LE ROYAUME D'ATHEL LOREN

LA ES V4 p4 et 8 à 9, carte LA ES V6 p49

Athel-Loren n'est pas la seule communauté d'elfes sylvains du Vieux Monde mais c'est la plus importante et celle qui a développé des structures originales. Sur les autres communautés, voir la page sur les elfes sylvains.

Des relations d'Athel Loren avec la Bretonnie

Si les relations entre Athel Loren et la Bretonnie sont officiellement rares, les elfes ont acquis, gràce au culte de la Dame, l'assurance d'avoir un allié de poids, surtout dans les cas où le roi de Bretonnie (comme Gilles ou Louen) est un dévot fidèle.

[CdG p42:] Les fées de Bretonnie ne sont en réalité que les elfes sylvains d’Athel Loren. Les Bretonniens ne sont pas étrangers à la race elfique. Ils commercent avec quelques elfes des mers, notamment à L’Anguille, où ceux-ci ont une enclave importante. Les elfes sylvains de l’Empire traversent également le pays de temps à autre. Malgré cela, la plupart des gens ne font pas le rapprochement avec les fées de la forêt, les serviteurs de la Dame.
Un personnage étranger qui rencontre les fées aura toutes les chances d’yreconnaître des elfes, tandisqu’un Bretonnien qui connaît suffisamment cette race pourra également faire le lien. Mais la plupart des Bretonniens qui savent véritablement ce qu’est un elfe habitent L’Anguille, qui se trouve à l’autre bout du pays par rapport à la forêt de Loren.
La Fée Enchanteresse est également une elfe, ce qui est tout aussi évident. Bien entendu, un personnage elfe réalisera automatiquement à qui il a affaire s’il croise "les fées".
Une personne observatrice pourra remarquer que les fées et la Fée Enchanteresse sont toutes des elfes, que les Damoiselles de la Dame ne sont que des sorcières et qu’il n’existe aucune sorte de prêtre de la Dame. Cela l’amènera sans doute à s’interroger sur la véritable nature de la Dame du Lac.
Mais il est certaines questions dont la réponse doit rester de l’ordre du mystère.

A la lecture de ce paragraphe, on s'aperçoit que les elfes ont créé le culte de la Dame pour servir leurs intérêts et inciter les bretonniens à laisser leur royaume en paix.

Grande bannière d'Athel Loren. Représente le Chène des Ages

Le royaume elfe sylvain d’Athel Loren est caché au cœur des immenses forêts de Loren en Bretonnie. Ce mystérieux royaume forestier est tout ce qu'il reste des colonies elfes de jadis sur le Vieux Monde. Il y a plus de quatre mille ans, les terres qui s’étendent à l‘ouest des montagnes grises et qui constituent aujourd'hui le royaume de Bretonnie, furent colonisées par les hauts elfes d'Ulthuan. Ils commerçaient alors avec les nains, dont l'empire s’étendait à l'est, et ils bâtirent d'immenses cités portuaires le long des plaines côtières, d'où leurs vaisseaux marchands appareillaient vers Ulthuan. Ces colonies étaient des postes avancés de la civilisation elfe dans cet endroit sauvage qu’était alors le Vieux Monde.

Ces colonies furent abandonnées après la longue guerre entre les elfes et les nains. Ulthuan, la terre natale des elfes fut attaquée par les elfes noirs de Naggaroth. Tous les elfes du Vieux Monde furent rappelés pour défendre leur terre. Plutôt que de rester sans défense, la plupart des colons décidèrent de retourner en Ulthuan, mais certains refusèrent de partir. Ils abandonnèrent les cités côtières, mais au lieu de voguer vers la haute mer, ils s’enfoncèrent toujours plus loin vers l’orient, dans les profondeurs de l’immense forêt. [...] Là, les derniers elfes du Vieux Monde se sentirent en sécurité, et leurs descendants, les elfes sylvains, vivent toujours dans cette forêt.

