STIRLAND

Grand comté de Stirland

WD146, HdS, U&HE

Géographiquement, le Stirland est compris entre le Stir, le Reik et l'Aver, avec, en guise de frontière est, les Montagnes du bout du monde.

Politiquement, le Stirland fait partie de l'Empire. Cette province étendue a des frontières avec l'Averland, le Moot, le Reikland, le Talabecland et l'Ostermark. Les montagnes du Bout du Monde abrite la forteresse naine de Zhufbar.

Selon Uniforms & Heraldry of the Empire. la bannière du Stirland montre un squelette soufflant dans une corne de chasse comme un appel au combat. Le squelette lui-même symbolise la terre de cette province, à la fois à cause de leur cri de guerre "la victoire ou la mort" et aussi comme une sinistre allusion à la Sylvanie. Cette dernière région fait en effet nominativement partie du Stirland.

Dans le WD146, on avait une bannière très proche de celle de droite.

Gouvernement : féodal, avec un conseil consultatif de nobles
Capitale :Wurtbad
Villes franches : Flensburg, Schramleben
Exportations principales : articles en laine, vin, poisson salé, objets manufacturés en bois

Bordé par les Montagnes du Bord du Monde à l’est et au nord, à l’ouest et au sud par le Stir, l’Aver et le Reik, le Stirland est une province accidentée aux paysages très variés. Sa réputation de trou perdu est largement imméritée, car elle compte bien des villes de taille importante et entretient des liens commerciaux forts avec les nains de Zhufbar. Néanmoins, sa situation, à l’écart des centres de décision, et la présence des territoires redoutés de la Sylvanie lui donnent mauvaise réputation.

Les régions septentrionales, le long des rives du Stir, sont couvertes par l’extrémité de la Grande Forêt. À l’est, au-delà de Siegfriedhof, la forêt est plus clairsemée et se sépare en deux, le bois de la Famine d’une part et le bois Sinistre de l’autre part, des lieux à la réputation horrible.Au-delà du bois Sinistre, un lugubre village marque l’entrée du Hel Fenn, où les troupes impériales anéantirent l’armée de Manfred von Carstein, l’un des Comtes Vampires de Sylvanie.

L’ouest est dominé par le Stirhügel, la contrée vallonnée qui fut le premier foyer de la tribu Styrigen, il y a des milliers d’années. Traversées par la vielle route des nains et la route de Nuln, les collines abritent essentiellement des villages de bergers qui vendent leurs produits sur les marchés de Flensburg et Wördern. Cachées parmi les sentiers sinueux et les vals brumeux, on trouve toutefois les tombes des anciens chefs des tribus des Styrigen. Tombeaux creusés à flanc de colline ou tumuli recouverts de tourbe, elles datent de l’époque préimpériale. Bien que les pluies ou les crues puissent parfois les révéler au grand jour, leurs entrées furent bien cachées par ceux qui les construisirent. Les autochtones les considèrent comme maudites, et il semble que chaque village ait au moins une histoire concernant un individu ayant disparu alors qu’il enquêtait sur la dernière demeure des "anciens rois" . Cependant, les chasseurs de trésors et les nécromanciens cherchent encore les tombes des Styrigen, chacun pour des raisons différentes.

C’est toutefois l’est du Stirland qui fait régner la terreur sur le reste de la province, car c’est là que se trouve la région enténébrée de Sylvanie. Depuis la sombre ville de Tempelhof, qui n’a pas eu de prêtre de Morr attitré depuis 800 ans, jusqu’aux contreforts des Montagnes du Bord du Monde, entre le bief de l’Aver et le Stir, la plus grande région du Stirland est un lieu de terreur et d’obscurité. On dit que les fantômes y évoluent en toute impunité à la nuit tombée parmi les collines Hantées et que l’épais brouillard des bois sylvaniens emprisonne parfois les âmes, les obligeant à y errer à jamais. La portion orientale de la province est la plus désolée, là où d’anciens châteaux noirs sont juchés sur leurs pics escarpés comme des vautours scrutant les villes en contrebas. La Sylvanie est un lieu que la plupart des Stirlanders tentent d’oublier et les percepteurs du Comte Électeur n’y viennent qu’accompagnés d’une imposante escouade armée. Même les nains de Zhufbar évitent la Sylvanie, préférant prendre la route du sud vers Schramleben et traverser le Moot quand ils désirent se rendre à Wurtbad.

