MOUSSILLON

Duché de Moussillon

Les Chevaliers du Graal p.80 et suivantes

Ce duché a un supplément WFRP2 rien qu'à lui : Le duché des damnés

Vous y trouverez pas mal d'infos notamment un historique détaillé et les descriptions du duché et de la ville de Moussillon.

Le Moussillon est le duché le plus petit, le plus pauvre et le plus maudit de Bretonnie. Le Lyonesse s’est emparé d’une grande partie de ses terres en 836 (1814 CI), quand la corruption du duc Mérovée a éclaté au grand jour. Le duc de Moussillon avait assassiné le Roy de Bretonnie et bu son sang devant l’assemblée des nobles. La guerre était la seule solution. Le reste des terres peut être classé en deux régions. À l’ouest, les zones côtières sont dominées par les marais, parsemés ça et là de zones de terre ferme à l’altitude supérieure. Au nord et à l’est, on trouve des collines déchiquetées et l’orée de la forêt d’Arden. Le Moussillon tout entier subit les rigueurs d’un détestable climat. En l’absence de vent, d’épaisses brumes se forment. Quand le vent souffle, il est toujours extrêmement violent et accompagné de pluies ou de grêle. Les orages sont fréquents, comme les incendies provoqués par les éclairs. Heureusement, ces incendies ne s’étendent pas beaucoup.

Les collines sont rocheuses et dangereuses, et l’essentiel de la végétation est composé de buissons épineux et malingres. La rose du Moussillon pousse également sur les collines. Ce buisson à feuillage persistant donne des bourgeons d’un violet vif qui fleurissent presque toute l’année. Ils semblent déplacés dans ces collines, mais sont tout à fait dans le ton de la région. La tige des fleurs est couverte d’épines recourbées [...] et leur pollen est un poison mortel. [...] Par ailleurs, la plante pousse là où reposent des cadavres en décomposition. Les sites des anciennes batailles se couvrent donc de fourrés violets et mortels.

Les marais du Moussillon sont encore plus traîtres. La terre ferme d’un sentier s’enfonce parfois de quelques centimètres sous la surface de l’eau. Cela ne pose aucun problème à ceux qui sont chaussés de bottes robustes ou qui voyagent à cheval, en dehors de la présence de boue et de sables mouvants sous la même eau, à environ un mètre de part et d’autre du chemin. Pour ne rien arranger, la paillasse des marais crée de faux sentiers. La paillasse des marais est une plante herbacée qui pousse sur la terre ferme et s’élève au-dessus de l’eau, de la boue et des sables mouvants, formant un tapis de près de deux mètres de large sur trente mètres de long. La boue se prend dans ses feuilles et elle en aspire presque toute l’eau, de telle façon que le tapis formé par la plante est difficile à distinguer à l’œil nu de la piste à laquelle il est relié. [...] Ceux qui marchent dessus se rendent tout de suite compte de la différence :la paillasse des marais ne peut pas supporter un poids plus important que celui d’un petit rongeur.

Le duché maudit est infesté de morts-vivants, plus nombreux ici que n’importe où ailleurs dans le royaume. En fait, l’atmosphère du pays leur est propice. Ici, les morts-vivants invoqués par des sorts de nécromancie ne retournent pas à l’état de cadavres si on cesse de les contrôler. À la place, ils continuent à obéir au dernier ordre qui leur a été donné jusqu’à ce qu’ils soient détruits au combat. Les morts-vivants errants sentent les frontières du Moussillon et rebroussent chemin quand ils les atteignent. Si on les force à les franchir, ils redeviennent des cadavres ordinaires à moins qu’ils ne soient toujours contrôlés. Ces énergies semblent séduire également les autres morts-vivants : on parle beaucoup de nobles transformés en vampires, sans toutefois que le phénomène atteigne les proportions qu’il prend en Sylvanie.

De manière surprenante, on trouve peu d’hommes-bêtes ici. Les zombies et les squelettes d’hommes-bêtes sont répandus près de la forêt d’Arden, mais les spécimens vivants semblent éviter la région. La seule exception concerne les rats de taille humaine et les hommes-rats, que l’on rencontre souvent dans les marais.

LA CHUTE DE MOUSSILLON

Landouin était le plus illustre et le plus pur des Compagnons [de Gilles le Breton], mais ses successeurs ne pouvaient en dire autant et le Moussillon acquit la réputation d’une terre maudite, infestée par les morts sans repos.

