HISTOIRE DE LA BRETONNIE

Les Chevaliers du Graal p14 et suivantes + ajouts

Hélas, cette histoire de la Bretonnie est bien trop grandiloquente pour être crédible. Je préfère voir cette histoire comme une épopée qu'un ménestrel bretonnien pourrait raconter à la veillée : les batailles semblent ne se dérouler qu'entre chevaliers, hyper-personnalisation du chef et des héros, exagération du nombre et de la puissance des ennemis, etc. Bref, c'est aussi vraisemblable que la Chanson de Rolan ou l'Iliade.

WFRP1 (p274) dit :

"La fondation du pays remonte à 1500 ans, lorsque Gilles le Breton, à la tête d'une armée recrutée dans la ville bouillonnante de Guisoreux, entreprit une campagne de conquête qui conduisirent à l'unification des nombreux petits états féodaux de l'ouest des Montagnes Grises et nord de la rivière Brienne. Elle devait durer 70 ans et c'est son petit fils, Guillaume Barbenoire, qui la conclut. A cette époque, la Bretonnie était insignifiante comparée à l'Empire. Cependant, les Rois bretonniens devinrent rapidement d'une puissance comparable à l'Empereur et ses cités devinrent un modèle de modernité et d'élégance."

C'est plus simple et ça prend moins de lignes mais c'est plus vraisemblable.

Les rois de Bretonnie connus
- Gilles l'Unificateur (WFRP1 et CdG)
- Louis l’Impétueux, fils de Gilles (CdG, WDF60 p50)
- Guillaume Barbenoire, petit fils de Gilles (WFRP1, confirmé dans la chrono LA O&G V4) 1142 "défait une grande armée orque à la Bataille d'Armandur et repousse les derniers orques des territoires nord de la Bretonnie." 
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- Louis le Bon (Cercle de Sang p6), 15ème roi de Bretonnie, règne pendant les Croisades d'Arabie, tue le Duc Rouge d'Aquitanie en 1454 CI.
- Jules 1578 CI (LA Bret V6 p39)
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- Philippe le Fort (à la bataille de Castellet en 1635CI).
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- Louis le Brave (WDF39 p27, LA RdC V5 p32), tué par une incursion du Chaos en Bretonnie devant Couronne en 2006 à la bataille des Lamentations.
- Louis le Jeune (WDF39 p27), fils du précédent
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- Charles I dit l'Enorme (WFRP1) -> on a un roi Charles autour de 2420 CI dans le LA Bretonnie V6 (p39)
- Charles II (WFRP1)
- Charles III dit Tête d'Or (WFRP1 p275)
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- Théobalde le Second (WDF137 p19) En 2475 CI, ce roi est outragé par ces exactions sur des nobles du nécromancien Kemmler. Entre l'hiver 2478 et 2479, Théobalde assiége Kemmler dans les Voutes. Il est tué, mais la forteresse est abattue. Kemmler lui-même est grièvement blessé et s'enfuit.
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- Feramand (WDF137 p19). En 2495 CI, ce roi voit arriver le cadavre réanimé du Duc Tancred de Quenelles vaincut par le necromancien Kemmler à la bataille du Pont de Montfort.
- Le père de Louen (LA Bretonnie V6)
- Louen Coeur de Lion (CdG) devient roi en 2500 CI à l'age de 70 ans.
 
Feramand est-il confondu dans le père de Louen ? Vu l'âge auquel Louen devient roi, on peut très bien envisager que son père ait régné avant les désastreux Charles.
On a aussi un Ballaume le Brave [LA Bret V6 p.76] qui est destitué par la Fée Enchanteresse à une date indéterminée. De même, autre Roi Louis apparait à un époque pas trop archaïque (ses hommes affrontent un canon à répétition impérial) [LA Empire V4 p.30]
Note : je n'ai pas considéré Charles VII (WDF61 p34) contemporain de la bataille d'"Elfincourt" : le copier/coller sur l'histoire de France est trop flagrant.

Le calendrier bretonnien remonte à la fondation de la nation par Gilles le Breton, dit l’Unificateur, en l’an 979 du calendrier impérial, an 1 pour les Bretonniens. Dans les lignes qui suivent, les dates seront données selon le calendrier bretonnien, suivies de l’équivalent dans le calendrier impérial, entre parenthèses.

AVANT L'UNIFICATION DU ROYAUME

Date C.I.

Evènement

100

Première attaque des flottes de Settra, le Roi des Tombes. [WDF60 p.50. Qu'avait-il donc à faire si loin ?]

700-900

Des seigneurs bretonniens envahissent la forêt de Loren pour s'y tailler des domaines. Certains disparaissent avec leur suite sans laisser de traces, d’autres fuient la forêt en proie à la terreur. Les bretonniens n'osent plus entrer en Loren avec des intentions hostiles. [LA ES V4 p.14] Sur le destin du baron Foulques de Bergues voir ici.

L’histoire du pays débute il y a 3500 ans, lorsque les Bretonni, cavaliers courageux et belliqueux, traversèrent les Montagnes Grises pour s’établir dans la région qui allait devenir la Bretonnie. Ces tribus luttèrent durant des siècles contre les peaux-vertes qui infestaient ces terres, mais elles finirent par prendre le dessus et repousser les orques et les gobelins. Les tentatives visant à pénétrer la forêt de Loren s’avérèrent moins fructueuses, ne laissant qu’une poignée de survivants devenus fous en raison de la magie féerique de l’endroit. En l’espace de quelques siècles, ces bois acquirent la réputation de renfermer un pouvoir inaccessible au royaume des mortels.

