OSTERMARK

Ligue d’Ostermark

WD146, HdS, U&HE

Géographiquement, l'Osterland est limité au nord par le Talabec inférieur, au sud par la rivière Stir et à l'est par les montagnes du Bout du Monde.

Politiquement, la Ligue d'Ostermark est la province la plus à l'est de l'Empire. Elle est frontalière du Grand Duché de Talabecland (auquel elle était attachée en 2512), du Stirland (notamment du comté de Sylvanie), de Kislev et, enfin, du territoire (mal) contrôlé par les nains de Kadar Kadrin. C'est une région régulièrement envahie par des gobelinoïdes et sujète aux phénomènes de la magie nécromantique.

Selon Uniforms & Heraldry of the Empire, l'emblème de l'état est une manticore couronnée, rappelant le fameux destin du premier électeur comte d'Ostermark battu par une telle créature près des montagnes du Bout du Monde.

Gouvernement : conseil de nobles dirigé par un chancelier
Capitale : Bechafen
Villes franches : aucune
Exportations principales : articles en laine, bière, bois d’œuvre, chalands

L’Ostermark est situé à l’extrémité orientale de l’Empire, la où la loi de l’Empereur s’arrête à la frontière du sauvage Kislev et des royaumes des nains, dans les Montagnes du Bord du Monde. C’est une région sombre et désolée, composée de vastes landes qu’encadrent les deux bras de la Grande Forêt. Un tapis de neige couvre le pays pendant l’hiver, et au printemps, le dégel transforme la plupart de ses routes en bourbiers. Même en été, le soleil semble intimidé et affaibli, comme s’il n’était pas certain d’être à sa place en ce lieu.

L’Ostermark est divisé en quatre régions principales.Au nord, c’est la portion de la Grande Forêt qu’on connaît localement sous le nom de "bois du Griffon", qui suit le cours de la Talabec supérieure et abrite la capitale, Bechafen.Au sud, le long des rives du Stir, la partie de la Grande Forêt qui arrive près d’Essen est appelé le bois Mort, du moins quand on ose en parler, car la cité éteinte de Mordheim repose en son centre. Entre ces deux régions, mais au sud de la Brunwasser, se trouvent les landes centrales, vaste étendue de collines basses, de terres marécageuses et de lacs peu profonds qui abrite des troupeaux de moutons et quelques villages éparpillés.Au nord de la Brunwasser, entre les Montagnes du Bord du Monde et l’orée du bois du Griffon, on trouve de larges bandes de prairies vallonnées. Propices à l’élevage des chevaux, ces terres ont souvent été l’objet de combats entre les Ostermarkers et leurs voisins kislevites.

Autour de Bechafen, le bois du Griffon a longtemps été le centre de la vie économique et politique de l’Ostermark, en particulier depuis la destruction de l’ancienne capitale, Mordheim, en 1999 CI. Les principales exportations de la région sont le bois d’œuvre et les chalands, construits sur place pour ces derniers, à partir des arbres abattus durant la saison.

Les troncs descendent la rivière depuis des communautés aussi éloignées que Fortenhaf et Remer jusqu’à Bechafen, où les réalisations des charpentiers navals comptent parmi les meilleures de tout l’Empire. Le bois du Griffon, qui n’est pas aussi dangereux que d’autres régions forestières, compte nombre de petits villages et de hameaux isolés, mais aussi, dans ses profondeurs, les ruines de villages plus anciens et même de petites villes. Depuis le début de la [dernière incursion du Chaos, en 2522CI], l’extrémité orientale du bois du Griffon, sous Fortenhaf, abrite les réfugiés kislevites qui fuient la dévastation de leur pays. Le banditisme et les pirates fluviaux y sont devenus un réel problème, si bien que le gouvernement de Bechafen envisage d’envoyer une troupe soutenir le margrave Röntgen pour y restaurer l’ordre.

Les Ostermarkers font de larges détours pour éviter le bois Mort, au sud. Le trafic entre Krugenheim, au Talabecland, et Essen ou Karak Kadrin, dans les montagnes situées au-delà, circule le long du Stir ou fait un large détour en contournant les landes Désolées. Les bois ont une effrayante réputation depuis la destruction de Mordheim. Nul n’y vit plus et rares sont ceux qui y pénètrent de leur plein gré. Les habitants du cru jurent qu’ils entendent des cris venus des bois à la nuit tombée, et que quiconque y entre en ressort fou et transformé… si tant est qu’il en ressorte.