Les premiers colons elfes dans le Vieux Monde s’aventurèrent à l’intérieur des terres jusqu’à la lisière de l'immense forêt connue aujourd'hui sous le nom de forêt de Loren. Elle était alors nettement plus vaste qu‘aujourd’hui, bien qu’elle soit encore immense. Ils l’appelèrent Athel Loren, ce qui dans leur langage signifiait "la forêt du levant".

Plus tard, durant la guerre qui opposa les elfes aux nains. et après l'abandon des colonies, ce fut cette forêt qui attira le plus les elfes dans leur recherche d'un endroit sûr pour s’établir. La raison en était que la forêt était restée vierge depuis l’aube des temps. Les orques et les gobelins n'avaient jamais trouvé leur chemin au milieu des arbres et on ne rencontrait des monstres qu’à sa lisière et dans les contreforts boisés des Montagnes Grises. Les hommes-bêtes n’avaient jamais profané ses clairières avec leurs rituels démoniaques. Les prospecteurs nains l‘avaient traversée mais furent plus tard repoussés par les elfes qui avaient décidé de sauvegarder les bois.

La forêt était donc restée un endroit où hommes-arbres et dryades pouvaient vivre en sécurité. Les courants magiques y étaient favorables et rendaient la forêt florissante.

Après leur installation et leur alliance avec les esprits des bois dont ils devinrent les amis, les elfes sylvains devinrent les gardiens de la forêt, la protégeant contre les migrations humaines et orques. Ces tribus furent dissuadées de pénétrer dans la forêt et la considérèrent vite comme un endroit hanté et dangereux à éviter. Partout ailleurs, les hommes défrichèrent pour cultiver la terre et bâtir leurs cites pendant que les orques jetaient les arbres au sol pour construire leurs bastions ou pour faire de gigantesques feux de joie. D'immenses étendues sauvages subsistent pourtant partout dans le Vieux Monde, certaines s’étant même reformées après l’abandon des champs et des villages ravages par les guerres alors que d'autres régions jusque là vierges étaient traversées par les routes marchandes. De toutes les grandes forêts du Vieux Monde, celle de Loren est la plus sauvage et la mieux protégée.

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LES CLAIRIERES

L'aspect de la forêt de Loren varie beaucoup. Les bois s’étendent des plaines de Bretonnie jusqu'aux contreforts des Montagnes Grises. Ils s’étendent sur les berges de deux des plus importants fleuves du Vieux Monde. Sur cette étendue colossale, la nature de la végétation varie d'un bout à l'autre. A certains endroits, le sol est pierreux avec des monticules rocheux et des blocs qui s’élèvent entre les arbres. A d’autres endroits, le sol est très meuble, Si la plus grande partie de la forêt baigne dans une pénombre surnaturelle seulement traversée occasionnellement par les rares rayons du soleil ou de la lune qui parviennent à y pénétrer, il y existe aussi des régions dégagées où il est possible de regarder le ciel bleu le jour ou les étoiles la nuit. Les elfes sylvains appellent ces zones "clairières". Ce sont non seulement des endroits ouverts au soleil, mais souvent aussi des points ou les courants magiques affleurent à la surface même du sol.

Chaque clan elfe venu s’installer dans la forêt le fit dans une clairière particulière. Certains clans se sentirent attirés par un endroit bien défini plutôt que par un autre. Une fois qu'un clan avait choisi une clairière comme point de départ de sa colonie, les elfes qui y appartenaient commençaient à adapter leur mode de vie à l'environnement immédiat. Chaque clairière eut une influence subtile sur le clan qui s’y trouvait. Certains clans ne restèrent pas longtemps au même endroit et adoptèrent un mode de vie nomade qui les mena d'un bout à l'autre de la forêt. Lorsqu'ils s'installent pour une petite période, ils choisissent toujours le même type de clairière au milieu du même type d’arbres.

Les légendes sylvaines parlent de certaines clairières marquantes de la forêt de Loren, chacune possédant ses caractéristiques et étant occupée par un clan particulier. Certaines de ces clairières sont partagées par plusieurs clans, d'autres sont évitées par tous. Les clairières sont parfois assez vastes, et certaines sont en fait plutôt un réseau de clairières reliées entre elles qu’une véritable clairière. Avec le temps, la clairière principale d’un clan peut changer, mais elle se situe généralement dans la même région de la forêt, sauf dans le cas des clans nomades. Mais ceux-ci recherchent toujours le même type de clairières partout où ils vont.

