ALTDORF

Principauté d'Altdorf

WFRP, LCI, HdS
Les Tours d'Altdorf p.4 et suivantes
Sources

Les armes d'Altdorf sont d'une remarquable constance à fil des éditions et des jeux (de gauche à droite : WFRP1, WD146 et Uniforms & Heraldry of the Empire).

La cité a 15000 habitants à WFRP1 et 105000 à WFRP2 (voir la remarque sur la page Répertoire géographique). Selon Nains, Pierre et Acier (p. 40), "le recensement de 2510 CI n'[aurait] comptabilisé que les chefs de foyer payant l'impôt".


Comme il sied à la capitale du plus grand royaume du Vieux Monde, Altdorf est une immense cité. Posée sur les deux rives du Reik, elle relie les deux berges du fleuve et des dizaines de petites îles grâce à une multitude de ponts qui enjambent les bras du fleuve et ses marchés drainent une grande partie du commerce de l’Empire. […] Ses splendeurs frappent toujours de crainte respectueuse les campagnards qui s’y rendent, particulièrement ceux qui arrivent des régions dévastées.
Ses habitants se font toujours une joie de vanter les beautés de leur cité aux nouveaux venus, mais ils se plaignent amèrement entre eux de ses désagréments.
Le palais impérial, le temple de Sigmar et les Collèges de Magie sont les plus importantes institutions de la ville. Altdorf offre toutes sortes de divertissements : opéra, théâtre, soirées, marchés, boutiques, tavernes, combats de chiens, de coqs ou de gladiateurs, bagarres de rue ; il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Comme l’a si bien noté le regretté Siegfried Johanson, débauché notoire : "Lorsqu’on est fatigué d’Altdorf, c’est qu’on est fatigué de vivre".

L'histoire d'Altdorf

Description d'Altdorf

LES CITOYENS D'ALTDORF

Les Altdorfers sont des gens plutôt fiers. Même le plus humble des citoyens de la ville se réjouit de son appartenance à cette grande cité. Ils ne comprennent peut-être pas grand-chose aux arcanes du droit et de la vassalité qui régissent la ville, mais ça ne les empêche pas d’en parler aux étrangers. Les provinciaux sont regardés avec un peu de dédain et une certaine mesure de pitié car comment ceux-ci pourraient-ils prétendre avoir le moindre lien avec les gloires du passé ? Leur trou perdu au milieu des arbres peut-il avoir une quelconque valeur historique ? Quoi que ces provinciaux puissent dire, rien ne peut se comparer à l’héritage des citoyens d’Altdorf, du plus petit au plus grand ; c’est du moins leur conviction profonde.
À l’origine, les lois sur la citoyenneté, qui datent de l’époque féodale de Sigmar, régissaient le travail que chacun devait accomplir et à quel endroit, les taxes que les citoyens devaient verser et le seigneur qu’ils devaient servir. Ces lois discutables étaient déjà compliquées à l’époque, mais elles ont évolué pour se transformer en une ahurissante ramification de règlements légaux dont la principale utilité est d’assurer l’hégémonie de la guilde des Hommes de loi. Selon l’expression bien connue qui les décrit comme «un furoncle sur le postérieur de la justice », ces lois régentent toutes sortes d’activités, y compris les personnes que les citoyens ont le droit d’épouser, quelle porte de la ville ils ont le droit d’utiliser et même le genre de chapeau qu’ils sont autorisés à porter.
La citoyenneté est habituellement héréditaire ou attribuée par une guilde, mais elle peut parfois être accordée en guise de récompense. En règle générale, pour être acceptée, une candidature doit être soutenue par un parrain et une forte somme d’argent. Le statut du postulant doit être méticuleusement examiné par les membres de la guilde des Hommes de loi puis inscrit au grand registre municipal d’Altdorf.
Il existe des statuts de citoyens à part entière, des demi-citoyens ou des quarts de citoyens comme, par exemple, ceux des membres des troupes temporaires d’Altdorf, des marchands itinérants, des vagabonds et des hors-la-loi. Certains peuvent être élevés au statut de citoyen d’honneur, d’ami de la cité ou même recevoir celui, marqué d’infamie, de renégat. Les sorciers, eux, obtiennent le statut de magister une fois leur apprentissage terminé. Cette dénomination particulière signifie qu’ils sont techniquement considérés comme vassaux de leur Ordre et que chacun possède une situation plus ou moins équivalente à celle d’un baron, mais seulement dans l’enceinte de leur Collège.
En pratique, les lois sur la citoyenneté sont rarement appliquées, car elles sont une survivance d’un autre âge. Pour ce qui concerne les taxes, les percepteurs ont suffisamment de mal à collecter une taxe forfaitaire, sans parler d’essayer d’appliquer des taux différents. À moins d’acheter des biens immobiliers ou de pratiquer des opérations commerciales complexes, les citoyens ordinaires ignorent ces lois et s’en sortent grâce à leur bon sens. Ceux qui se mêlent de haute finance et autres choses semblables se bornent à payer des avocats jusqu’à obtenir les résultats escomptés.