Certains mettent ces événements sur le compte de la colère des dieux, d’autres sur les étranges pouvoirs de la pierre tombée des cieux lors de cette nuit légendaire, mais quelle qu’en soit la raison, rien de naturel ne vit plus aujourd’hui dans ces bois. Parfois, une chose s’en échappe et vient dévaster les fermes et les villages, jusqu’à ce que les habitants terrifiés finissent par la traquer et la tuer, brûlant son corps sur place. Un incident particulièrement horrible s’est déroulé à Essen l’année dernière, quand une bande de cinq mutants a réussi à passer les portes de la ville et à tout dévaster, massacrant plus d’une dizaine d’habitants avant d’être terrassée.Après examen, les habitants ont reconnu en ces mutants un groupe d’aventuriers qui étaient entrés dans la forêt un an auparavant, à la recherche d’un trésor, et dont on n’avait plus entendu parler… jusqu’à cette nuit. Les landes Désolées occupent la partie centrale de la province et comprennent les collines de l’Effroi, au sud. Les deux régions accueillent une population clairsemée, la plupart des villes et des villages étant situés au bord des cours d’eau. Dans les landes, l’élevage d’ovins est répandu, mais on y trouve également de petits troupeaux de vaches laitières. Des fermes et des maisons isolées sont dispersées dans toute la région, les fermiers et gardiens de troupeaux qui y vivent préférant la solitude et ne se rendant parfois même pas une fois par an en ville.

Les collines de l’Effroi constituent un cas particulier car elles ressemblent beaucoup aux landes Désolées, mais leur réputation est bien plus étrange. Près de la frontière de la Sylvanie, quelque part dans les collines, se trouve selon la rumeur le site d’une grande bataille menée contre les Comtes Vampires de Sylvanie. Les troupes des Comtes Vampires l’emportèrent et un massacre s’ensuivit qui ne laissa aucun survivant. La légende raconte qu’une fois les cadavres ranimés pour servir dans les armées des Comtes, leurs âmes furent abandonnées là, sans espoir de trouver le réconfort de Morr. Aujourd’hui, ceux qui pénètrent dans les profondeurs de cette région peuvent voir des lueurs flottantes, celles des âmes qui sont mortes ici. Elles essayent de duper les voyageurs et de les attirer vers la mort, afin de pouvoir voler leurs corps et de revenir à la vie. L’esprit de ceux dont le corps est volé de la sorte rejoint les âmes perdues des collines de l’Effroi.

On donne le nom de Veldt aux prairies situées au nord-est,de grandes plaines vallonnées situées entre le bois du Griffon et les Montagnes du Bord du Monde. Là, les Ostermarkers élèvent des troupeaux de chevaux, que l’on peut distinguer à la marque de leurs propriétaires. Les chevaux ostermarkers sont célèbres pour leur grande taille et leur force,et des acheteurs viennent de fort loin au marché à chevaux d’Heffengen pour en ramener quelques-uns dans leurs écuries. Sous la pression des réfugiés kislevites qui tentent de s’installer dans le Veldt, certaines manœuvres visent à convaincre le chancelier Hertwig et le conseil de l’Ostermark de les renvoyer dans leur pays.

Autres infos (non-sourcées):

Voir le forum du Conseil Impérial.

LES HABITANTS

L’Ostermark est depuis longtemps un objectif de conquête, que ce soit par les envahisseurs ayant des velléités sur l’Empire ou par les armées impériales en marche pour Kislev. Occupée à l’origine par la tribu mineure des Ostagoths, l’Ostermark était souvent la proie d’attaques d’orques, de gobelins et de trolls avant que Sigmar ne fonde l’Empire. Défendant leurs foyers et leurs villages fortifiés avec acharnement, les Ostagoths apprirent la valeur de la coopération entre les clans en réalisant qu’ils étaient plus forts unis que divisés. Cela les ouvrit à l’appel à l’unité de Sigmar, et ils envoyèrent une importante troupe de soldats armés de haches à l’armée qui combattit au col du Feu Noir. Une fois la bataille achevée, leur chef Adelhard accepta le titre de Comte Électeur en riant, faisant remarquer à Sigmar que leur victoire était "écrite dans les étoiles". On se souvient encore de cette plaisanterie, symbolisée dans le blason de la province composé d’une étoile et d’un "griffon victorieux" couronné.