Lorsque Sigmar Heldenhammer unifia les tribus de l’Empire, il fit appel aux Bretonni pour qu’ils rejoignent son alliance. Mais les chefs des vingt tribus refusèrent de s’incliner devant un étranger. Sigmar lutta contre les peaux-vertes sans leur aide et forgea son Empire. Les Bretonni allaient rester des tribus querelleuses pendant encore près d’un millénaire.

Le nombre des tribus diminua avec le temps, les plus fortes s’arrogeant les terres des plus faibles, tandis que les clans isolés tombaient sous les assauts des orques, du Chaos et des morts-vivants. En l’an –208 (770 CI), les terres des Bretonni furent divisées en seize cantons, chacun contrôlé par une tribu dominante, menée par son duc. Ces cantons forment la base des duchés actuels, même si deux d’entre eux, le Cuileux et la Glamborielle, ont depuis été assimilés par d’autres régions.

Le Cuileux fut le premier à tomber, en –48 (930 CI). Une gigantesque horde d’orques menée par le seigneur de guerre Gragabad se déversa depuis le massif d’Orquemont et envahit les terres du duc. Les cavaliers du Cuileux lancèrent un assaut désespéré et, bien que les peaux-vertes tombassent comme le blé sous la faux, elles étaient trop nombreuses et les chevaliers du Cuileux périrent jusqu’au dernier.

Juste après ce désastre, les armées de Quenelles et de Brionne vinrent à la rencontre des orques affaiblis et les mirent en déroute. Les deux armées bretonni se retrouvèrent face à face, mais aucune ne se sentit d’humeur à prendre les terres de Cuileux à la pointe de la lance. Les deux ducs optèrent alors pour la solution du duel, avec la promesse que le vainqueur ajouterait le Cuileux à son duché. Le seigneur de Brionne fut occis et le Quenelles s’agrandit.

La destruction du Cuileux marque le début des guerres qui ne connurent de fin qu’avec l’unification du royaume. En –46 (932), Baudouin, jeune duc de Brionne, mena ses armées à la victoire. Il vainquit les hordes de Gragabad et tua leur seigneur de guerre en combat singulier. Au cours de cette bataille, la grande hache de Gragabad se ficha dans le bouclier de Baudouin et le duc combattit jusqu’à la fin avec ce curieux écu. Plus tard, la hache fut adoptée comme symbole du duché de Brionne, en souvenir de cet événement.

Mais cette victoire ne découragea pas les orques. Aux alentours de –30 (948), les duchés septentrionaux furent assaillis par les peaux-vertes, tandis que des hommes-bêtes affluaient de la forêt d’Arden et que des pillards norses s’abattaient depuis les mers. Les tribus du nord durent se réfugier dans leurs forteresses, réduites à défendre leurs châteaux pendant que l’ennemi rôdait à loisir sur leurs terres.

En –26 (952), Gilles de Bastogne, l’héritier du duc, terrassa Smearghus, le wyrm rouge, au cœur de la forêt de Châlons. Bien que gravement blessé, il parvint à ramener la tête du monstre jusqu’au château de Bastogne, où elle est toujours juchée au-dessus de la porte de Gilles, ainsi nommée en l’honneur du fier combattant. Gilles se fit tailler une cape en peau du dragon et le monstre devint son blason personnel.

En –4 (974), les orques lancèrent une offensive gigantesque depuis les montagnes et les forêts, comme on en avait jamais vu jusque-là. Les Bretonni furent incapables de se venir mutuellement en aide et le duché de Glamborielle fut totalement détruit, ses terres revenant plus tard à la Gasconnie. L’année suivante, le duc de Bastogne perdit la vie en tentant de repousser un assaut sur ses terres et Gilles le Breton, alias l’Unificateur, lui succéda.

GILLES LE BRETON

Date C.I.

Evènement

997

Gilles le Breton conduit les chevaliers bretonniens dans douze batailles victorieuses contre les peaux-vertes. [WDF60 p.50]

Gilles rassembla ses troupes [en partant de Guisoreux (WFRP1 p276)] et prit leur tête jusqu’à Bordeleaux, avec la ferme intention d’empêcher les hordes de peaux-vertes de se rassembler pour former une gigantesque armée, capable de balayer l’humanité. Thierry de Lyonesse, son ami d’enfance, et le seigneur Landouin de Moussillon, plus grand chevalier de l’histoire, se joignirent à lui. Leurs terres étaient également menacées et ils espéraient dans le pire des cas mourir glorieusement aux côtés de Gilles.

Les chevaliers établirent leur campement à la lisière de la forêt de Châlons, tandis qu’à quelques centaines de mètres de là, les feux de camp des orques étaient plus nombreux que les étoiles dans le ciel.Gilles et ses compagnons s’enfoncèrent de quelques foulées dans la forêt, pour dresser le camp près d’un lac et préparer tranquillement la bataille.

En plein conseil de guerre, l’endroit fut soudain baigné d’une vive lueur et l’odeur des prairies estivales parfuma l’air. Une femme magnifique, vêtue d’un blanc étincelant et tenant une coupe d’or de laquelle jaillissait une véritable cascade de lumière, émergea du lac et marcha en direction des chevaliers, la surface de l’eau ne présentant pas la moindre ondulation et ses vêtements restant parfaitement secs.

Atteignant la rive, elle se tint devant Gilles et ses compagnons. "Lève-toi et bois, Gilles le Breton, premier Roy de Bretonnie. Abreuve-toi de l’honneur et de la chevalerie et de la force". Gilles se redressa pour boire au Graal qui lui était offert.Au moment où le liquide scintillant toucha ses lèvres, toute lassitude quitta ses os et ses yeux commencèrent à briller d’une lueur diffuse. La Dame s’adressa de nouveau à lui.

