L'ORDRE GRIS

Synthèse RoS 1 et 2, sources
Merci à Rincevent

Les magisters de l’Ordre gris ont adopté Ulgu, Vent gris de la duperie et de la confusion. Une traduction plus précise de la définition de cet art occulte, tel qu’il est décrit dans l’Ordonnance Impériale sur la Sorcellerie sous le nom de "cryptomancie", serait la magie dont l’exercice et l’influence touchent au secret et cachent la réalité.

Le domaine des Ombres est la magie induite par les aspirations, les desseins et les prédispositions du Vent gris. C’est le domaine de l’illusion, de la confusion et de la dissimulation. On l’appelle communément umbramancie.

Mais il reste cependant très fort dans les brumes stagnantes et humides qui font frissonner l’air et baignent tout de leurs ombres grises.

Les symboles de l'Ordre sont ceux du vent d'Ulgu et ajoutent l’Épée du jugement, le Capuchon et les Volutes de brume. Ci-dessous : le symbole géométrique, la Flèche (une image dérivant du symbole géométrique), L'Epée et l'Epéiste représentant le Jugement et la Protection.

Les sorciers de l'Ordre Gris ne sont pas les seuls à utiliser le vent d'Ulgu. Cette page décrit simplement l'institution impériale spécialisée dans la formation de sorciers utilisant cette magie et son enseignement.

L'USAGE DE LA MAGIE GRISE PAR L'ORDRE

Le Collège gris s’intéresse particulièrement aux vents et aux climats, aux transports magiques, au renforcement et à l’affaiblissement de l’esprit. Les sorts de cette dernière catégorie sont uniquement enseignés à ceux qui sont jugés assez responsables pour ne pas en abuser.

La "météorologie"

Un sorcier Gris peut apporter la pluie à une région touchée par la sécheresse, ou enliser une armée grâce à des pluies torrentielles. Mais la manipulation de forces aussi vastes nécessite beaucoup de soin et un bon jugement; l'eau que l'on apporte à une région est forcément puisée ailleurs. C'est pourquoi les sorciers Gris sont réputés pour leur grande sagesse, parce qu'ils n'agissent qu'après mûre réflexion : les régions souffrant de sécheresse ou d'inondations envoient souvent des représentants au Collège Gris afin d'obtenir une aide magique, mais leurs demandes sont généralement rejetées.

L'illusionnisme

L’umbramancie, donc, est un terme fourre-tout pour désigner l’art de l’illusionnisme, qui correspond à la branche de la magie qui s’occupe de tromper les sens. Les umbramanciens de l’Ordre Gris semblent pouvoir donner vie aux pires cauchemars et réaliser les rêves les plus doux. Ils sont les maîtres des apparences et des mensonges élaborés. Il va sans dire que l’umbramancie est un avantage certain sur le champ de bataille où les troupes alliées peuvent apparaître moins nombreuses, plus fournies ou plus redoutables que la réalité.

Il est pratiquement impossible de reconnaître un magister de l’Ordre Gris si lui-même n’a pas l’intention de se faire repérer comme tel. Le vieillard inoffensif qui voyage avec une compagnie de théâtre; la jeune prestidigitatrice qui gagne quelques piécettes sur la place du bourg; le magister aux frusques délavées par le voyage qui boit une bière à la table du fond avec un groupe d’aventuriers tapageurs; le nouvel initié d’un culte démoniaque; le mendiant, le prêtre, le négociant, l’aristocrate, le diplomate ou le soldat désillusionné, les umbramanciens peuvent se faire passer pour à peu près n’importe qui.

Grâce à leur maîtrise des ombres et de l’illusion, et leur aptitude à détourner l’attention, les sorciers gris peuvent facilement infiltrer les organisations, entrer et sortir des bâtiments sans être vus, tuer des gens et faire passer quelqu’un d’autre pour le meurtrier, ou d’une manière plus générale, créer la confusion générale et le doute. Les umbramanciens sont relativement peu nombreux, mais ils se montrent très efficaces.

  
LES SORCIERS DE L'ORDRE GRIS

Devoirs et engagements

Les magisters Gris assurent leur devoir en temps de guerre, comme cela est stipulé dans l’Ordonnance sur la sorcellerie, néanmoins, multiplier les forces militaires d’un claquement de doigts n’est ni leur spécialité ni leur fonction la plus appropriée.

Volans, qui fut le premier patriarche, et les seigneurs magisters que l’Ordre Gris engendra par la suite, interdirent formellement que l’Ordre ne vende ses compétences à un quelconque Comte Électeur ou autre autorité pour l’assister dans ses diverses manœuvres politiques. Leur mission était de s’opposer au Chaos sous toutes ses formes, et non d’influencer indûment les luttes politiques internes de l’Empire.