La clairière royale

Cette immense clairière est entourée par de grands chênes d’un age remontant à l’antiquité. Lors des premières incursions des elfes dans la forêt, ils tombèrent par hasard sur cette clairière et décidèrent d'y tenir conseil et d'y accomplir leurs rites. C’était sans aucun doute un endroit sacré et magique. Pas très loin de la clairière elle-même se trouve le Chêne des Ages où furent retrouvés Orion et Ariel devenus Roi et Reine de la Forêt. Cet endroit devint donc la Clairière Royale.

Là, les semi-divinités que sont la reine le roi règnent sur le royaume d'Athel Loren et tiennent leur cour. Ils sont vénérés comme les réincarnations des dieux Kurnous et Isha. Le Roi et la Reine des Bois sont immortels, mais chaque année, au plus froid de l’hiver, ils semblent mourir comme le fait la végétation. Ils sont alors transportés à l’intérieur du Chêne des Ages et en ressortent régénérés aux premiers signes du printemps. Ainsi continuent-ils à vivre d’année en année, entourés de sagesse et de pouvoir magique.

Au cours des siècles, les mages elfes portés sur l'art des "chants sylvains" ont créé une cité dans les arbres de la Clairière Royale. Les chants sylvains sont un art qui accélère la croissance des arbres et les fait pousser d'une manière particulière. Les branches des grands chênes constituent des passerelles, des auvents, des galeries et des salles. Ces constructions sont entièrement faites d’arbres vivants, de branches et de feuillage. Sous la surface du sol, les mêmes méthodes ont été utilisées pour constituer des chambres dont les murs sont les racines des arbres. On accède à ces pièces par des passages à l'intérieur des troncs vivants.

Bien que très étendue, cette cité est presque invisible à un regard non averti. Elle se fond dans la forêt et le voyageur ou l'ennemi peut très bien passer juste à coté sans la voir, l’essentiel de la cité se trouvant au dessus de sa tête ou sous ses pieds. Elle est de plus camouflée par la magie. Un étranger parcourant la forêt pourrait donc traverser sans le savoir la Clairière Royale, inconscient de ce qui l'entoure ou de l'endroit où il se trouve, surveillé par des yeux elfes, mais encore lui faudrait-il parvenir jusqu’à cet endroit. La plupart des étrangers en sont détournés par magie, errant pendant des lieues et des lieues avant d'émerger subitement hors de la forêt.

La clairière du Malheur

La clairière du Malheur est dominée par le tronc mort d'un énorme chêne solitaire. Les restes de l‘arbre sont tordus et torturés. Ses branches nues griffent le ciel comme des mains levées par la souffrance. Le tronc est creux et la cavité s’enfonce profondément dans la terre. Pour les elfes, ces lieux sont ceux d'un sombre rituel. Les mages s'y rassemblent pour leur réunions secrètes.

Les plus vils envahisseurs y sont entraînés pour y être piégés et massacrés par les elfes. Leurs ossements y restent prisonniers des enchevêtrements de buissons épineux. Malgré tout ceci, ce n’est pas l’endroit sinistre que l'on pourrait croire. Les arbres et les buissons y sont couverts de baies violettes et rouge sang que les elfes cueillent pour en faire des breuvages et des potions, et le sol est tapissé de plantes forestières et de fleurs. C’est un endroit riche en champignons, en lichens et en mousses de toutes sortes, tous ingrédients recherchés par les mages pour leurs potions magiques.

Les prairies

Ces grandes clairières sont situées dans la partie sud d'Athel Loren, entre fleuve et montagnes. Là, les arbres sont plus clairsemés, laissant de larges étendues d'herbe grasse. C'est la que paissent les chevaux sauvages et les quelques licornes que l'on puisse encore voir.