Adelhard et ses hommes prirent des épouses et des maîtresses parmi le peuple d’Averland,de Stirland et de Talabecland lors de leur voyage de retour. Ces femmes furent les initiatrices de nombre de nouvelles lignées à venir dans cette région qui portait désormais le nom d’Ostermark, ou "marche orientale", en raison de sa situation à la frontière. À ce mélange s’ajoutèrent des éléments ungols durant les invasions du milieu du XVIIIe siècle, ce qui ouvrit la région du Veldt à l’élevage des chevaux. Les Kislevites traversèrent aussi la frontière, mais plus en colons qu’en conquérants, fuyant la cruauté du tsar et les catastrophes naturelles comme la famine et la sécheresse. Tous ces éléments se conjuguèrent pour former un peuple qui, s’il se montre toujours impérial en termes de culture et de langue, propose des différences caractéristiques par rapport à ses cousins occidentaux.

Les Ostermarkers sont plutôt corpulents et trapus, et leurs yeux révèlent souvent les traits orientaux qu’ils ont hérités des Ungols. Les hommes ont l’habitude de se laisser pousser une longue et épaisse moustache plutôt que la barbe, et un haut couvre-chef en fourrure remplace les chapeaux mous à la mode que l’on trouve dans le reste de l’Empire. Les femmes portent les cheveux détachés quand elles sont célibataires, et tressés en une longue natte attachée derrière la tête quand elles sont mariées. En raison du climat froid, les Ostermarkers ont tendance à porter plusieurs couches de vêtements, dans un style qui semble pittoresque, voire vieillot, aux yeux des autres habitants de l’Empire.

Sous leur meilleur jour, les Ostermarkers sont des individus passionnés, habités par l’amour de la vie, des chevaux, de la vodka et de la danse. Leurs femmes en particulier sont renommées pour leurs humeurs ravageuses et leur nature passionnée. Plus d’un dandy du Reikland a été jeté à moitié nu dans le Veldt après avoir tenté de séduire une jeune femme de l’Ostermark… et souvent de la main de fille en question.

Toutefois, peu d’habitants de l’Empire s’intéressent à cette facette de la nature de l’Ostermark. La plupart affirment que les Ostermarkers sont pour moitié Kislevites, pour moitié paysans, et totalement moroses. Célèbres pour leurs interminables beuveries, leurs funérailles complexes et parfois le mélange des deux, les Ostermarkers sont des individus auxquels on ose rarement demander comment s’est passée leur journée, de peur d’être victime d’un déprimant monologue. Quand ils sont au plus bas, ils font preuve d’une obsession presque théâtrale de la mort et de ses attributs. Les veuves se remarient rarement car aucun Ostermarker ne resterait dans le royaume de Morr s’il savait qu’un autre homme est avec sa femme. La crainte des revenants fait des exorcistes et des prêtres de Morr des individus bienvenus dans tout l’Ostermark, tandis que les charpentiers sont très demandés pour sculpter des cercueils fort élaborés, très répandus dans cette province. Pour un Ostermarker, cette tradition de désespoir flamboyant est naturelle. Issus d’une province régulièrement pillée, rasée et mise à sac, les Ostermarkers comprennent que la mort fait partie intégrante de la vie.

Les habitants de la Ligue honorent tous les dieux, mais ils ont le plus grand respect pour Ulric, Morr, Sigmar, Taal et Rhya. Les cercles de pierres de la Foi Antique ont depuis longtemps été éliminés par les prêtres de Taal, et Bechafen est le site du plus grand temple sigmarite oriental depuis que [l'incursion du Chaos de 2522 a] dévasté Wolfenburg. C’est ici que le lecteur sigmarite de Wolfenburg s’est réfugié quand la cité est tombée, même si certains disent derrière son dos qu’il aurait dû mourir en restant à son poste.