LES HABITANTS

Descendants de l’antique tribu Asoborn, les Stirlanders sont des individus courtauds et trapus, fort semblables en cela à leurs voisins de l’Ostermark. Les cheveux noirs, soupçonneux vis-à-vis des étrangers, leur lignée est restée l’une des plus pures de tout l’Empire. D’aucuns soulignent qu’ils présentent un fort degré de consanguinité, mais comme le font remarquer les nobles stirlanders, même les individus issus des couches les plus populaires peuvent citer les noms de leurs ancêtres sur un grand nombre de générations.

Célèbres pour leurs superstitions, les Stirlanders sont des gens prudents. Aussi réputés pour être très ruraux et arriérés, ils sont souvent le sujet des moqueries du reste de l’Empire en raison de leur rythme de vie, mais de leur lent parler. Pour leur part, les gens du Stirland sont fiers d’avoir préservé les anciennes coutumes et leur vision à long terme de la vie. Sous leur meilleur jour, les Stirlanders sont calmes, réfléchis et ont l’habitude de prendre leur temps pour faire les choses. Comme ils adorent les longues histoires paillardes, la taverne locale est le cœur de toute communauté. Les gens s’y rassemblent pour ntendre leurs histoires préférées, les ragots locaux et, de temps à autre, les nouvelles du monde extérieur. Les courses sont aussi un des passe-temps favoris des habitants du Stirland, bien qu’il ne s’agisse pas des courses à pied ou à cheval qu’on pratique dans le reste de l’Empire.

Comme la plupart des communautés sont basées sur des terres agricoles, les oies, les vaches, les cochons et les ratiers sont souvent opposés les uns aux autres durant des compétitions locales, qui ont généralement lieu à l’occasion d’une fête ou du jour du marché. L’animal qui l’emporte se voit généralement offrir "des rubans et une remise de peine", ce qui signifie qu’il ne servira jamais de dîner.

Pour ce qui est de leurs travers, les Stirlanders sont isolationnistes, suspicieux et rigides. Cependant, ils considèrent seulement qu’ils perpétuent les traditions: " Elles fonctionnaient très bien par le passé et il n’y a aucune raison d’en changer aujourd’hui" ,comme ils aiment à le dire. Ils ont du mal à sceller des amitiés: il leur faut parfois des années pour accepter les nouveaux venus dans leurs communautés. La plupart des habitants de l’Empire les considèrent comme des sauvages, notamment à cause de leur habitude de boire la bière chaude. Toutes les tavernes du Stirland présentent un grand tisonnier posé à côté du feu. Les voyageurs transis de froid et les vieux poivrots le posent dans les braises en attendant leurs boissons, puis ils le plongent dans leurs chopes, réchauffant ainsi la bière et produisant un nuage de vapeur alcoolisée. Mais ils ont bien d’autres coutumes curieuses. Par exemple, quand des étrangers s’approchent d’un village du Stirhügels, les enfants leur lancent des fientes de cochon car ils croient que cela éloigne les mauvais esprits. Ils pensent qu’une personne touchée par un excrément de porc est particulièrement protégée. Dans les villages proches de la Sylvanie, les maisons et les fenêtres sont bordées d’une variété d’ail locale particulièrement âcre destinée à éloigner ce qu’on appelle avec euphémisme "les hommes du Comte" . Quand quelqu’un disparaît, les habitants rejettent la faute sur "des gousses d’ail trop vieilles" , et non sur la fausseté de cette superstition.

Les Stirlanders qui habitent la région centrale de cette province sont connus pour leur aversion des halflings, car ils supportent mal la décision vieille de 1500 ans qui leur arracha leurs meilleures terres et les donna aux " demi-portions" . Bien que ce ressentiment tourne rarement à la violence, le préjugé voulant que les halflings soient des voleurs est plus fort ici que dans n’importe quelle autre région de l’Empire. À Wördern, la tradition veut que lorsque l’on célèbre l’anniversaire d’un enfant, on construise un mannequin de paille de la taille d’un halfling, rempli des sucreries et des douceurs qu’il a " volées" aux enfants. Il est suspendu à une branche et les enfants aux yeux bandés le frappent violemment avec des bâtons jusqu’à ce qu’il éclate et leur " rende" les sucreries. Les habitants du cru nient les rumeurs selon lesquelles des ivrognes suspendent parfois de vrais halflings.