Le clan Equos qui compte des cavaliers et des dresseurs émérites, s'est installé à cet endroit après avoir quitté les colonies côtières. Ils apportèrent avec eux leurs coursiers elfiques et les juments et les laissèrent en liberté dans les prairies. Ils ne pouvaient pas se résoudre à s'embarquer pour Ulthuan avec le reste des guerriers car cela les aurait obligés à laisser derrière eux leurs nobles montures. Ils partirent plutôt en direction de l'est, vers les étendues sauvages. Ces montures étaient les ancêtres des coursiers que chevauchent aujourd‘hui les elfes sylvains. Le clan Equos fournit tous les cavaliers et conducteurs de chars d'Athel Loren.

Les bosquets de frènes

Les bosquets de frênes peuvent être trouvés le long des berges des fleuves de la partie orientale d’Athel Loren. La, les frênes poussent très serrés et sont presque impénétrables. Les denses bosquets ont été "chantés", par les elfes qui y habitent pour constituer de véritables labyrinthes.

Les clans installés ici ont appris à couper les longues et droites branches des frênes pour faire des lances de chasse et de combat.

Les bois de pins

Les bois de pins sont situés aux pieds des Montagnes Grises, la ou la forêt couvre les contreforts. L'air frais favorise les conifères par rapport aux autres espèces végétales. Il en existe différents types et certains spécimens sont très anciens. Leurs racines enserrent de gros blocs de rochers érodés par les intempéries. Les falaises sont creusées d’une multitude de cavernes et de crevasses qui abritent une faune très variée. Les elfes ont "chante" arbres et rochers en un lin treillage ou troncs et stalagmites rocheux constituent les piliers de nombreuses salles et galeries.

Le clan qui s’est établi ici a appris à utiliser la résine des pins de multiples façons, y compris pour faire du vin et des potions magiques. La région regorge d'animaux sauvages comme des ours, des pumas et des oiseaux de proie. Les elfes qui y vivent ont développé une étrange affinité envers ces animaux. Le clan des pins compte des guerriers qui ont appris à chevaucher sur le dos des grands aigles de guerre.

Les bosquets d’ifs

Ces bosquets sont lugubres, inquiétants et très répandus dans toute la forêt de Loren. Le bois d'if est excellent pour faire des arcs, des baguettes ou des bâtons magiques. Les ifs sont par conséquent très recherchés par les clans pour leurs arcs ainsi que par les mages pour leurs propriétés magiques. L’âge incommensurable de certains arbres signifie qu'ils ont absorbé et emmagasiné une énorme quantité d’énergie magique dans leurs racines et en leur cœur. Le clan des ifs compte de nombreux groupes de nomades ainsi que des mages errants qui se déplacent d'un bosquet d'ifs à l’autre pour y rester quelque temps.

Les bois de hêtres

Les hêtres couvrent les douces pentes des collines du centre de la forêt de Loren. Les terres s’élevant entre les deux fleuves qui traversent la forêt, on peut les apercevoir de très loin en arrivant par la lande. Ces collines sont recouvertes de hêtres d'un âge immémorial. Leurs branches ont été "chantées" par les elfes en des piliers vrillés qui supportent des galeries et des salles. Les troncs des arbres constituent ainsi le support de vastes halls qu'un voyageur pourrait traverser sans même se rendre compte que le peuple des elfes est tout proche. La seule chose qu'il pourrait remarquer serait le son étrange et enchanteur des chants elfiques et les rires s’élevant tout autour de lui, sans aucune source apparente.

LES LANDES SAUVAGES

La forêt de Loren est entourée de vastes étendues de lande broussailleuse. Des arbres rabougris et des bosquets épars y côtoient des champs de fougères et de bruyère. Des amas rocheux émergent des ronces enchevêtrées. Ici et là, on trouve une pierre levée, un ancien lieu de sépulture fait d’un énorme rocher et de pierres placées en cercle. Certaines ont du être édifiées dans un passe reculé par des tribus humaines sauvages, les origines de certaines autres sont mystérieuses. Des trésors et des périls inconnus sont cachés en dessous.