Les Ostermarkers entretiennent de bonnes relations avec les nains de Karak Kadrin, en raison de leur respect commun envers Sigmar, mais également à cause de la menace de la Sylvanie qui pèse sur tous, à laquelle s’ajoute depuis peu l’invasion de Crom, lieutenant d’Archaon, via le col du Pic. Le chancelier Hertwig a recruté une armée de l’Ostermark à Eisental pour combattre cette menace, mais si on a entendu des rumeurs concernant la défaite du roi Ungrim, on n’a vu aucun signe de l’armée de Crom.

Comme chez les habitants de l’Ostland, l’accent des Ostermarkers a quelques points communs avec celui des Kislevites. En effet, ils parlent le reikspiel avec un accent caractéristique, en roulant notamment les "r", ce qui leur vaut souvent d’être l’objet de plaisanteries. Contrairement aux Ostlanders, leur langue a une certaine musicalité. Des mots archaïques et oubliés par le reste de l’Empire sont souvent utilisés, ainsi que des termes empruntés aux Kislevites. L’accent est facile à imiter tant il est particulier,et il est souvent utilisé par les nobles ivres qui cherchent à se gausser grassement pendant une soirée.

"Ces femmes de l’Ostermark, voilà des veuves comme pas d’autres. J’aimerais avoir une femme qui me pleure comme ça." - Capitaine Schultz

"L’Ostermark est effectivement une terre fertile en matière de recherche. On y trouve de nombreuses ruines et de multiples vestiges des temps passés, y compris la terrible Mordheim. C’est donc ailleurs que nous irons faire nos recherches sur le terrain." - Un professeur d'Altdorf

"Coincé entre Kislev et la Sylvanie, c’est un pays monotone, où les plus beaux jours sont battus par le vent et la pluie… Pourquoi diable quelqu’un voudrait-il y vivre ?" - Un Middenheimer

LES TROUPES PROVINCIALES DE L'OSTERMARK

Les couleurs de l'Ostermark sont le violet (voire pourpre) et jaune (ou blanc). Les teintes pourpres varient beaucoup car la couleur est notoirement difficile réalisée rapidement.

Un encadré du LA Empire V7 (p41), où Wolfram Hertwig, comte électeur de la province, refusa de laisser son commandement d'armée au Grand Maitre de l'ordre des Chevaliers de la Lumière Eternelle (un certain Kessler). La bataille -contre des orques- fut gagnée mais avec des pertes si lourdes que "depuis plusieurs années", l'Ostermark dépend de l'aide des armées de l'Ostland et du Talabecland pour sa survie.

Les Chevaliers de la Lumière Eternelle [Uniforms & Heraldry of the Empire p62]

Les Chevaliers de la Lumière Eternelle sont les champions de la justice et des causes perdues. Ils sont cependant mieux connus pour être un ordre maudit. En effet, des circonstances fâcheuses et la malchance colle à cette fraternité. Ces membres n'en parlent pas ouvertement et ne spéculent pas sur son origine éventuelle.

Après une série de désastres, comme un incendie, un tremblement de terre, la chute d'une comète, la demeure actuelle du chapitre est située à Essen.

D'autres infos par ici.

SOUVERAIN DE L'OSTERMARK

Maximillian Dachs, chancelier de la Ligue de l’Ostermark [LCI p.17]

 

Wolfram Hertwig, comte électeur, chancelier de la Ligue de l’Ostermark, prince de Bechafen [HdS p.68]

[Ci-contre la bannière personnelle de Wolfram Hertwig selon Uniforms & Heraldry of the Empire.]

"L’Ostermark est semblable à un Empire miniature, une ligue de villes libres et indépendantes qui se fient les unes aux autres pour assurer leur sécurité mutuelle. Nous n’avons pas d’autre choix : tous les autres habitants de l’Empire se moquent de nous comme de leur première chemise."