"Va en mon nom, Gilles le Breton.Va et vaincs sous ce signe". Ce disant, elle effleura la bannière de Gilles et là où se tortillait précédemment la représentation de Smearghus, apparaissait désormais le portrait doux et bienveillant de la Dame. Elle se tourna ensuite vers les compagnons de Gilles.

"Levez-vous et buvez aussi, Landouin et Thierry, Compagnons du Graal. Buvez pour épauler votre seigneur". Les chevaliers s’exécutèrent et une lueur recouvrit leur corps, tandis que leurs armes semblaient brûler d’un feu intérieur.

Les trois Chevaliers du Graal, premiers du nom, sortirent de la forêt pour rallier leurs troupes à l’aube et affronter la horde qui les attendait.

Les douze batailles

Gilles le Breton et ses compagnons menèrent douze grandes batailles contre la horde d’ennemis qui menaçait d’éliminer les Bretonni. Le conflit dura deux ans, en –1 et 0 (977CI et 978CI), et se déroula sur l’ensemble de la Bretonnie. Chaque bataille a inspiré plus de chansons qu’un érudit humain pourrait n’en lire en y consacrant toute son existence.

La première bataille

Le matin qui suivit sa rencontre avec la Dame du Lac, Gilles le Breton partit avec ses osts à l’assaut des orques qui assiégeaient Bordeleaux. Les trois Compagnons du Graal firent à eux seuls tomber autant de peaux-vertes que le reste de leurs armées réunies, et les orques furent repoussés vers l’océan. Les seigneurs Marcus de Bordeleaux et Frédémond d’Aquitanie joignirent leurs troupes à celles de Gilles.

Après le banquet de la victoire, apparut la Dame du Lac dans la salle privée où étaient réunis les seigneurs. Elle présenta le Graal à Marcus et Frédémond, qui y burent, et Marcus fit de cette pièce de son château la première chapelle du Graal, site d’une sainteté encore aujourd’hui sans égale.

La seconde bataille

Alors que les Compagnons chevauchaient au secours de Brionne, ils furent bloqués par l’armée du bouffi seigneur de guerre orque Brogtar. Le seigneur Frédémond invoqua une grande volée de faucons, qui s’en prirent aux monstres volants des orques dans les airs. Les Compagnons se frayèrent un chemin jusqu’au cœur de l’armée ennemie où Landouin terrassa le chef orque.

La troisième bataille

Les Compagnons parvinrent à Brionne où ils découvrirent le château assiégé, entouré d’innombrables peaux-vertes. Ils prirent les assiégeants à revers, les dispersant comme des fétus de paille. Le seigneur Baudouin surgit avec ses chevaliers, avec qui il rencontra Gilles au beau milieu des armées orques.Alors que les deux hommes s’embrassaient comme deux frères, la Dame du Lac apparut soudainement derrière eux, et Baudouin but au Graal, tandis que hurlaient et tombaient les orques tout autour d’eux. Bien que les chevaliers fussent en sous nombre, à un contre trois cents, les orques ne purent leur faire face et durent battre en retraite.

La quatrième bataille

Poussée par les visions qu’elle reçut de la Dame, l’armée traversa la Brienne en direction de l’est, passant la Gasconnie pour se rendre en Quenelles. Alors qu’ils chevauchaient, le seigneur Lombard de Gasconnie se joignit à leur bannière, mais il n’était pas Compagnon du Graal.Au moment où les hommes atteignirent Quenelles,ils s’aperçurent que la lisière de la forêt de Loren était en flammes,assaillie par les orques. Certains chevaliers craignaient de s’aventurer en ces lieux, redoutant de provoquer l’ire des fées, mais Gilles les y intima, assurant que les fées allaient se montrer indulgentes avec ceux qui venaient les secourir.

Ses paroles se révélèrent fondées, car la lassitude quitta les chevaliers comme on enlève un lourd manteau. Dans le feu de la bataille, les arbres s’agitèrent pour assister les hommes, tandis que les fées elles-mêmes voletaient dans les ombres, apparaissant un instant pour terrasser cent, non, mille orques, avant de disparaître de nouveau. Dans l’ombre des arbres, les hommes de Gilles et des Compagnons rencontrèrent Rademond le Pur, seigneur de Quenelles. Quand s’enfuirent les derniers orques, la Dame du Lac accorda un repos paisible à tous ces vaillants défenseurs. À leur réveil, toutes leurs plaies et leur fatigue avaient disparu, et Rademond, comme Lombard, brillaient de la même lueur que les autres compagnons. La Dame, disaient-ils, leur avait rendu visite en songe, ce que nul ne pouvait réfuter.

La cinquième bataille

Chevauchant vers le nord, en direction de Parravon, les Compagnons trouvèrent la magnifique cité en ruine, des géants l’ayant arrosée d’énormes rochers depuis les hauteurs. Le seigneur Agilgar de Parravon, monté sur Glorfinial, son fidèle pégase, s’élança dans les airs pour affronter l’ennemi, mais des gobelins de la Main Tranchée en profitèrent pour mettre les rues de la ville à feu et à sang. La charge de l’armée de Gilles balaya les peaux-vertes, débarrassant la cité de ces raclures.