Cette lande constitue les terres frontalières d'Athel Loren. On peut apercevoir de cet endroit l'immense forêt. Quiconque désirant s’aventurer plus avant risque d’être pourchassé par le clan Equos dans ses chars de combat ou par les chevaliers sylvains armés de lances et d'arcs. Ces infatigables guerriers patrouillent la lande à la recherche d'intrus. Parfois, des champions rivaux se mesurent lors de courses équestres ou de chars entre deux pierres levées. La nuit, ils campent dans les bosquets de jeunes chênes ou retournent dans la forêt pour être relevés par une autre patrouille venue des prairies.

A une époque, ces terres furent disputées aux elfes sylvains par les barons bretonniens. Il y eut beaucoup d'agitation et des affrontements sanglants. Les elfes sylvains faisaient souvent semblant de fuir vers la forêt pour entraîner derrière eux des chevaliers imprudents qui n'en ressortaient jamais. Finalement, les barons apprirent à respecter la puissance d'Athel Loren, et le roi bretonnien lui-même reconnut la domination du Roi et de la Reine des Forêts sur ces terres.

Certaines des pierres levées les plus grandes furent choisies pour marquer la frontière du royaume, au-delà de laquelle nul homme ne peut s’aventurer sans le consentement du Roi et de la Reine des Forêts. Elles sont gravées et peintes de symboles sylvains. Des charmes écartent les ennemis et entourent le royaume d’enchantements protecteurs. Aller au-delà des pierres, c’est se condamner soi-même !

PERSONNALITES D'ATHEL LOREN

Orion, roi d`Athel Loren [LA ES V4 p70]

Orion est le roi d`Athel Loren, et il dirige le royaume avec Ariel, sa reine. Grâce à l'étrange magie du Chêne des Ages, Orion a pris l'aspect de Kurnous, l’antique dieu elfe de la nature, le Grand Veneur des forêts qui incarne la sauvagerie indomptée de l'esprit primitif elfe !

L’immortalité d'Orion est intégrée au cycle naturel des saisons. Il meurt chaque hiver et renaît avec le printemps. Si leur roi est tué au combat, les elfes le transportent hors du champ de bataille et le placent dans le Chêne des Ages où il renaîtra au printemps.

Lorsque son royaume est menace, Orion prend l'aspect terrifiant de Kurnous, appelle a la Grande Chasse et part combattre l’ennemi. Tout Athel Loren tremble lorsque la chasse traverse la forêt vers les landes. Les chiens de guerre quittent leurs terriers et galopent sur les talons d'Orion, hurlant dans leur excitation sauvage. Des éclairs zèbrent le ciel et le tonnerre gronde au-dessus des arbres. Le fracas des terribles grondements d'Orion résonne dans les bois, renverse les jeunes arbres et fait éclater les pierres. Les corbeaux et les corneilles s’envolent de l’Arbre du Malheur pour aller se repaître des cadavres de l’ennemi.

En tant que Kurnous, Orion mène son armée à travers la forêt tel l'esprit des bois, abattant de sa lance magique les ennemis qu’il traque. Sa taille double et des bois aussi massifs que ceux d'un grand cerf poussent sur sa tête. Ses cheveux sont de lierre et sa peau devient verte.

Ariel, reine d'Athel Loren [LA ES V4 p71]

Ariel est la reine d'Athel Loren, et elle dirige le royaume avec Orion. Grâce à l’étrange magie du Chêne des Ages, Ariel a pris l’aspect d'Isha, l'antique déesse elfe de la nature, tandis qu'Orion prenait l'aspect de Kurnous. Ainsi les forces magiques de la nature coulent dans Ariel comme si elle était Isha elle-même.

Ariel manipule les immenses forces naturelles et les plie à sa volonté, commandant aux arbres et à la végétation de la forêt de pousser. C'est elle qui tisse les enchantements autour de la forêt de Loren pour retarder ou perdre les intrus, ou les conduire à leur perte ! Comme Orion, l’immortalité d'Ariel est liée aux saisons, et bien qu’elle meurt en hiver et renaît l’année suivante. Si Ariel périt au combat, les elfes la transportent hors du champ de bataille et la placent dans le Chêne des Ages où elle renaîtra au printemps.