Si on en croit un encadré du LA Empire V7 (p.41), Hertwig n'est pas un très grand général :

"À la bataille de la Route Noire, Wolfram Hertwig, Comte électeur de l'Ostermark, refusa catégoriquement que le Grand Maître des Chevaliers de la Lumière Eternelle prenne le commandment de son armée. En conséquence, le Grand Maître Kessler et ses chevaliers firent demi-tour et regagnèrent leur commanderie principale, laissant Hertwig et son armée aggronter seuls une invasion d'orques. Bien que les peaux-vertes fussent finalement vaincus, l'armée du Comte subit des pertes prodigieuses, si bien que durant plusieurs années, l'Ostermark dût dépendre du Talabecland pour sa survie. la Folie d'Hertwig, car c'est ainsi que l'épisode fut enseute appelé, est aujoutd'hui encore une histoire dont la morale s'impose à tous les arrogants qui sont prêts à laisser leur fierté les aveugler. [...]"

Wolfram Hertwig meurt en 2524 CI à la bataille d'Alderfen durant la défense du Bastion Doré contre le champion de Nurgle Festak Krann [Nagash t.1 p.175].

Le Croc Runique de l'Ostermark est nommé "Pourfendeur de Trolls" [WDF153 p.71].

Qui dirige l'Ostermark?

Dans WFRP1, on cite en passant le chancelier Dachs et la province est dépendante du Talabecland. Dès WFB4, l'Ostermark est indépendante et électrice. On apprend plus tard que son comte électeur se nomme en fait Wolfram Hertwing.

Pour gérer la transition, les fans ont inventé une guerre civile en 2514CI :

De 2512 à 2515, l'Ostermark est menacé par les orques d'Azhag le massacreur (LA O&G WFB4 p. 15). La ville de Kohlizt est d'ailleurs détruite au printemps 2512. En 2514, alors que l'Empire se déchire, l'Ostermark déjà bien occupé par les orques se déclare neutre mais, dans les faits, il soutient l'Ostland en retour de soutiens passés contre les dictats du Talabecland. Le 30 Sommerzeit, le chancellier Maximillian Dachs est tué par les orques d'Azhag le massacreur dans une embuscade près du village de Taalfähre.
Malgré la prétendu neutralité, un détachement venu d'Ostermark et commandé par le Hauptmarschall Wolfram Hertwig participe à la bataille de Wolfenburg au coté des ostlandais et des averlandais. A la fin de la guerre, la province est détachée du Talabecland et Wolfram Hertwing nommé comte électeur.

Les HdS (p.70) dit cependant que les Hertwing détiennent traditionnellement le poste de chancelier depuis 2000 et la fin de Mordheim. Cela rend la version précédente incompatible (à moins de dire que Maximillian Dachs est l'époux d'une ainée Hertwing, un cousin ou autre parent) mais un lecteur propose aussi une solution intéressante :

"L'électorat d'Ostermark n'est pas héréditaire, mais dépend de la Diète de la province, qui est chargée, au décès du Chancelier précédent, de désigner par vote son successeur. Par habitude, parce qu'ils dirigent Mordheim, etc., on choisit un Steinhardt. En 2000, Mordheim est détruite, la lignée des Steinhardt s'éteint, c'est un Hertwig - les princes de Bechafen, la deuxième ville de la province - qui est élu à sa place. Là encore, une tradition s'installe de choisir le Chancelier parmi eux (après tout, IRL, si les Habsbourg ont été systématiquement été élus Empereurs, c'était d'abord pour leur puissance, plus tard par habitude). Mais en 2485, le Chancelier précédent meurt ; sans se poser de question, la Diète désigne son fils, Wolfram, pour lui succéder. Sauf que celui n'est qu'un "adolescent" (mettons qu'il a 16 ans). Et là,  arrive la "Folie d'Hertwig", le jeune chien fou refuse l'aide des chevaliers de la Lumière Eternelle, résultat, l'Ostermark est dans la mouise jusqu'au cou ! Double conséquence : la province est placée sous contrôle du Talabecland, et Wolfram est destitué de son poste ; on le remplace par Drachs, une marionnette du comte de Talabecland.
Mais la leçon a été retenue par Hertwig, qui s'assagit et, au fil des années, essaie de réparer sa folie de jeunesse, tant et si bien qu'il finit par être nommé Hochmarshall (commandant) des armées d'Ostermark. Quand survient la guerre civile et que Drachs est tué, il a été d'une telle efficacité dans le combat pour l'indépendance de la province que la Diète le ré-institue Chancelier, comme ses ancêtres avant lui."