En 835 (1813 CI), la peste (ou fièvre) rouge ravagea la Bretonnie et les skavens tinrent le siège de Brionne et de Quenelles. Le duc Mérovée [ou Merovech] de Moussillon et ses chevaliers ne furent pas atteints par l’épidémie et ils accoururent pour aider les assiégés et renvoyer les skavens dans leurs terriers. Lors du festin de la victoire qui se tint dans le Moussillon, les seigneurs invités se montrèrent offusqués par les criminels qui étaient empalés et embrochés dans le château même, si bien que Mérovée estima que son hospitalité avait été déshonorée. Le Roy s’exprima en défaveur de la cruauté du duc, et ce dernier accusa à son tour le Roy de tenter de le destituer. Il le défia en combat singulier.

Le Roy accepta et Mérovée remporta le duel, l’égorgeant à mains nues, avant de boire le sang du souverain dans un gobelet. Horrifiés, les autres seigneurs levèrent leurs armées et la plupart des terres du Moussillon furent annexées par la Lyonesse.

En 1319 (2297 CI), le duc Maldred du Moussillon affirma avoir pris la Dame du Lac pour épouse. Il se présenta avec sa femme en tenant une coupe étincelante qu’ils prétendaient être le Graal. De nombreux chevaliers qui se sentaient mal considérés accoururent alors sous leur bannière. Alors que le duc chevauchait vers Gisoreux pour revendiquer la couronne, il fut accueilli par une armée du Roy. Maldred brandit alors le Graal, exhortant ceux qui osaient s’opposer à son porteur à se faire connaître.

Alors que les soldats du Roy restaient silencieux, le Chevalier de Sinople émergea de la forêt et vint défier le duc. À cet instant, tous virent la Dame du Lac qui se tenait derrière le Roy, le véritable Graal dans la main. La fausse relique apparut alors comme la clinquante contrefaçon qu’elle était et les partisans de Maldred l’abandonnèrent en masse. Le duc partit se réfugier dans son château, mais le Roy le priva à la fois de son titre et de son statut de noble. Depuis cet épisode, il n’y a jamais plus eu de duc de Moussillon.

Maldred, son épouse [Malfleur,] et l’essentiel de la population du Moussillon succombèrent à la peste rouge de 1322 (2300 CI).

LES HABITANTS

Les gens du Moussillon sont généralement humains, bien que ce ne soit pas toujours apparent de prime abord. La plupart des paysans souffrent constamment d’horribles difformités et d’ignobles maladies. Les habitants du Moussillon sont ici parce qu’ils ne peuvent pas en partir : bien des difformités que l’on trouve normales dans le duché suffiraient à envoyer quelqu’un sur le bûcher en tant que mutant dans n’importe quelle autre région. En fait, un certain nombre de paysans du Moussillon sont des mutants, mais ils vivent dans ce qui passe pour la société ordinaire parce que personne ne s’en est rendu compte.

Certaines personnes viennent de l’extérieur du Moussillon. Ce sont les plus dépravés et ignobles des bandits, des adorateurs des Puissances de la Corruption et des nécromanciens. Ils pensent à juste titre que peu de gens se soucieront de les traquer une fois qu’ils auront pénétré dans le duché maudit. Nombre de ces immigrants découvrent que les monstres qui les attendent sont bien plus dangereux que n’importe quel chasseur de primes, mais quelques-uns survivent pour ajouter à la détresse des prochains arrivants.

Les villages du Moussillon semblent misérables et délabrés. Les taudis des paysans paraissent prêts à s’effondrer, les rues sont d’immenses caniveaux, et on voit autant d’animaux morts que de vivants.Les habitants observent silencieusement les visiteurs depuis leurs maisons, se terrant à l’intérieur et laissant parfois apercevoir brièvement leurs corps difformes.

Les châteaux des nobles semblent eux aussi détériorés, mais il ne s’agit là que d’une apparence. Il n’est pas rare que certaines parties soient en ruine, mais celles qui restent habitées sont toujours bien entretenues, quoique jamais agréables à l’œil. Les corps en décomposition des criminels qui ont été pendus se balancent devant la plupart des châteaux, dévorés par de grasses corneilles. Les nobles portent tous une armure noire dotée d’un casque et ne montrent jamais leur visage.