Après le recensement de 2510 CI (qui n'a comptabilisé que les chefs de foyer payant l'impôt), Altdorf compterait 1100 nains. La plupart vivent dans les quartiers Metallschlacke et Niederwind à l'est de la cité, les centres du travail du métal et de la pierre.

Sur la pègre de la ville, vous pouvez consulter les p.82 et 83 de Empire at war.


POLITIQUE ET ÉCONOMIE DE LA VILLE
Le souverain d'Altdorf
Depuis l'Empereur Wilhelm Holswig-Schliestein [élu en 2429 CI], Altdorf est capitale impériale. Il s'agit d'une principauté (Karl Franz est aussi Prince d'Altdorf). La ville est sous le règne direct de l’Empereur, soutenu par un régent et divers conseils consultatifs [Les Héritiers de Sigmar p.77].

Les Collèges de magie impériaux [RoS 2 p.29]
[Tous les sorciers ne sont pas forcément des archétypes de leur ordre,
ici, Joseph Austellen, sorcier nv2. L'Agonie du Jour p.122]

À peine établis [en 2304 CI], les nouveaux Ordres de Magie commencèrent à courtiser les guildes et leurs chefs. Il semble que les sorciers ne perdirent pas une seconde pour s’impliquer dans les méandres de la politique d’Altdorf. Le grand prince, voyant ce développement d’un œil soupçonneux, instaura un nouveau statut de citoyenneté réservé aux sorciers, celui de "magister", afin de mettre un frein à la croissance de ce nouveau pouvoir. Des lois complexes régissant le commerce, les droits de vote et les droits sur la propriété foncière furent également mises en place dans le but de contrôler l’influence alarmante que prenaient les sorciers dans la cité. Pendant les quelques années suivantes, les sorciers et la noblesse de la cité manœuvrèrent pour prendre l’ascendant, dans un complexe pas de deux constitué de négociations et de complots. Cependant, à chaque décennie qui passe, les Ordres parviennent à s’attribuer un peu plus de pouvoir et, encore de nos jours, il est de très bon ton pour un membre de l’élite d’avoir un sorcier à sa cour. Il reste à voir ce qu’il adviendra de cette impressionnante force politique dans le futur, car de nombreux sorciers ont l’oreille des gens les plus puissants et les plus influents et ils se mêlent à toutes les couches de la société, sans le moindre contrôle.
Bien que les mesures initiales prises pour anticiper l’irruption des Collèges dans la société impériale aient correctement joué leur rôle, ne vous méprenez pas, les sorciers s’intéressent toujours de près aux rouages de la politique tout en prenant soin de rester dans les limites de la loi. Depuis l’exaltation des premiers jours de la fondation des Collèges, les magisters et les nobles n’ont jamais cessé d’intriguer pour prendre le contrôle de la situation, en alternant tractations et manigances. Décennie après décennie, les magisters acquièrent toujours plus de pouvoir, en étendant leur influence à tous les niveaux.
En plus de se forger une place dans l’Empire, les sorciers ont pris soin de peaufiner leur image aux yeux du peuple. Ils se présentent comme des serviteurs de l’Empire et sont prompts à rappeler aux gens l’importance de leur rôle dans le sauvetage de l’Empire lors de la terrible Incursion du Chaos [La Grande Guerre contre le Chaos, 2301-2303 CI]. À force de se présenter en héros, les exécutions se raréfient et l’intolérance généralisée envers les gens de leur espèce a fini par diminuer. Une certaine atmosphère de tolérance commence même à se développer dans les milieux culturels. En fait, les gens finissent par être si accoutumés à la présence des sorciers officiels qu’il est devenu habituel pour les nobles, dans tout l’Empire, d’entretenir un sorcier à leur cour.
De fait, les Collèges de Magie sont rapidement en train de devenir l’un des protagonistes majeurs des arènes politiques d’Altdorf et d’ailleurs. Les magisters se tiennent généralement au-dessus des machinations des nobles ambitieux qui aimeraient profiter des récentes difficultés occasionnées par le cataclysmique conflit qui vient de se dérouler dans le nord [La Tempête du Chaos en 2522CI, NdS]. Mais de nombreuses personnes soupçonnent que ces mêmes magisters emploient un vaste réseau d’espions, afin de surveiller les différentes factions politiques à l’œuvre. Il reste à savoir ce que le futur tient en réserve pour cette impressionnante force politique, car de nombreux sorciers sont très écoutés des puissants et peuvent naviguer dans toutes les couches de la société, sans contrainte aucune.