Lorsque des ennemis entrent dans la forêt de Loren, Ariel prend sa forme de sylphe guerrière. Elle double de taille et déploie des ailes immenses couvertes de minuscules écailles constellées de couleurs iridescentes. Sur ses ailes, d’étranges symboles appelés Yeux d'Isha et Spirales d`Isha apparaissent. Parfois, les motifs des ailes d'Ariel semblent représenter une tête de mort, ce qui indique sa grande colère et sa volonté de vengeance.

Des antennes de papillon couronnent la tête d'Ariel, mais son visage reste celui d'une elfe superbe avec des yeux perçants. La partie supérieure de son corps est recouverte d’écailles d'un vert incandescent alors que la partie inférieure se fond dans l’infini comme un être irréel. Comme la lune, elle semble briller d'une lumière intérieure et laisse derrière elle une traînée de magie pure ressemblant à une poussière d’étoiles magnifiques. Lorsqu’el1e étend ses ailes au-dessus de ses ennemis, ceux-ci sont pris d’une immense terreur.

Naieth la Prophétesse [LA ES V4 p74]

Naieth la Prophétesse est versée dans l'art mystérieux de la divination. Seuls quelques mages connaissent ce domaine secret. A l’aide de bâtons de divination magiques, ils peuvent sentir les courants magiques parcourant la terre. Lorsqu'ils trouvent un point ou la magie affleure la surface, ils demandent à leur peuple de dresser une pierre en ce lieu sur laquelle ils gravent des symboles pour contrôler les flux magiques.

De cette façon, les magiciens elfes sylvains ont tissé une toile de protection magique autour de la forêt de Loren. Les changements dans le flot d’énergie peuvent être détectés grâce aux bâtons divinatoires et utilisés pour prévoir les dangers à venir ou la présence d'intrus dans la forêt. Naieth est tellement experte dans l’interprétation de ces signes qu’elle est appelée la Prophétesse dans toute la forêt de Loren.

Alors que les autres magiciens étudient les éléments, les arbres et les animaux, Naieth s'est entièrement consacrée aux arts de la divination. Bien qu'il y ait des mages plus puissants qu’elle sur le champ de bataille, Naieth accompagne parfois les elfes sylvains au combat et utilise ses talents pour aider les siens.

Thalandor [LA ES V4 p75]

Thalandor est un Maître Mage. [Il] était appelé "Etoile du Destin" car il survolait les forêts sombres la nuit, pourchassant les gobelins essayant de s'infiltrer dans Athel Loren sous le couvert de l’obscurité juché son fidèle Grand Aigle, Gwandor.

Gwandor le Noir est peut-être le plus célèbre des grands aigles. Cet immense rapace a porté Thalandor dans la bataille contre les hordes de morts vivants du comte vampire de Sylvanie, et c’est sa puissance et sa bravoure qui a sauvé la vie de Thalandor en cette sombre journée.

Un contingent elfe qui était parti aider l'Empire, parcourant les sombres forets de pins à la recherche de l'armée du comte, fut Submergé par des hordes de squelettes. L'emplacement de l‘ennemi fut révélé, mais au coût de presque tout le contingent elfe. Le général elfe fut tué, les autres livrèrent des combats d’arrière-garde et plusieurs parvinrent à s’échapper. Thalandor retint héroïquement les hordes adverses grâce à sa magie jusqu’à ce qu'il soit attaqué par des charognards et gravement blessé. Les elfes s'enfuirent, pensant que Thalandor était mort. Gwandor, lui, combattit férocement pour récupérer son maître et le ramena jusqu'à Athel Loren ou Thalandor fut soigné par la magie d'Ariel.

Lothlann le Brave, porte-bannière d'Ariel [LA ES V4 p76]

Lothlann gagna son surnom de Brave à la bataille de l'If Grinçant. Il prit la bannière des mains d'Athryn le Fort qui venait d’être mortellement blessé alors que les elfes étaient en grand péril contre les skavens. Quand les elfes virent la bannière se lever à nouveau et Lothlann galoper vers l’ennemi, ils chargèrent comme une vague irrésistible. Ils vainquirent les rats, les mettant en déroute et les dispersant dans la forêt, où ils devinrent les proies des bêtes sauvages durant l'hiver rigoureux qui suivit. Depuis ce jour, Lothlann a l'honneur de porter la bannière de bataille d’Athel Loren.