Certains sont en réalité des morts-vivants, vampires, revenants ou momies qui règnent depuis des siècles. D’autres sont des mutants ou des serviteurs des Puissances de la Corruption qui portent la marque de leurs seigneurs. Quelques-uns sont tout simplement humains et doivent le cacher de peur que leurs voisins n’y voient une faiblesse de leur part.

Les aventuriers n’ont pas besoin de raison pour quitter le Moussillon : ils le font simplement parce qu’ils en sont capables. Beaucoup vivaient à la frontière et ont eu assez de chance pour naître sans difformité. Certains sont simplement nés avec plus de courage et de détermination que la plupart de leurs concitoyens, et pour ceux-là, quitter le duché n’est que la première étape. Presque tous mentent au sujet de leurs origines :la réputation de dégénérescence maléfique attachée au Moussillon n’est pas vraiment du goût de la plupart des aventuriers.

"Landouin était le plus pur et le meilleur des Compagnons du Graal. Il puisait toutes ses vertus dans son pays, les aspirant en son sein, ce qui fit de sa terre la désolation qu’elle est devenue aujourd’hui." - Sire Emmerin, Chevalier de Lyonesse, peu avant son exécution pour hérésie

"Jamais été là-bas, et aucune intention d’y aller. J’ai l’air d’un idiot, ou quoi ?" - Eldegar de Busreaq, cocher

"Tiens-toi bien ou je t’envoie au Moussillon." - Menace employée par toutes les mères exaspérées de Bretonnie

"Tiens-toi bien ou je te laisse dehors quand viendront les monstres." - Punition employée par les mères exaspérées du Moussillon

LES SOUVERAINS DU DUCHÉ DE MOUSSILLON

Depuis 1322 (2300 CI) et le duc Maldred, il n'y plus de duc officiel du Moussillon.


Duc Maldred [Les Chevaliers du Graal p.80]

Le duc Maldred fut dépouillé de son titre après d’affaire du Faux Graal et nul n’a été nommé à ce poste depuis. Toutefois, des histoires parlent d’un mystérieux chevalier [noir] qui rassemblerait une armée en Moussillon et affirmerait être le duc. Le Roy n’a fait aucune déclaration publique, mais ce n’est qu’une question de temps.

Le blason ci-contre, celui de Malfred, porte une fleur de lys. La fleur de lys est ancien symbole de pureté et de dévotion figurait déjà sur les armes du duc originel : Landuin [LA Bretonnie p.14]

Duc Merovech ou Mérovée [WDF 213 p.81, Les Chevaliers du Graal p.80]
En 1814 CI, le duc Merovech de Moussillion célèbre un banquet suite à l'élimination des skavens responsables d'une épidémie de fièvre rouge l'année précédente. C'est au cours de l'événement que la folie du Duc est révélée aux yeux de tous, lorsque le sang du roi est versé. Moussillon tombe en disgrâce et Lyonesse ne tarde pas à l'attaquer. Lors de la guerre qui s'ensuit, le duc Merovech est tué et Moussillon perd une grande partie de ses possessions au profit de Lyonesse. Pour Moussillon, c'est le début d'une ère de malheurs longue de plusieurs décennies.

Blasons de familles du Moussillon [LA Bretonnie V6 p13]

Malbaude, le chevalier noir [Le duché des damnés p.31, blason LA bretonne V6 p13]

Nul ne connaît vraiment l’identité du chevalier aujourd’hui connu sous le nom de Malbaude [Mallobaude en VO]. Certains affirment qu’il s’agit d’un rejeton illégitime du Roy Louen Coeur de Lion lui-même. D’autres soutiennent que Malbaude est un manant qui fut malencontreusement élevé au statut de chevalier après avoir sauvé la vie du duc de Lyonesse lors d’une partie de chasse, ou encore qu’il s’agit d’un chevalier errant parti en expédition dans les Principautés Frontalières et qui fut le seul survivant de son groupe. Malbaude est satisfait de rester dans le mystère et peut être que nul ne saura jamais la vérité. [...]

Tout ce dont on est sûr, puisqu’on tient l’information de Malbaude lui-même, c’est qu’il finit par faire halte à l’orée de la forêt d’Arden. Bien qu’il cherchât des hommes-bêtes et d’autres monstres, il se trouva devant un ruisseau à l’eau saumâtre. Tandis qu’il l’observait, l’endroit perdit sa couleur gris-vert et les nuages de mouches en disparurent pour révéler un somptueux lac aux eaux claires, nappé de brumes froides. Une main s’éleva des eaux, porteuse d’un calice doré et étincelant, et Malbaude sut qu’il avait fini par trouver le Graal. Boire au Graal pouvait avoir deux conséquences. Si son coeur était souillé par la moindre trace de péché, la magie du Graal le tuerait instantanément. Toutefois, s’il était pur comme un véritable chevalier, il recevrait la bénédiction de la Dame, ne connaîtrait plus la peur et reviendrait dans les terres civilisées en tant que saint chevalier du Graal.