La sixième bataille

Les Compagnons, désormais rejoints par Agilgar, continuèrent vers le nord, cette fois-ci vers Montfort, où ils trouvèrent la forteresse assiégée. L’ost du seigneur Martrud se battait avec héroïsme, mais il était en sous nombre. Poussant un cri de guerre qui fit trembler la montagne, Gilles mena la charge, mais un trait, tiré par l’une de ces déshonorantes machines gobelines, le frappa en pleine poitrine. Ses Compagnons se rassemblèrent autour de lui et parvinrent à se frayer un chemin jusqu’à Montfort, à la pointe et au tranchant de la lame. Ils y furent accueillis par Martrud.
Gilles était en proie à une fièvre délirante et les Compagnons craignaient pour sa vie, le veillant à tour de rôle. Au bout d’un moment, ce privilège revint aux seigneurs Agilgar et Martrud, plus récents chevaliers à avoir rejoint l’armée. Pendant leur veille, une belle demoiselle apparut dans la chambre et badigeonna le front de Gilles du liquide contenu dans le Graal qu’elle tenait dans la main. Elle demanda ensuite aux deux ducs de boire à la coupe, afin qu’ils devinssent de véritables chevaliers du Graal.
Quand ils reportèrent de nouveau leur attention vers Gilles, les yeux de ce dernier étaient ouverts, sa respiration avait repris un rythme normal et, rugissant, il parvint à extraire le trait fiché dans sa poitrine, avant de se mettre sur pied et de reprendre sans attendre le commandement de son armée qu’il mena sur le champ de bataille. À peine eut-il passé les portes de la forteresse qu’il fût assailli par trois vouivres. Il les terrassa sans faire un pas de plus, plongeant dans l’œil de l’une d’entre elles le trait qui l’avait cloué au lit. Ragaillardis par les actes de leur chef, les assiégés frappèrent de plus belle. Si grand cependant était le nombre de leurs ennemis qu’il leur fallut une semaine pour lever le siège et repousser les gobelins dans les montagnes.

La septième bataille

La fuite de son ennemi ne satisfit aucunement Gilles et il rassembla de nouveau son armée pour s’enfoncer dans les boyaux enténébrés de la terre. Ces viles galeries n’étaient illuminées que par les nimbes des chevaliers de Graal et les osts purent s’engouffrer dans les souterrains des rois gobelins, qu’ils massacrèrent, brisant une bonne fois pour toutes l’unité des tribus de la race. Ils s’en retournèrent pour s’extirper de ces immondes entrailles et émergèrent couverts du sang noir de leurs ennemis.

La huitième bataille

Fort de dix seigneurs bretonni sous sa bannière, Gilles prit la direction de l’ouest pour affronter les peaux-vertes qui pillaient Gisoreux. Rejoint par Beren, seigneur de cette terre, il affronta une horde constituée de nombre des meilleurs chamans orques. Ceux-ci déversèrent leur infâme magie sur les Bretonni, mais ce déploiement de moyens fut bien inutile, car le pouvoir de la Dame protégeait les chevaliers, et les Compagnons chassèrent l’ennemi dans le sang.

La neuvième bataille

L’armée reprit sa route vers l’ouest, en direction de Moussillon. Cette terre qui fut autrefois la plus belle de toutes n’était plus qu’une désolation roussie sur laquelle vagabondaient librement des bandes de peaux-vertes. Landouin en eut le cœur fendu, car son pays et son peuple étaient en ruine. À la ville de Moussillon, l’armée fut accueillie par Folgar d’Artenois, qui rapporta qu’une horde d’hommes-bêtes et de morts-vivants s’approchait à grand pas. Les Compagnons se répartirent la défense de Moussillon et tous luttèrent avec une bravoure sans pareille.
Gilles trancha lui-même la tête de quelque dragon, tandis qu’Agilgar, monté sur Glorfinial, partit affronter les monstruosités aux ailes de chauve-souris qui sévissaient dans le ciel.Thierry terrassa un géant à deux têtes et la bataille s’acheva lorsque Landouin mit fin à la misérable vie du sorcier qui avait réveillé les morts, instant qui vit la moitié de l’armée ennemie s’écrouler. Les hommes-bêtes s’enfuirent vers la forêt, poursuivis par les Compagnons. Beren et Folgar revinrent,étincelants,contant le récit de leur rencontre avec une belle demoiselle portant un Graal, sous les premiers rameaux de la forêt.

La dixième bataille

Les seigneurs victorieux prirent la direction du nord. Ils chevauchèrent à travers la forêt d’Arden,où nulle vile créature n’osa déranger le formidable ost,jusqu’au port de L’Anguille,construit par les elfes. La grande cité était assiégée par les Norses, qui attaquaient par la mer, mais affluaient aussi par les terres. Le seigneur Cordouin de L’Anguille se fraya un passage au beau milieu des assaillants et joignit ses forces à celles des Compagnons. Mais la bataille continuait de faire rage et lorsque la nuit tomba, nul signe de victoire n’était visible.
Au bout d’un certain temps, le seigneur Marcus de Bordeleaux défia le chef des hommes du nord, Svengar de la tribu des Skaelings, en combat singulier, avec un enjeu simple : le perdant devrait se retirer avec toutes ses forces. Trop fier pour refuser, le guerrier géant affronta le seigneur Marcus au sommet du grand phare et ils combattirent devant toute la Bretonnie. Au fil de la nuit, les éléments semblaient avantager les deux marteaux de Svengar, mais lorsque perça l’aurore, le seigneur Marcus connut un renouveau de force et repoussa les assauts du colosse du nord. Portant un dernier coup, Marcus pourfendit le géant, dont le corps vint s’écraser sur les récifs en contrebas.
Leur chef disparu, les Norses s’en retournèrent à leurs navires et s’en allèrent.

La onzième bataille

À l’issue d’une simple nuit de repos, les Compagnons chevauchèrent vers l’est, en direction de Couronne, où ils furent rejoints par le seigneur Carléond. Ensemble, ils luttèrent contre une horde d’orques aux abords de la Sannez. Ils en sortirent victorieux et les eaux du fleuve furent noires de sang.Apeurés par la lueur qui enveloppait les Compagnons du Graal, les peaux-vertes furent terrassés dans de telles proportions que la terre se transforma en un bourbier de sang.