Steinhardt, comte d'Ostermark [Mordheim p. 10]

[Avant 1999 CI où Mordheim est rasée]. Toute autorité avait disparu durant les années de folie précédant la destruction de Mordheim, et la misère qui affligeait l'Ostermark s'aggrava encore. Le peuple déserta les campagnes pour s'entasser en ville, les forgerons abandonnèrent leurs forges, et même les marchands et les usuriers renoncèrent au commerce. Ainsi, avant même la dévastation, l'Ostermark sombrait dans l'anarchie, tandis que son souverain, le Comte Steinhardt, avait depuis longtemps succombé aux plaisirs dépravés qui devaient se généraliser lors des derniers jours. Lui et la plupart des nobles périrent par le feu purificateur de Sigmar [la comète qui tomba sur la ville] et bien peu hélas pleurèrent la disparition de la longue et jusque-là honorable lignée des Steinhardt.

LOCALITES DE L'OSTERMARK

Cartes de MadAlfred : Ostermark à WFRP1 (2512), Ostermark à WFRP2 (2522).

Bechafen [HdS p70]

Située sur la rive sud de la Talabec supérieure, Bechafen est une cité dense et très peuplée protégée par une enceinte. Ses édifices sont étroits et élevés, et se penchent à des angles vertigineux sur des rues qui ressemblent à des tunnels sombres. Bâtis à partir du bois noir de la Grande Forêt, les bâtiments de Bechafen ont un aspect menaçant que nulle couche de chaux ou d’enduit coloré ne peut dissiper.

Bechafen est la capitale de l’Ostermark depuis la destruction de Mordheim en 2000 CI. Les princes de Bechafen, les membres de la famille Hertwig, détiennent traditionnellement le poste de chancelier depuis lors, en remerciement de leurs services après le désastre. Bien que cette charge soit héréditaire, elle doit être confirmée par un vote unanime des autres membres du conseil. Par décret de l’Empereur, le chancelier est également nommé comte électeur de l’Ostermark.

Bechafen est réputé pour ses chantiers de construction navale, où sont bâtis certains des meilleurs navires de l’Empire. On y trouve également deux scieries hydrauliques, présent du roi de Karak Kadrin. Elles transforment les troncs transportés par voie fluviale en planches plus faciles à transporter. Malheureusement, ce sont aussi les endroits préférés des criminels de Bechafen qui y font disparaître les corps de ceux qui se dressent contre eux.

Actuellement, Bechafen est agitée à cause de l’appel aux armes du chancelier Hertwig et de la progression de l’armée en direction d’Eisental. Laissée aux ordres de son frère cadet Matteus, la ville est en proie à la nervosité et craint qu’une armée du Chaos ne progresse au sud de Kislev et traverse la Talabec pour l’assiéger. Des agitateurs affirment que des espions sont cachés parmi les Kislevites de la ville et la milice municipale est déjà intervenue pour empêcher des lynchages. Si Crom n’apparaît pas bientôt, cette agitation pourrait bien forcer le chancelier à revenir.

Essen [HdS p70]

Ville isolée située le long du Stir septentrional, Essen a une situation peu enviable entre le bois Mort à l’ouest, les collines de l’Effroi à l’est et le Hel Fenn, de l’autre côté de la rivière au sud. Sous la direction du margrave Gotthold Schurz, Essen a acquis la réputation du village le plus hanté de tout l’Empire. Dans les tavernes, on dit que les fantômes sont aussi courants que les habitants dans les rues, que les champs sont labourés par des zombies et que des vampires sylvaniens chassent en toute impunité en ville. Bien qu’il s’agisse là de grosses exagérations de la situation réelle, il ne fait aucun doute qu’Essen a été autrefois menacée par les morts sans repos.

Autour de 2060 CI, deux factions de vampires se sont affrontées au gué d'Essen.