Les guildes
Des centaines de guildes ont établi leur siège dans les rues malodorantes d’Altdorf. En théorie, pour être considérée comme une guilde officielle une organisation doit être inscrite au registre municipal, mais cette formalité est de moins en moins importante. Très souvent, les guildes ne reconnaissent pas d’autres lois que les leurs ; elles maintiennent l’ordre parmi leurs membres, protègent leurs intérêts et essayent d’obtenir des chartes auprès des différentes factions politiques de la cité.
Les variétés de guildes sont pratiquement innombrables. En règle générale, elles proposent toutes à leurs adhérents une forme d’apprentissage et une évolution de carrière en échange de cotisations et de services. Être admis dans une guilde permet d’espérer obtenir la citoyenneté d’Altdorf et, peut-être, la chance de faire un jour parti de l’un des nombreux conseils urbains.
Dans certains cas, elles sont suffisamment puissantes pour se permettre de déroger aux lois de la cité, grâce à une licence leur permettant de juger leurs membres dans leurs tribunaux privés. Les guildes offrent un certain nombre d’avantages à leurs adhérents, depuis une retraite jusqu’aux bourses d’étude, en passant par un service de marieuses et des pensions pour les veuves. Un homme peut aisément rester membre d’une guilde toute sa vie; et de toute façon, il est rare que l’on permette à un travailleur de changer de camp.
Si on lui pose des questions (ou si on lui glisse quelques pièces), l’Altdorfer moyen aura probablement les choses suivantes à dire au sujet des guildes les plus connues :
• L’association des Drapiers : «C’est qu’une bande de tailleurs parvenus. On peut les repérer à cent mètres avec leurs fringues tape-à-l’oeil. »
• La guilde des Débardeurs : «Allez pas vous frotter aux rats des docks. Z’ont des tas de gros bras dans c’te guilde. »
• La société des Négociants : « Les épiciers ? Ah! Il me semble que c’est eux qui parrainent cette nouvelle loi sur les poids et mesures, pas vrai ? »
• La guilde des Bouchers : «Des gars solides, mais je m’demande tout d’même s’ils vont survivre à ce scandale des cadavres ? »
• La guilde des Maçons et des Charpentiers : «Maudits bâtisseurs ! Ils sont lents, ils coûtent les yeux de la tête et en plus de ça ils se prennent pas pour rien. Moi j’dis, combien qu’y faut d’qualifications à un gars pour soulever des briques ! »
• Les Ouvriers de la Poudre noire : « J’ai jamais vu des gens qui aient plus peur d’un sorcier Flamboyant. Hé, hé ! Courez-leur après avec une robe orange et vous les entendrez piailler ! Canons ou pas, on dirait un troupeau de pucelles ! »
• La guilde impériale des Armements et des Armuriers : « L’A&A est une guilde solide. Ils sont tous un peu sourds, mais ils s’occupent bien de leurs veuves. »
• La guilde des Hommes de loi : « Ils sont comme Morr ; pas moyen d’passer au travers, mais c’est pas pour ça que vous êtes obligés d’les aimer. »
La Guilde des engingneurs nains, la première de l'Empire, est installée près de l'Ecole Impériale d'Engingneurs. Beaucoup d'armes expérimentales utilisées par l'armée impériale ont été conçues par des engingneurs nains. [NPA p.]

Disponibilité des produits

Dans une cité de cette taille, tous les services sont accessibles et pratiquement tous les produits; il suffit parfois d'y mettre le prix. Lorsque vous aurez à définir la disponibilité d'un produit à Altdorf, ajoutez 10% à l'estimation de la disponibilité que vous trouverez dans Le Guide du Consommateur et, pour les clients acceptant de payer le double du prix normal, vous pourrez améliorer la disponibilité de un degré (un objet Inhabituel, par exemple, deviendrait alors Courant).