La douzième bataille

Les Compagnons se réunirent à Couronne où ils eurent vent d’une nouvelle horde d’hommes-bêtes, de trolls et de créatures sans nom du Chaos, qui se déversait depuis la forêt d’Arden. Alors qu’ils ceignaient leurs épées pour aller contrer la menace, un autre messager rapporta la présence de dizaines de tribus de peaux-vertes venues des hauteurs des Sœurs Pâles. Et, comme l’armée s’amassait devant la muraille de Couronne, d’ignobles rats humanoïdes firent irruption depuis le cœur de la ville. Ces monstres surgissaient à tous les coins de rue, encerclant les Bretonni de tout côté.
Alors que les seigneurs tenaient un dernier conseil de guerre avant le combat, la Dame du Lac se joignit à eux. Elle fit boire les seigneurs Cordouin et Carléond au Graal et les Compagnons atteignirent enfin le nombre fatidique de quatorze. Puis, elle bénit l’armée et lui intima de combattre en son nom.
Plus confiants que jamais,les chevaliers prirent le chemin du champ de bataille, convaincus que personne ne pourrait leur résister. La bataille fit rage pendant des semaines, un nombre toujours croissant de créatures immondes sortant des antres de l’ennemi, s’abattant sur les armées des Bretonni telle une grande marée de tempête sur la falaise.
Quand enfin cessa le grondement de la guerre, les plaines de Couronne étaient recouvertes des corps des défunts qui s’entassaient à hauteur du garrot d’un cheval. Les dépouilles de l’ennemi furent brûlées et la fumée du bûcher vint assombrir le jour, tandis que ses flammes illuminaient la nuit, si bien que durant des mois, personne ne put distinguer l’un de l’autre.
Ce fut ainsi que les Bretonni s’unirent et que l’on repoussa l’ennemi du pays. En présence de toute l’armée, la Dame du Lac couronna Gilles, premier Roy de Bretonnie, et l’acclamation fit trembler la montagne.

 
LOUIS L'IMPÉTUEUX

Date C.I.

Evènement

1001

Louis l'Impétueux est couronné roi de Bretonnie. [WDF60 p50]

1005

Louis l'Impétueux envoie des émissaires auprès du roi et de la reine des bois d'Athel Loren. [WDF60 p50]

En l’an 17 (995CI), Gilles le Breton fut frappé par un trait lâchement tiré alors qu’il défiait les seigneurs de guerre orques des Montagnes Grises, à l’orée de la forêt de Loren. Mortellement blessé, il eut une vision et demanda à ses Compagnons de le mener sur la rive d’un lac proche. Une embarcation aux allures funéraires l’y attendait et les chevaliers placèrent leur Roy sur la bière avant de regarder le bateau dénué d’équipage le porter dans les brumes et hors de ce monde. La croyance veut que ses dernières paroles fussent une promesse : "Quand la Bretonnie sera en grand péril, quand tout espoir semblera perdu, je reviendrai vous aider."

Avec la mort de Gilles, le pays se trouva orphelin d’un Roy, sans règle établie pour en choisir un nouveau. Certains proposèrent Louis, le fils unique de Gilles, né dans de mystérieuses circonstances, dont on murmurait qu’il était le fils de la Dame en personne. Mais d’autres objectaient son jeune âge, estimant que la couronne devait revenir à l’un des Compagnons du Graal, Landouin, Thierry et Marcus apparaissant comme les meilleurs candidats.

Le Grand Conseil s’accorda sur le fait que seul un homme ayant bu au Graal pouvait devenir Roy de Bretonnie, ce qui sembla mettre un terme aux espoirs de Louis. Mais au lieu de cela,il se leva et annonça qu’il allait partir en quête du Graal et boire à la coupe. Il demanda aux seigneurs Landouin, Thierry et Marcus d’officier comme régents jusqu’à son retour, et le conseil prit fin quand les trois ducs acceptèrent.

La déclaration audacieuse de Louis lui valut le qualificatif d’Impétueux, et les récits relatant ses exploits affluèrent de tout le royaume.

En l’an 23 (1001 CI), Louis se présenta de nouveau à la cour, étincelant de lumière et chevauchant un noble cheval de bataille. Nul ne put réfuter qu’il avait trouvé le Graal et bu son eau. Il fut donc accueilli en Roy. Louis rédigea l’Édit de la Chevalerie, qui réglementait le code qu’avaient respecté tous les Compagnons, et sa propre aventure servit de modèle à tous les chevaliers de la Quête qui suivirent. Ceux qui remplissaient leur quête devenaient des chevaliers du Graal et formaient l’élite du pays, les Compagnons du Graal disparaissant les uns après les autres.

 
LES GUERRES SAINTES ET AUTRES MENACES

Date C.I.

Evènement

1142

Le roi Guillaume défait les orques à la bataille d'Armandur. [WDF60 p50]

1449

Début des Croisades en Arabie. [WDF60 p50]

1452

Les chevaliers bretonniens, en route vers l'Arabie, affrontent les orques et les gobelins en traversant la Rivière Sanglante. [WDF60 p50]

1454

Le retour du vampire le Duc Rouge. [Cf. Le Cercle de Sang]

1715

Les bretonniens défont les hordes orques du Seigneur de guerre Gorbag. [WDF60 p50]

1813

La Fièvre Rouge ravage la Bretonnie. Les skavens assiègent Brionne et Quenelles. Les sièges sont brisées par les forces combinées de Bretonniens et d'elfes sylvains. [WDF60 p52]

2006

Une flotte du Chaos accoste en Bretonnie. Les adorateurs de Khorne, conduits par le Seigneur du Chaos Khazan, battent les bretonniens à la Bataille des Lamentations. Environ la moitié des chevaliers bretonniens périt. Couronne est assiégée. [WDF60 p52, LA RdC V5 p32]