Scarloc, éclaireur

Scarloc est connu jusque bien au-delà de la forêt de Loren. A la tête d'une bande d’éclaireurs, il lui arrive souvent de s'aventurer loin dans les terres entourant Athel Loren afin de tenter de prévenir à l’avance toute menace éventuelle contre le royaume des elfes sylvains.

Scarloc sait interpréter les pistes, les traces et tous les signes de la nature et il lui arrive parfois d’avertir les bretonniens s’il relève des signes de leurs ennemis communs. Il est ainsi devenu ami avec de nombreux barons bretonniens et est toujours le bienvenu dans leurs châteaux, surtout s'il apporte avec lui l'excellente venaison de Loren ! C'est généralement Scarloc qui sert d’émissaire du Roi et de la Reine des Forets et c’est lui qui escorte les amis au plus profond de la forêt jusqu’à la Clairière Royale.

Scarloc connaît non seulement les moindres détails de chaque arbre et de chaque sentier de la foret de Loren, mais également de toutes les autres forets du Vieux Monde qu’il a déjà parcourues maintes et maintes fois en mission de reconnaissance. On prétend même que de petites bandes des siens sont basées dans beaucoup de ces forêts et cela à l’insu même des gens possédant des droits sur les terres où elles se trouvent. Il y a de grandes chances que cela soit vrai, non seulement afin de servir de guetteurs mais aussi pour protéger les dryades et les hommes-arbres qui peuvent vivre là. Les hommes de Scarloc sont réputés pour avoir changé de façon inattendue le sort de bien des batailles, même en des contrées très éloignées, sortant des bois en vociférant comme de beaux diables pour traquer et exterminer les orques ou les autres créatures maléfiques.

Wychwethyl, danseur de guerre [LA ES V4 p77]

Wychwethyl est un danseur de guerre d'une exceptionnelle et redoutable agilité. C'est lui qui exécute la danse rituelle du début du printemps qui réveille le Roi et la Reine de la Forêt après leur long sommeil dans le Chéne des Ages. Au combat, sa sauvagerie impitoyable est inégalée.

Sceolan du clan du Chêne [LA ES V4 p78]

Sceolan est le plus vieux et le plus rusé des guerriers elfes sylvains. Il combat à pied et mène généralement ses guerriers du clan du Chêne. Il utilise l'arc long et est également un expert en corps à corps et en embuscades au cœur de la forêt.

Un homonyme, noble du clan Éternel, est tué à la bataille du "Champ des ossements" par Heinrich Kemmler en 2497 CI. (WDF13p p28).

Skaw le Fauconnier [LA ES V4 p79]

On dit que le Fauconnier vit dans une aire au sommet d’un vieux pin en compagnie de ses faucons. Là, il parle aux aigles et aux oiseaux de proie. Il évite la compagnie des autres elfes mais combat à leurs côtés si la foret est menacée par des ennemis. A ces moments, les éclaireurs et les clans se donnent toutes les peines pour l'inciter à les rejoindre. Il commande ses faucons eu vol, les dirigeant par des appels, s'en servant comme des armes redoutables tombant du ciel. Ces missiles aux yeux perçants sont plus dangereux que des projectiles et reviennent toujours à leur maître avec du sang coulant de leur bec et de leurs serres.

Gruarth le Fauve [LA ES V4 p80]

Bien que son nom soit simplement Gruarth, la plupart des elfes l'appellent "le Fauve". On dit qu’il a oublié son nom et même le langage des elfes, si il l‘a jamais connu. Il ne parle maintenant qu'aux animaux de la foret dans leur propre langue. Il vit en marge de la société, au plus profond de la forêt. La nuit, il partage la tanière d'animaux sauvages, le jour, il chasse avec ses frères de meute et partage leurs proies.