Les habitants de Sylvanie sont des gens mornes, qui sourient rarement et n’aiment guère parler aux étrangers. On ferme les portes à double tour et les gens se signent régulièrement pour repousser le mauvais œil quand quelque chose d’inhabituel se produit. Ils sont également fatalistes, acceptant la fin lugubre que la vie semble leur réserver. Les Sylvaniens sont tellement résignés à leur "destin" que rares sont ceux qui quittent la province, au grand soulagement de leurs voisins.

Les visiteurs ont généralement du mal à se faire à l’accent rustique et à la lenteur excessive de l’élocution des Stirlanders, car ils répètent souvent les questions, et passent généralement un bon moment à réfléchir avant de répondre. Les comédiens utilisent souvent une forme caricaturale de l’accent du Stirland quand ils interprètent un personnage lent ou rural dans une pièce.

"Un tas de péquenauds, si vous voulez mon avis." - Un marchand d'Altdorf

"Les traditions sont là pour une bonne raison : elles sont pleines de bons sens et valent la peine qu’on les perpétue. Changer dans le seul but de changer, c’est l’apanage du Chaos, vous ne croyez pas ?" - Un noble stirlandais

"La province tout entière est en proie à la démence, je vous le dis ! Pourquoi ? Ils boivent leur bière tiède ! On frise le blasphème tout de même !" - Un nain de Karaz-a-Karak

"À réfléchir précipitamment, on fait des erreurs plus rapides." - Proverbe stirlandais

Monnaie frappée au Stirland [L'Arsenal p6-7] :

L'Empire bat la majorité des pièces en circulation dans le Vieux Monde. Chaque ville frappe sa propre monnaie mais elle se doit de respecter les spécifications définies à Nuln. Dans la pratique, les variations sont monnaie courante. Il est déjà arrivé que la mort qui s'affiche généralement sur le revers des pièces d'Altdorf, soit remplacée par un griffon rampant. Le seul point commun entre toutes ces pièces est l'effigie du Comte-Électeur en fonction qui figure sur l'avers de la pièce. [...]
À l'époque de Sigmar, les tribus qui contrôlaient [le Stirland] étaient dirigées non pas par un chef, mais par une féroce reine guerrière. Bien qu'elle mourût lors de la bataille du Col du Feu Noir et que son fils prît à sa suite le titre de Comte Électeur, elle est toujours célébrée dans les chansons traditionnelles du comté. Son nom est aujourd'hui oublié, mais son image est pour toujours frappée sur les pistoles d'argent du Stirland.

LES TROUPES PROVINCIALES DU STIRLAND

Cet archer du Stirland porte un uniforme simple basé sur les vêtements de travail des campagnes. Les couleurs du Stirland sont le vert et le jaune, simplement utilisées en bloc - c'est un style fréquent chez les régiments d'archers de ces provinces. Ces uniformes sont généralement fait localement, les pigments utilisés et la coupe des vêtements varie donc de région en région.

UHE (p43) présente une unité particulière au Stirland : la patrouille de la rivière Stir. Cette unité est basé dans les ports sur cette rivière et surveille le commerce sur ce fleuve. Elle se distingue des autres troupes du Stirland par ces couleurs vertes et blanches. Elle porte des symboles de Manann ou des poissons (dont le green lurkerfish connu pour ses attaques rapides).

L'ordre des chevaliers de la rose noire [WDF138 p49]

Cet ordre a été fondé pendant l'époque des Trois Empereurs en tant que garde du corps de l'un des prétendants, le Comte Électeur du Stirland. Les Chevaliers de la Rose Noire ont une longue histoire, jalonnée d'épisodes plus ou moins reluisants, ayant changé d'allégeance pas moins de trois fois au cours de la guerre. Bien qu'ils portent encore aujourd'hui l'emblème de leur fondateur, leur loyauté va d'un noble à l'autre. En effet, les Grands Maîtres de la Rose Noire ont la réputation d'être des intrigants politiques qui savent mettre à profit leur puissance militaire pour arriver à leurs fins.

LES SOUVERAINS DU STIRLAND

Alberich Haupt-Anderssen, comte électeur, grand comte (ou graf) du Stirland, prince de Wurtbad, souverain de Sylvanie [LCI p17&26, EeF p16, HdS p85]

[Ci-contre la bannière du comte selon Uniforms & Heraldry of the Empire]

Alberich est né en 2497. Il n'a pas d’héritier désigné. Il règne depuis Wurtbad et c'est un sigmarite convaincu.