2007

Bataille de Couronne, Jeanne de Lyonnesse conduit une armée contre les hordes du Chaos. Le Seigneur Khazan est tué. [WDF60 p52, LA RdC V5 p32]

2201

Le roi Louen 'Tueur d'orques' déclare une Guerre Sainte contre les orques. [WDF60 p52]

2297

Affaire du Faux Graal. [WDF60 p52]

2300

Fin de Moussillon. [WDF60 p52]

2320

Les skavens lancent des raids contre les ports de l'ouest [WDF60 p52]

2420

Le roi Charles relance les Guerres Saintes contre les orques. [WDF60 p52]

2488

Une formidable ost de chevaliers disparut au col de la Mort, probablement massacré par le seigneur de guerre orque noir Morglum Brise-nuque. Le Roy mit alors un terme à cette guerre sainte. [LCdG]

2491

L’abbaye de la Maisontaal fut saccagée par le nécromancien Heinrich Kemmler et son armée. Les assaillants ne furent repoussés que par les efforts de Tancred, duc de Quenelles, et ses chevaliers. [Cf. Heinrich Kemmler]

Les jeunes chevaliers bretonniens passent tous par un épisode de chevaliers errants, au cours duquel ils vont à la rencontre de périls pour prouver leur valeur. Seuls ceux qui en sortent victorieux peuvent prétendre au titre de chevaliers du Royaume. Le Roy de Bretonnie peut profiter de cette coutume pour déclarer une guerre sainte, sorte de grande campagne qui accorde le titre supérieur à tous les chevaliers qui participent.

La première guerre de ce type eut lieu en 471 (1449 CI) contre les Arabes qui avaient envahi l’Estalie. Ces derniers furent délogés et une seconde armée qui eut vent de la victoire en chemin, dévia sa route pour aller déblayer les peaux-vertes qui infestaient les terres qui devinrent ensuite les Principautés Frontalières. C’est depuis cette époque que les relations entre la Bretonnie et les nains sont plutôt bonnes, sans toutefois atteindre la connivence que l’on connaît entre la race naine et l’Empire.

La guerre sainte qui fut déclarée en 1223 (2201 CI) avait pour objectif de nettoyer la Bretonnie de toute présence orque. Bien qu’une telle mission n’ait jamais été réaliste, l’ardeur des chevaliers bretonniens fut telle que les frontières des duchés s’élargirent pour inclure de nombreux massifs montagneux qui étaient jusque-là la chasse gardée des peaux-vertes. Lors d’une tentative visant à imiter son prédécesseur, le Roy Charles déclara une guerre sainte en 1442 (2420), avec l’ambition de débarrasser le monde entier de toutes les peaux-vertes. Le nombre de chevaliers qui partirent à la guerre était si important que la Bretonnie se trouva à la merci des assauts orques. En 1510 (2488 CI), une formidable ost de chevaliers disparut au col de la Mort, probablement massacré par le seigneur de guerre orque noir Morglum Brise-nuque. Le Roy mit alors un terme à cette guerre sainte.

MALLOBAUDE, LE SERPENT DE MOUSSILLON, ET "LA FIN DES TEMPS" [Synthèse du LA WE V8 p33, EoT Nagash vol.1 p.30 & 53, EoT Glottkin p.63 &86 et suivantes]

Date C.I.

Evènement

2517

Des rumeurs évoquent l’existence d’une armée rassemblée à Moussillon sous la bannière d’un mystérieux chevalier. [LA Bret V6 p39 - voir la page sur Moussillon pour des détails]

2521

Les côtes septentrionales de Bretonnie sont victimes de raids de navires nordiques. Des hameaux isolés dans les duchés de L’Anguille et de Couronne sont saccagés. [LA Bret V6 p.39]
Début de la guerre civile bretonnienne [LA WE V8 p.33]

2522

Le roi rassemble ses armées et beaucoup pensent qu’une Guerre Sainte est sur le point d’être déclarée. [LA Bret V6 p39]
Bataille de Châlons entre Mallobaude et le duc d'Aquitanie - défaite de ce dernier. [LA WE V8 p.33, EoT Nagash vol.1 p.30]

2523Bataille de Quenelles - défaite des Bretonniens et des elfes sylvains. [LA WE V8 p.33, EoT Nagash vol.1 p.30]
Mallobaude est tué devant Couronne par le chevalier de Sinople qui se révèle être Gilles le Breton ! [EoT Nagash vol.1 p.30]
2525Louen revient à l'équinoxe de printemps et lance une croisade pour aider l'Empire. [EoT Glottkin p.63]

A la fin l’année 2521, le bâtard royal Mallobaude [ou Malbaude] de Moussillon décide de s’emparer de la couronne de son père. Aucun chevalier honorable n’accepta de se rallier à sa cause, toutefois n’en avait cure : il avait planifié son attaque depuis longtemps, et pouvait compter sur une vaste armée d’hommes corrompus et dénués d’âmes. Il est en particulier conseillé par la liche Arkhan le Noir et Heinrich Kemmler et Krell combattent avec lui.

À la bataille de Châlons en 2522, le duc d’Aquitanie est vaincu et Morgiana l’Enchanteresse disparaît (secrètement enlevée par Drycha et d’autres esprits des forêts). Après cette bataille, les Ducs de Gasconnie, Lyonesse et Artenois se déclarent en faveur de Mallobaude et la rébellion se transforme en guerre civile. Afin d’arracher la victoire, Mallobaude avait pactisé avec les forces de la non-vie, si bien qu’il y avait désormais plus de goules et de revenants que d’humains au sein de son armée. Des rumeurs rapportaient que le traître était devenu un vampire.