Les finances de la ville
Les impôts, un sujet cher au cœur de la plupart des Altdorfers, sont une matière tortueuse. Non seulement les marchandises sont soumises à des taxes, mais il existe des péages sur certaines portes et routes et dans une partie des docks. Les boutiques et les entreprises payent leur dîme suivant un taux fixe, tandis que les membres des guildes et les magisters sont tenus de verser des cotisations. En plus de ces taxes légales, les citoyens doivent subir les rackets, les chantages à la protection, les charlatans et les fieffés voleurs qui opèrent dans tous les recoins d’Altdorf.
Les nouveaux venus peuvent rapidement se retrouver proprement dépouillés. Il faut une bonne dose de jugeote pour survivre à la vie dans la capitale.
Les gens ordinaires peuvent s’attendre à verser des contributions à l’État qui peuvent s’élever jusqu’à la moitié de leurs gains. La plupart d’entre eux versent l’équivalent d’un peu moins d’un tiers de leurs revenus, mais il existe quelques privilégiés bénéficiant d’une sorte de protection. À cause de ces lourdes charges, la plupart des gens sont prêts à se rebeller pour un oui ou pour un non. Généralement, on annonce la levée de nouvelles taxes lors des jours fériés pour éviter de perdre une journée de travail à cause des protestations du peuple.
Au cours d’une année typique, l’Altdorfer moyen peut prendre part aux manifestations suivantes :
• Révoltes contre la taxation de la bière : « Un sou par pinte ? C’est du vol ! »
• Réforme des droits de succession : « Mon père n’a même pas eu le temps de refroidir dans sa tombe que ces sangsues veulent déjà la moitié de son héritage ! »
• Prélèvement pour le tout-à-l’égout : « Il faudrait que je jette mon salaire aux toilettes ? Plutôt crever ! »
• Taxe sur la farine : « Est-ce que le prix du pain va un jour s’arrêter de monter ? Pensez un peu aux pauvres boulangers ! »
• Émeutes contre l’insalubrité : « Les rues empestent ! Quand le conseil va-t-il se décider à faire quelque chose ? »
• Surtaxe sur les tourtes : « Les Altdorfers ont droit à leurs tourtes ! Et s’il y a des halflings sans boulot, ça veut dire qu’il y aura plus de vols ! »
• Péages dans les rues : « Un sou pour passer le pont ? C’est de l’arnaque ! »
• Troubles de l’ordre public : « Je paye pour le guet et tout ce qu’on récolte, c’est des émeutes ! »
Monnaie frappée à Altdorf [L'Arsenal p6-7] :
L'Empire bat la majorité des pièces en circulation dans le Vieux Monde. Chaque ville frappe sa propre monnaie mais elle se doit de respecter les spécifications définies à Nuln. Dans la pratique, les variations sont monnaie courante. Il est déjà arrivé que la mort qui s'affiche généralement sur le revers des pièces d'Altdorf, soit remplacée par un griffon rampant. Le seul point commun entre toutes ces pièces est l'effigie du Comte-Électeur en fonction qui figure sur l'avers de la pièce. [...]
En commémoration de la victoire sur les von Carstein lors des deux sièges de la cité pendant les guerres des Comtes Vampires, les pièces frappées à Altdorf sont souvent à l'effigie de la mort. De cette manière, les habitants de la capitale défient la mort et la magie maléfique qui s'en dégage. Certaines pièces, surtout les sous, arborent un griffon rampant par égard pour l'Empereur. Mais quelles que soient les pièces, l'avers est à l'effigie de l'Empereur. C'est pour cette raison que les couronnes d'or portent souvent le nom de "karl". Elles sont aussi appelées "radieuses" dans les rues de la cité.

LES ARMÉES D'ALTDORF

Altdorf abrite une garnison de bonne taille (500 troupes d'élite et 8000 miliciens selon les répertoires géographiques).

Parmi 500 soldats d'élite est la Garde Impériale (ou Reiksguard). Son rôle est de garder l'Empereur qu'il soit dans son palais ou sur le champ de bataille. Elle l'accompagne en toutes occasions et c'est elle qui est responsable de la sécurité de tous les palais et châteaux qui appartiennent à la famille impériale. En temps de guerre, cette unité d'élite, bien entraînée et disciplinée, forme le cœur des armées de l'Empire et prend part au combat avec l'Empereur.

Les régiments d'archers des cités-souveraines sont parfois mieux équipés que ceux des provinces, comme pour l'archer ci-contre. Il porte les couleurs d'Altdorf, le bleu et le rouge, une cotte de mailles, un plastron et un casque. Quand ils ne sont pas à la bataille, ces guerriers gardent les murs de la cité pour décourager les intrus d'approcher.

En plus de la Reiksguard, l'ordre des chevaliers du Griffon est également basé à Altdorf.