Malbaude prit le Graal, sûr que ses années de Quête l’avaient purifié de toute trace de souillure. Il but de son eau et ne fut pas foudroyé: il réalisa qu’il devait avoir passé l’épreuve avec succès et que la bénédiction de la Dame était sur lui. Et alors, il vit la vérité.

Malbaude ne mourut pas. Mais il ne devint pas non plus chevalier du Graal. À la place, il reçut une révélation concernant la Dame du Lac, le code de la chevalerie et le coeur même de la chevalerie bretonnienne. Pour une raison mystérieuse, au lieu de devenir chevalier du Graal, Malbaude avait percé la magie de la Dame et découvert sa véritable nature. [...] [En gros, il a découvert que La Dame, les fées et le toutim, c'est un coup de elfes d'Athel Loren, cf. CdG p42].

Seuls les conspirateurs les plus proches de Malbaude savent ce qu’il a vu en buvant au Graal. C’était assez terrifiant pour qu’il rejette tout ce qui avait trait à la chevalerie et maudisse jusqu’au nom de la Dame. [...]Le dévouement qu’il avait investi [...] dans sa quête du Graal se trouvait engagé dans une croisade contre la Dame du Lac et la Couronne de Bretonnie. [...]

L’objectif immédiat de Malbaude est de rassembler une armée avec laquelle il s’emparera du Moussillon et en conservera le contrôle. Ses nobles ont tous rallié les soldats de leur maison à sa cause, et dans bien des cas, ces troupes comptent des dizaines de chevaliers. Mais Malbaude a besoin de bien plus de soldats pour soutenir ses prétentions et défendre le duché contre les inévitables représailles du Roy. Ses nobles recrutent, racolent et engagent des soldats pour la cause de Malbaude, et les recrues de l’armée grandissante vont des guerriers indépendants aguerris aux meutes de paysans indisciplinés armés de bâtons pointus.

Malbaude n’a pas seulement besoin de partisans pour grossir les effectifs de son armée, il lui faut s’assurer qu’ils soient dirigés, approvisionnés et logés quelque part. C’est la seule volonté de Malbaude qui rend possible une aussi titanesque entreprise. D’immenses sommes d’argent (à l’aune du Moussillon) sont actuellement investies dans la préparation d’un campement temporaire pour l’armée, dans les terres sauvages du nord-ouest du duché, près de la tour d’Alsace, ainsi que dans l’acquisition de quantités de nourriture suffisantes pour que l’armée reste en vie lors de sa marche sur la ville. Malbaude dirigera l’armée en personne, et plusieurs de ses partisans nobles les plus martiaux prendront aussi leur lance et chevaucheront en armure noire à la tête de l’host. Malbaude espère également que l’on pourra lever assez de morts du Moussillon pour grossir les rangs de l’armée, et que les nobles se montreront assez brutaux et charismatiques pour obliger les soldats à continuer le combat malgré les horreurs mortes-vivantes qui marcheront auprès d’eux. À mesure que le plan de Malbaude se mettra en place, il pourra faire appel à des soldats de toutes origines en nombres considérables, et ensuite à des légions de morts-vivants pour empêcher n’importe quel groupe d’aventuriers de gâcher son triomphe.

LOCALITÉS DU DUCHÉ DE COURONNE

Moussillon [synthèse CdG p82 et WFRP1 p275]

La cité de Moussillon se tient près de l’embouchure de la Grismerie, entourée de marais. Elle semble s’enfoncer peu à peu dans les marais, mais elle subsiste mystérieusement. Quelques endroits sont effectivement entretenus, en particulier les murs. Les réparations ne sont pas esthétiques, mais elles sont efficaces : les habitants de la ville veulent que ceux des marais restent dans les marais. La ville a une exécrable réputation, certains la nomment " la Cité des Damnés " et, pour ceux qui habitent à l'intérieur de ces murs effondrés, ce surnom est très judicieux.