En 2523, le roi Louen fait face à son fils bâtard à la bataille de Quenelles. Les elfes sylvains s’associent à la bataille et prennent le parti des loyalistes. Malgré cela, le parti du roi est vaincu. Louen Coeur de Lion est abattu par Mallobaude lui-même qui marche alors sur Couronne. Le renégat est finalement tué par le Chevalier Sinople qui se révèle être Gilles le Breton ! Gilles est couronné Roi de Bretonnie. Mais quelques jours après son avènement la corruption du Chaos se répand dans le royaume. Lors d'une nuit maudite, Bordeleaux disparaît et est remplacée par un fort de bronze et d'os. Gilles le Breton décide alors de rassembler une grande croisade pour purger les terres du mal qui les ronge.

Fin 2523-début 2524, Gasconne est détruite par une armée menée par Arkhan le Noir, Krell et Heinrich Kemmler. Le Duc Tancred de Quenelles est tué en s'opposant à cette armée. A la douzième (sic) bataille de la Maisontaal, les forces d'Arkhan battent à nouveau les bretonniens et le Duc Théodoric de Brionne est tué. Le nouveau duc de Quenelles, Jerrod, participe à la bataille puis organise la retraite.

Au printemps 2525, Louen Coeur de Lion, que l'on croyait terrassé par Mallobaude, est revenu à la cour et a juré allégeance au nouveau roi. Apprenant le fléau qui s'abat sur l'Empire, il consulte la Dame du Lac puis rassemble tous les chevaliers possibles et les mène vers Altdorf via Montfort et le Défilé de la Hache. C'est le plus grand rassemblement de chevaliers depuis la Croisade en Arabie. Les hordes de Nurgle sont déjà dans la ville lorsque les chevaliers arrivent après quinze jours de marches forcées. Après la jonction avec la garnison de la capitale impériale, Louen est décapité par le Champion de Nurgle Festus la Sangsue. Malgré la perte de leur chef, la croisade bretonnienne dans l’Empire continuera le combat commandée par le Duc Jerrod et le chevalier pégase Aubric.

Durant l'automne 2528 CI, Jerrod, réfugié en Athel Loren avec les Incarnations, découvre que la Dame du Lac n'est autre que la déesse elfique Lileath. Il la sauve cependant de l'attaque de Be'lakor et perd un oeil dans le combat. Suite à cette découverte traumatisante pour les bretonniens, il quitte l'alliance avec ses hommes pour trouver son propre destin.

Le détail sur la guerre en Bretonnie n'apparait pas dans les cinq bouquins de la Fin des Temps. Josh Reynold -un des auteurs- en dit un peu plus sur son blog mais c'est non officiel (certains des personnages cités sont issus des livres d'armées de Mathias Eliasson, cf. son site).

La Bretonnie, après le retour de Gilles [traduit et compilé par Thindariel]

