des Prêtres Liches restent sans effet car Nagash est devenu lui-même le seigneur de l'Outre-monde.

Si Nagash est devenu un dieu, il n'est pas invulnérable et Settra n'a pas perdu espoir de le vaincre. Le Roi des Rois peut mener la charge contre son ennemi mais ses chars sont détruits les uns après les autres par les rayons incandescents de Nagash. Finalement Settra fait face au Nécromancien mais même lui ne peut rien faire face à lui. Nagash propose à Settra de le servir. Ce dernier refuse et  voit son corps exploser et ses ossements tombent à terre. Leur roi vaincu, les armées de Khemri cessent le combat et tous les guerriers posent un genou à terre devant le Nécromancien.

Épilogue

L'antique cité de Khemri est rasée et le sable du désert se déverse sur ses ruines. Peu de temps après la chute de Settra, le reste de Nehekhara est obligé de se soumettre à Nagash et à sa Pyramide Noire qui flotte dans les airs. Le roi Phar est l'un des rares à résister... et à périr. La Grande Reine Khalida préfère reconnaître la supériorité du Necromancien pour survivre et ainsi se venger de Neferata.
Les armées de Nagash prennent le chemin du nord à l'ombre de la Pyramide Noire où Nagash tient son conseil de guerre. C'est en Sylvanie que Nagash veut parachever son ascension et devenir un dieu à part entière. Une bataille a été gagnée mais la guerre contre le Chaos ne fait que débuter.