Cette cité qui, autrefois, se développait et prospérait a, depuis, subi les ravages de la nature. De la nature ou de ces puissances hors-nature qui se manifestent par la pourriture et la pestilence. A l'origine, Moussillon n'était pas différentes des autres cités de Bretonnie. Mais, il y a une cinquantaine d'années, une série de tremblements de terre réduisit même les plus riches maisons en un amas de ruines effondrées. Plus tard on découvrit que toute la région était en train de s'enliser et maintenant des relents de désespoir planent sur la ville. Un nuage de pestilence qui fait de cette cité l'une des plus malsaines du monde.

Cette "aura de malédiction" est si pénétrante que même les atours des seigneurs et des dames sont en lambeaux, dégradés, irréparables. Désormais, ceux qui habitent là sont indifférents au sort de la cité; ils sont habitués à sa misère et ils l'admettent. Ils errent dans les marécages, qui furent autrefois des rues, comme des zombies, l'âme aussi perdue que le regard. Au marché, ils discutent des prix de fruits pourris. Sur les quais, ils saluent des bateaux dont les équipages écarquillent les yeux avec horreur en découvrant la corruption qui envahit la cité. Peu de gens traversent volontairement la cité et ceux qui y sont forcés s'empressent de la quitter dès que possible. Ici, situation unique dans le Vieux Monde, les plus maléfiques des mutations du Chaos s'exposent ouvertement dans les rues. Des chants inhumains, à la gloire du Chaos, s'élèvent tranquillement dans l'air puant.

L’économie de la ville est un mystère. On y trouve des tavernes, des maisons de passe, des tripots, des salles de combats clandestins et des lieux où l’on peut se livrer à des vices encore plus répugnants. Des boutiques y vendent des livres interdits, la panoplie des adorateurs des cultes prohibés, et des poisons et outils d’assassin de toutes sortes. Il semble n’y avoir aucun magasin de denrées de première nécessité, aucun tailleur, ni aucun des commerces propres à une ville ordinaire. La plupart des habitants semblent faire affaire hors des murs, et des chariots et des bateaux chargés des provisions indispensables arrivent chaque jour. La plupart des observateurs pensent que les Moussillonais font du troc entre eux pour obtenir ces denrées de base.

La ville de Moussillon est décrite quartier par quartier dans Le duché des damnés (p.64 et suivantes). Il y a aussi une carte qui est reprise ici.

Le cercle de Guérac [CdG p81]

Le Moussillon n’a pas toujours été un pays maudit, bien que sa corruption remonte à quelques siècles.Le cercle de Guérac est l’un des rares endroits qui ait subsisté après l’horreur. Cercle de pierres sacrées dédié à Taal et Rhya, il se dresse sur les collines du nord du Moussillon, entourée d’une région où la végétation et la faune sont saines. Le conserver dans cet état nécessite de constants efforts de la part des prêtres des dieux de la nature et de leurs assistants. Les prêtres affirment que les dieux veillent sur eux et il est certain que la chasse est bonne dans la région. Toutefois, les gardiens sont soumis à une forte pression et accueillent avec plaisir ceux qui les aident.

Le cercle tire également sa renommée du Chêne de la Prophétie. Cet arbre pousse juste en dehors du cercle et donne des glands toute l’année. Si on en mange un, on subit de terribles crampes d’estomac (identiques aux effets de la courante galopante), mais on reçoit également une vision du futur. La vision est toujours facile à interpréter en termes généraux et révèle grossièrement ce que la personne doit faire pour éviter un désastre qui l’affectera personnellement. Elle ne donne pas de détails. Les gardiens comptent essentiellement sur le chêne pour les prévenir des attaques des créatures du Moussillon.

Rachard [CdG p82]

Accolé à la frontière du Lyonesse se tient Rachard, un château depuis lequel sir Rachard règne sur une poignée de villages. Ceux-ci sont remarquables pour des localités du Moussillon. La plupart des taudis ont des toits qui ne fuient pas et les habitants ont l’air humain, ne se distinguant que par quelques verrues ou des cheveux broussailleux. Beaucoup de gens mettent cela sur le compte de la position du fief, à l’extrémité du duché.

En fait, tout vient de la volonté du seigneur. Il ordonne à ses hommes d’armes de parcourir les villages des environs et d’amener les paysans les moins déformés dans ses localités pour y vivre. Quiconque naît avec une grave difformité est emmené au château, pour ne jamais plus reparaître. Les paysans mourants sont également emmenés au château. [...]