Quand Gilles revint, la Bretonnie était déjà au bord du désastre. Les pestes de Nurgle avaient ravagé la population, et les morts en liberté étaient un danger pour ceux les survivants. Les pillards du Chaos se taillèrent un chemin dans les terres depuis les côtes septentrionales, tandis que les Skavens traversaient les Montagnes Irrana depuis le sud. Le cœur lourd, Gilles envoya ses meilleurs chevaliers, les plus valeureux, pour renforcer l'Empire, et se prépara à sauver ce qu'il pouvait de son royaume.
Seuls quelques-uns des défis et des actes d'héroïsme suivants furent connus, alors que une, par une, les provinces tombaient. Bordeleaux et les autres provinces côtières, incluant Couronne, furent balayées par une invasion massive, dirigée par le fils élu de Slaanesh, Sigvald.
Aquitaine fut attaquée par l'ost de Styrkaar des Sortsvinaer, le lieutenant de Sigvald. Alors que ce dernier ravageait la côte, Styrkaar et ses gardes du corps engagèrent le Duc Gilon et ses chevaliers, et le duc âgé tomba sous la lame de Styrkaar. Son fils, Sire Richmont, parvint à rallier les forces restantes de son père, et après avoir secouru Iselda du pavillon des plaisirs de Vandred le Cruel, nouvellement érigé, se retira dans l'espoir de fortifier la ville d'Aquitaine. Là, ils furent rejoints par Agravain le Juste, qui vint prêter son épée pour la défense de la ville.
Vandred posa le siège en Aquitaine, tandis que Styrkaar continua vers l'est. La ville résista pendant une quinzaine, avant que les Trois Rouges - des géants de siège spécialement entraînés, achetés aux Dawi Zharr - furent lâchés sur les murs de la ville. Tandis que les géants détruisaient la muraille et que les forces du Chaos la pénétraient, Agravain mena ses hommes dans une contre-attaque, et tua deux des monstres, avant que le troisième ne l'écrase entre ses griffes d'acier noir. Sire Richmont rencontra Vandred en combat singulier tandis que la ville brûlait, et tua le seigneur du Chaos, même si la lame de ce dernier perça son cœur. Même alors, les magies d'Iselda parvinrent presque à renverser la situation, avant qu'elle ne soit surclassée par les pouvoirs du Gardien des Secrets Amin'Hrith.
Pendant ce temps, Ushoran le Stryge avait pris Mousillon. Les tribus de goules qui rodaient sous la cité se levèrent à son appel, et les chevaliers avilis qui dirigeaient la cité le rejoignirent en échange du Baiser de Sang. Les Strygany avaient migré vers l'ouest, à travers les Montagnes Grises, et avec eux venaient les survivants de l'ancienne Strigos, y compris Gashnag l'infâme Prince Noir. Un nouveau royaume, plus petit que Strigos, se leva, alors même que la Bretonnie s'effondrait sous les assauts du Chaos.
Gilles se replia à Parravon avec ses forces survivantes, tandis que Mousillon tombait aux mains des Morts-Vivants et Brionne et Gasconne étaient envahies par les Skavens. Le Fort Gaudaron tint bon pendant plusieurs semaines sous le commandement du chevalier du Graal Sire Amalric de Gaudaron, mais à la fin il tomba aussi. Amalric se replia vers Brionne, mais fur intercepté par les Skavens, et assassiné par les agents du Clan Eshin.
Bastogne fut le duché suivant à tomber. Le druide Hengus et les deux géants Cachtorr et Bologs, qui avaient échappé au naufrage d'Albion car ils étaient à ce moment dans le Vieux Monde, avaient rejoint le fort du Duc Bohémond avant qu'il ne soit assiégé par les forces du Chaos. Hengus et les géants combattirent côte à côte avec Tristan le Troubadour, Jules le Bouffon, et le Fléau des Bêtes lui-même contre une armée massive d'hommes-bêtes. Bologs fut le premier à tomber, après une bataille contre un Ghorgon massif. Cachtorr fut le suivant, enterré sous les murs du fort, dans une vaine tentative de les empêcher de tomber sur la forme inconsciente d'Engus. Tristant mourut en dernier, sa voix héroïque rendue à jamais silencieuse par la morsure cruelle d'une hache. Le Fléau des Bêtes rallia son peuple et entama la retraite, et Bastogne tomba quelques heures plus tard, tandis que le Duc Bohémond accompagne d'un Jules désormais morose, menait les survivants vers les Montagnes Grises...
Quenelles fut ravagée par les morts, les skavens et le Chaos durant la Fin des Temps. Avec son Duc combattant dans l'Empire, le duché fut gardé par Guillaume de Grenouille, qui, bien que vaillant, n'était pas de taille face au monstrueux Sigvald et ses alliés hommes-bêtes. Aloys de Montjoie mourut dans le siège qui s'ensuivit, une victime de plus des opportunistes eunuques de combat de Sigvald, tandis que le Seigneur du Chaos taillait Guillaume en pièces en combat singulier. Quenelles fut réduite en cendres. Les survivants se dirigèrent vers le Massif Orquemont, menés par Elanor, qui cherchait un sanctuaire improbable pour son peuple dans ces montagnes. Ils furent poursuivis par les hommes-bêtes, qui avaient ravagé Bastogne, tandis que Sigvald menait ses forces à l'est, vers Parravon...
C'est alors qu'Abhorash arriva en Mousillon, après avoir taillé sa route à travers l'Arabie et l'Estalie avec une poignée de suivants choisis. Ushoran et Abhorash repoussèrent de nombreuses attaques sur Mousillon, mais même eux ne pouvaient tenir la ville indéfiniment. Le Stryge proposa de se replier dans les galeries des goules sous la cité et là de combattre les Skavens. Mais, désireux de protéger son nouveau royaume, il demanda à Abhorash d'apporter une proposition d'alliance au Roy Gilles. Abhorash décida de prendre ses guerriers et tous les chevaliers de sang qui désiraient le suivre pour briser le siège de Parravon et enfin honorer sa dette envers Gilles.
Le siège de Parravon, justement, vit la mort de Bertrand le Brigand et de sa compagnie. Le Brigand planta une flèche bénie dans l'oeil du Dévoreur d'Âmes, Amin'Hrith, et le Gardien des Secrets démolit les remparts de la cité fortifiée, ensevelissant Bertrand sous les débris. Tandis que le démon cabriolait vers lui, Bertrand se hissa hors des décombres, enjamba les corps de ses loyaux compagnons, et prépara sa dernière flèche. Avec son tir ultime, il perça le cerveau coupable du démon et libéra les âmes des nains de Karak Vlag qui y étaient emprisonnées, les esprits ravagèrent les rangs de l'ost Slaaneshi avant de s'évanouir dans le néant.
Le siège de Parravon dura ainsi plusieurs semaines et le seul répit fut lorsque les morts en provenance de Mousillon arrivèrent enfin, menés par Abhorash, et brisant les lignes du Chaos. Abhorash tua Styrkaar, le lieutenant de Sigvald, permettant à Gilles et ses chevaliers restants de mener ceux qui le pouvaient dans les montagnes vers l'Abbaye de La Maisontaal.
Là, ils retrouvèrent la lahmiane Genevieve, qui avait traversé la moitié du monde pour trouver un havre où se cacher. L'abbaye, à moitié reconstruite par l'abbé Bagrain après l'attaque d'Arkhan quelques années plus tôt, fut la cible à la fois des skavens et des guerriers et démons de Slaanesh. Ceux-ci n'étaient plus dirigés par Sigvald, rappelé par Archaon à Middenheim, mais par l'un de ses lieutenants. Mais les deux immortels, Gilles et Abhorash, étaient des guerriers infatigables et talentueux, et nul ne parvint à passer leur défense. La Maisontaal était encore invaincue lorsque le monde fut entraîné dans le Royaume du Chaos.

Sur le destin du Duc Rouge (cf. l'an 1454 CI, plus haut)

Le Duc Rouge ne s'allia pas à Mallobaude, car il avait ses propres plans, et ils n'incluaient pas de servir un usurpateur. Il tenta de prendre avantage du chaos ambiant à ses propres fins, mais cette interférence dans ses plans déplut fortement à Arkhan. Le liche réduisit la suite du noble vampire en poussière, et le mit en fuite. Le Chevalier Noir et la Banshee furent parmi les morts-vivants que les sorcelleries d'Arkhan mirent au repos définitivement. Quant au Duc Rouge, il fut incapable de résister à la volonté de Nagash lorsque celui-ci ressuscita en 2524, et franchit les montagnes pour le rejoindre en Sylvanie.

À la fin l’hiver 2525, la Bretonnie est dite "dévastée". [Thanquol livre 1 p.122].