Le Fauve a deux compagnons, Croc et Griffe, deux féroces tigres à dents de sabre. Croc et Griffe sont un couple, un mâle et une femelle, les derniers de leur race. Lorsque la forêt est menacée par des ennemis, Gruarth le Fauve est appelé et rejoint la bataille avec ses tigres. Il combat seul, envoyant ses félins sur le champ de bataille massacrer l'ennemi de leurs longues dents effilées comme des dagues. Après la bataille, rassasiés de chair fraîche, elfe et animaux disparaissent dans la forêt.

Naestra et Arahan, les soeurs du crépuscule [LA ES V6 p74-75]

Dans les hauteurs du défilé des Pins, l'aire du crépuscule domine l'horizon.C'est la demeure des sœurs jumelles Naestra et Arahan. A travers tout Athel Loren, les danseurs de guerre célèbrent ces elfes mystérieuses, racontant au cours de leurs danses l'histoire d'une enfant nommée Naestrahan qui s'aventura un jour dans les bois sauvages. Elle s'enfonça sous les sombres frondaisons attirée par des farfadets caquetants et des lueurs féeriques, jusqu’à un endroit où même les forestiers les plus intrépides n'osent s'aventurer.

Sa famille la pleura longuement mais accepta que sa destinée fut d'être emportée par la forêt. De nombreuses années s’écoulèrent, jusqu'au jour où une bataille eut lieu au pied des montagnes grises. D'immondes hommes-bêtes y avaient allumé de grands bûchers et les arbres d'Athel Loren souffraient en silence alors qu'ils étaient déracinés et jetés en pâture aux flammes, l'écho de leur mort se répercutant au plus profond de la forêt.Ainsi prévenus du sacrilège qui se déroulait, les elfes sylvains attaquèrent à l'aube mais ils étaient trop peu nombreux pour gagner cette bataille. Des centaines d'hommes bêtes périrent sous leurs flèches et Wychwethyl le sauvage mena ses danseurs de guerre dans un ballet de mort et en massacra encore plus, mais cela ne suffit pas. Les énormes gors atteignirent les elfes et répandirent le sang de leurs haches lorsque soudain un dragon des forêt gigantesque apparut, deux elfes juchées sur son dos. Elles étaient identiques à l'exception de leur chevelure : celle de la première était d'un noir de jais, tandis que celle de l'autre était du blanc le plus pur. Le dragon s'abattit comme un ouragan sur les hommes-bêtes, mettant en déroute ceux qui échappaient à ses griffes. Les sœurs jumelles bandaient leurs arcs, et là où frappaient leurs traits, des ronces jaillissaient pour entraver l'ennemi ou explosaient dans des gerbes de feu magiques.

Quand le tumulte du combat se fut calmé, l'elfe aux cheveux sombres sauta de sa monture pour soigner les elfes blessés pendant que sa sœur se lançait à la poursuite des hommes-bêtes en fuite afin de les exterminer.On comprit alors qu'au plus profond des bois sauvages, une magie étrange avait transformé Naestrahan, et que ces deux elfes appartenaient à un seul et même être. Certains disaient que l'une était Naestrahan et que l'autre n'était qu'un puissant Changelin, mais les tisseurs de charme les plus sages comprirent que les deux sœurs incarnaient bel et bien l'enfant disparue. Chacune représentait l'un des aspects indivisibles et équilibrés de la nature des elfes sylvains. L'une était la lumière, l'autre l'obscurité. La première n'était que colère et destruction alors que la seconde était calme et sereine. Le fragile équilibre assurant l'harmonie d'Athel Loren.

Les jumelles sont les maîtresses des animaux d'Athel Loren. Ces derniers adorent Naestra et lui obéissent par amour, tandis qu'ils se plient à la volonté d'Arahan par crainte. En temps de grande nécessité, les deux sœurs descendent de leur demeure sur le dos d'une grande créature ailée.Alors qu'Arahan prend un plaisir sauvage à tuer ses ennemis, les larmes coulent sur les joues de Naestra quand elle verse le sang.