Il mène [sans doute de manière honoraire] un escadron de cavalerie de la garde impériale aussi nommé "le faucon de Wurtbad".

Martin du StirlandMartin von Krieglitz, comte électeur (LA MV WFB4 p29, sur WarhammerWiki, Image TEaW p22)

Ce comte du Stirland est le vainqueur du comte Mannfred von Carstein à Hel Fenn en 2145 CI. Il annexe de fait la Sylvanie. Les von Krieglitz sont plus généralement associés au Talabecland.

Marius Holseher, comte électeur [LA DdC V7 p28]

Pendant sa croisade en Arabie en 1460, Comte Electeur du Stirland découvre le miroir des Cauchemars et voyage sans le vouloir dans le Royaume du Chaos. Pour des raisons inconnues, les dieux du Chaos le laissent repartir sans lui faire de mal et le comte fera le récit de ses voyages dans le Liber Malefic. [C'est une allusion à RoC, Slaves to Darkness.]

Le Croc Runique du Striland est nommé "Fauche-les-Orques" [WDF153 p71].

Autres nobles :

- Baron Kurt von Steinburg [LA Empire v8 p. 32] : piètre combattant qui n a jamais gagné le moindre duel de sa vie, mais qui est réputé pour etre un des plus brillants strateges de tout l"Empire.

- Comte Strome du Stirland [WD147p.33]: Réputé pour avoir coupé un chevalier bretonnien en deux par le milieu (cheval compris) avec une épée à deux mains.

LOCALITES DU STIRLAND

Cartes de MadAlfred : Stirland à WFRP1 (2512), Stirland à WFRP2 (2522). Entre WFRP1 et WFRP2, le Stirland a gagné sur l'Averland la zone comprise entre le bras bleu et le bras Aver à l'est du Moot.

Dépourvu d'explication officielle, Empire at War imagine une guerre civile en 2514CI qui redessine les frontières à l'intérieur de l'Empire.

Wurtbad [HdS p88]

Capitale du Stirland,Wurtbad est située au bout de la vielle route des nains et entourée par la Grande Forêt. De loin la plus grande ville du Stirland, ses murs et ses édifices blanchis à la chaux, ainsi que ses docks et ses marchés grouillant d’activité, indiquent qu’il s’agit d’une ville marchande prospère. Par décret des Comtes Électeur, tout le vin produit dans l’ouest du Stirland doit être vendu à Wurtbad, ce qui a valu à la ville le sobriquet de "capitale du vin de l’Empire" . Les négociants viennent de tout le pays et d’au-delà pour enchérir sur le millésime à venir, et la guilde des négociants en vins constitue ici une force politique importante.

La cité est dirigée par la famille Haupt-Anderssen, qui abrite les princes de Wurtbad. Comme ils sont également les Comtes Électeurs,Wurtbad est le centre régional du gouvernement et de la diplomatie. L’art de recevoir dans les auberges est très respecté à Wurtbad, l’auberge de l’Aigle Doré étant l’une des favorites des dignitaires en visite. La ville est aussi célèbre pour ses nombreux bains aux sources chaudes, et bien des nantis viennent y "prendre les eaux" . Comme les riches et les puissants s’y rendent régulièrement, les espions et les assassins y exercent souvent leur office. Par conséquent, le comte dispose d’une police secrète vigilante charger d’éviter les incidents embarrassants.

Helwud et Jaek… Les Chaos Brothers [Citadel Journal Spring 1987] - Deux "célébrités" locales