Fortenhaf [HdS p71]

Avant-poste isolé dans le nord-est de la province, Fortenhaf est important en raison de son bac,le plus grand de laTalabec supérieure après celui de Bechafen. Dirigée par le margrave Konrad Röntgen, la forteresse de Fortenhaf est un lieu hautement stratégique permettant de défendre l’Ostermark contre une invasion. Il assure de surcroît la collecte des revenus issus de tout le commerce frontalier.

Déjà avant la guerre, Fortenhaf était la plus "kislevite" de toutes les communautés de l’Ostermark. Les mariages mixtes de part et d’autre de la frontière sont répandus et les familles la traversent souvent dans un sens ou dans l’autre pour rendre visite à des parents ou pour leurs affaires. À Fortenhaf, le grand prêtre de Taal et Rhya, Sergei Maximov, est lui-même originaire de Kislev.

Toutefois, depuis la guerre, les réfugiés fuyant les combats sollicitent de plus en plus les ressources du nord-est. Beaucoup ont traversé illégalement la frontière, cherchant un abri sûr au sein de l’Empire. Des villages officieux ont été fondés à la frontière du Veldt et les éleveurs de chevaux de cette région craignent que les fermiers kislevites ne commencent à clôturer et à labourer leurs précieuses prairies. Ils ont transmis leurs doléances au margrave Röntgen, qui réfléchit désormais pour savoir s’il doit soumettre l’affaire au chancelier Hertwig ou s’il doit déclarer l’état d’urgence et expulser personnellement les immigrés.

Heffengen [HdS p71]

En plein centre de l’Ostermark, Heffengen est dirigé par le margrave Richard Dornier, l’un des plus importants éleveurs de chevaux de la province. Situé à l’orée des landes Désolées, la village se tourne le Veldt pour sa richesse, les services de la communauté étant essentiellement tournés l’été vers le marché aux chevaux qui attire des acheteurs de contrées aussi lointaines que l’Estalie.

Le margrave Dornier supporte mal la domination politique exercée par Fortenhaf sur le Veldt, qu’il perçoit comme un archaïsme ne reflétant en rien la réalité économique. Actuellement en campagne avec l’armée, il a saisi l’occasion pour tenter de convaincre le chancelier de donner à Heffengen l’autorité sur le Veldt et ses richesses équines.

Eisberg [LdR Warmaster p90]

Durant la Guerre des Comtes Vampires [2010 CI], la petite ville d'Eisberg en Ostermark se trouva sur le chemin d'une armée de morts-vivants placé sous le commandement de Vlad von Carstein. La ville était petite mais bien défendue. Des marécages infranchissables bloquaient le nord. Le sud était protégé par une profonde crevasse, appelée le Gouffre d'Eis, franchissable uniquement par un pont de pierre. L'ouest était barré par de hautes falaises mais un chemin escarpé conduisait du sommet à la ville elle-même en empruntant un réseau de cavernes.

[A priori la ville est tombée puis le scénario d'où est tiré cette description est nommé : "la chute de d'Eisberg".]

Duché de Bachenhoff (près des sources du Talabec) [WDF92 p56]

Le troisième duc de Bachenhoff était considéré par ses compatriotes nobles comme un fanatique religieux. On dit de lui qu'il pensait avoir été destiné à purger la Sylvanie de la malédiction de la non-vie qui l'affectait. Avec l'aide d'un répurgateur nommé Macarbiond et de sa fortune, il monta une armée. Sa croisade traversa la Sylvanie sans rencontrer rien d'autre que des paysans superstitieux et le mena jusqu'au Solland et à la colline Dalvern où il affronta le vampire Stryge Davagos l'Impur et ses morts-vivants. Le tank à vapeur "Délivrance", prêté par les ingénieurs d'Altdorf, cherchant à s'attirer les faveurs de l'église de Sigmar, finit par gagner la bataille. Le duc ne survécut pas à son face à face avec le vampire.

Mordheim

Mordheim, la cité des damnés, est l'ancienne capitale de l'Ostermark. En 1999CI, elle subit l'impact d'une météorite de pierre distordante. Devenu le théatre de la folie et d'affrontement entre bandes d'aventuriers. Elle est rasée en 2000 CI.
Vous pouvez en savoir plus en lisant les p8 à 13 du livre de règles de Mordheim.