Quand les serviteurs du Chaos se réunissent dans leurs halls fétides et enfumés, ils lèvent leurs chopes en crâne à Khorne le Dieu du Sang. Alors la foule hurle ses menaces et boit le sang infect, en l’honneur des milliers d’atrocités commises au nom de Khorne. Se saoulant des vapeurs du breuvage infâme, les guerriers racontent leurs exploits et les exploits des héros passés. Mais l’histoire revient toujours à deux serviteurs de Khorne, deux héros dont les exploits légendaires prennent racines dans des batailles sanglantes, Helwud et Jaek – Jaek et Helwud – Les Chaos Brothers.
Leur histoire est une histoire de mort, de violence, de sang et de plus de mort. Une histoire d’autant plus terrible qu’elle commence dans l’innocence, à "L’Orphelinat de Véréna", une institution charitable pour les enfants errants et abandonnés de la petite ville de Wurtbad. C’est là que Jaek et Helwud grandirent sous la surveillance d’une prêtresse de Véréna. Mais cette surveillance n’était pas assez rapprochée ! La nuit venue, ces jeunes orphelins quittaient leurs lits confortables et allaient à la cave sous les fondations. Là, ils écoutaient les étranges histoires du mystérieux étranger qui vivaient dans les ordures de la crypte. Seuls les orphelins connaissaient ce personnage mystérieux qui parlait d’une voix rapide et jouait d’une flûte de Pan. Ils ne se rendaient pas compte du mal que cette étrange voix inhumaine et cette musique surnaturelle infligeait à leurs âmes innocentes. Car derrière ces loques se cachait rien de moins qu’un des serviteurs du Chaos – un Seigneur de la Ruine Skaven décidé à façonner de jeunes âmes à la volonté de Khorne !
Des actes d’hérésie, d’infamie et de meurtre commis à l’"Orphelinat de Véréna" durant la nuit d’Hexensnacht, nous n’en dirons pas plus. Depuis ce jour sanglant, la légende de deux des guerriers du Chaos les plus craints commença. Qui sait où elle s’arrêtera… les hommes pieux ne peuvent que prier que ce sera bientôt.

Leicheberg [HdS p87]

À la lisière des collines Hantées, près de la source du Cours Noir, Leicheberg vit dans la peur de sa voisine orientale,la Sylvanie.Le chef de la communauté, le comte Petr von Stolpe, a combattu les morts-vivants à plus d’une occasion et est convaincu que les von Carstein ont l’intention de s’étendre au-delà de leurs anciennes frontières. Il a demandé à de nombreuses reprises à la cour de Wurtbad de lancer une campagne militaire destinée à nettoyer la Sylvanie, mais en vain. Il entretient une troupe impressionnante pour défendre ses terres, et les répurgateurs et les chasseurs de vampires sont les bienvenus à sa cour. En tant que fidèle de Morr, ses donations ont permis la fondation d’un temple et d’un jardin dédiés à cette divinité bien plus vastes que ce dont la ville aurait normalement besoin. Le comte pense en effet qu’il est de son devoir d’assurer un enterrement décent à tous ceux qui meurent sur ses terres. Sa plus grande crainte, c’est que maintenant que von Carstein a levé son armée, il marche sur Leicheberg et que nul ne lui vienne en aide.

Siegfriedhof [HdS p87]

Située sur le fleuve, près des bois de la Famine, Siegfriedhof est un bourg appartenant à l’ordre des chevaliers du Corbeau, des templiers de Morr voués à la destruction des morts-vivants. La ville fut un présent des Comtes Électeurs du Stirland, en remerciement de l’aide des chevaliers lors de la bataille de Hel Fenn, il y a près de 400 ans. Le monastère de l’ordre domine la ville et, depuis ce lieu, ses membres gardent un œil sur la Sylvanie, à l’est. À l’instar de sa jumelle d’Essen, l’abbaye de St Aethelbert le Vigilant envoie des agents en Sylvanie pour rassembler des informations pouvant servir contre les Comtes Vampires. Les habitants de Siegfriedhof sont assez méfiants à l’égard des étrangers et il arrive que certains soient lynchés sur de simples présomptions.

Waldenhof [HdS p88]

Capitale de la Sylvanie, Waldenhof est une ville fortifiée qui se dresse au confluent des cours d’eau qui donnent naissance au Stir. Construite il y a bien longtemps à l’aide de pierres noires, avec des gargouilles surplombant semble-t-il chaque coin de toit,Waldenhof est une ville à l’atmosphère sinistre. Comme l’a remarqué un voyageur, "on dirait un lieu bâti à partir des cauchemars de tous les enfants" . Bien que la ville soit dotée d’un chantier naval au pied des falaises qu’elle domine, les bateaux viennent rarement aussi loin malgré les perspectives de commerce avec les nains des collines en amont. Le château de Waldenhof domine la région à des kilomètres à la ronde et beaucoup considèrent cette masse noire comme un signe de mauvais augure, car c’est d’ici que le comte von Carstein règne avec cruauté. Les habitants de Waldenhof ferment et verrouillent leur porte à la nuit tombée, ne laissant alors plus personne entrer, même si on les appelle à l’aide en hurlant. Comme le veut la loi, seules les tavernes sont ouvertes le soir. Certains disent que c’est parce que les auberges de Waldenhof sont le "terrain de chasse" favori des serviteurs du comte.

Pour les autres villes de Sylvanie cf la page dédiée.