Les seigneurs de l’Ordre Gris affirment que tous leurs magisters sont extrêmement respectueux des articles très stricts de l’Ordonnance sur la Sorcellerie et qu’il ne peut en être autrement.

- Négociation

Les sorciers Gris sont généralement considérés comme sages et leurs conseils sont recherchés par les hommes puissants de tous types, qui ne savent pas toujours à qui ils ont affaire. Ce sont d'habiles négociateurs et de bons juges de caractères. Quand ils sont impliqués dans une dispute, au sein de leur collège ou avec d’autres mages, c’est généralement à titre de médiateur.

Le premier Grand Maître Gris persuada les sorciers d’Ambre de continuer à adhérer au système de collèges et, il y a quatre-vingts ans, le Grand Maître Gris de l’époque négocia la paix entre le Collège Etincelant et l’Empereur après le grand incendie d’Altdorf. Toutefois, leur habitude de choisir leur Grand Maître pour un an a entraîné quelques conflits avec les autres collèges, particulièrement les Collèges d’Or et Céleste. L’histoire du Collège Gris a montré, à quelques exceptions près, ses excellentes capacités diplomatiques. Ses sorciers ne sont pas pour autant plus populaires auprès du peuple, qui n’a guère confiance en eux en raison de leur intérêt pour les illusions et les influences mentales.

- Traque du Chaos

L’Ordre Gris se cache un réseau d’espionnage, efficace et impitoyable. Les umbramanciens ont pour mission première la persécution de l’ennemi au sein de la société impériale et la protection des idéaux de l’Empire. Mais tandis que les sorciers lumineux sont avant tout des exorcistes qui traquent et sauvent ceux qui sont possédés par les démons et la magie la plus noire, les umbramanciens font office de diplomates, d’espions et même d’assassins. Leur tâche consiste à trouver et éliminer les réseaux illicites qui, des ombres, minent les structures civiles, militaires, politiques et religieuses de l’Empire. Leurs sorts de persuasion, de distraction, de dissimulation et de subterfuge s’avèrent particulièrement précieux dans cette entreprise.

La seule autorité non collégiale à laquelle l’Ordre Gris doit théoriquement rendre des comptes est l’Empereur en personne, ce qui, dans les faits, n’est pas si clair qu’il y paraît. Un Empereur pouvait être amené à abdiquer devant le Chaos ou, pire, à succomber aux atours de ces ténèbres, à partir de quoi, il cesserait d’être un allié et pourrait devenir un ennemi de l’Empire. Il parut peu opportun de prendre le risque qu’un ennemi potentiel soit conscient des pouvoirs et activités réelles de l’Ordre, c’est pourquoi l’Empereur, les Électeurs, les autorités religieuses, les guildes de marchands et les burgomeisters de l’Empire en savent peu sur les opérations clandestines que les umbramanciens mènent.

Mais l’œuvre des sorciers Gris n’est jamais achevée. C’est une des raisons pour lesquelles l’Ordre est à ce point éparpillé à travers l’Empire. Plus ils seraient centralisés, plus il s’avérerait facile de les empêcher d’agir et de suivre leurs déplacements.

[Cette mission des sorciers Gris] signifie aussi qu’ils risquent souvent de rentrer en conflit avec les répurgateurs qui perçoivent toutes les "sorcières patentées" comme indignes de confiance et trop impliquées dans leurs propres affaires. Les répurgateurs sont d’ailleurs loin de penser, comme les grandes autorités de l’Empire, que dénicher la corruption qui se trame dans les organisations qui peuvent apparaître, ou sont, au-dessus de la loi n’est que l’une des nombreuses missions de l’Ordre Gris.

Les umbramanciens

Quand ils ne sont pas déguisés, les sorciers de l’Ordre Gris portent des toges de travail qui présentent, sans grande surprise, des nuances de gris. Ils portent souvent de volumineuses capes avec une vaste capuche et des écharpes pour se couvrir le visage. Le corps qui se cache sous la toge est souvent mince et anguleux, comme celui d’une personne qui voyage presque constamment et ne s’autorise aucun excès.

Le symbole du domaine des Ombres est l’Épée et, pour l’honorer, les sorciers Gris, qui sont souvent d’habiles combattants, portent généralement de telles lames, souvent dissimulées sous leur cape. Les magisters les plus âgés de l’Ordre Gris se promènent également avec un bâton noueux en bois.

Mentalité

Les umbramanciens restent rarement longtemps au même endroit. Il s’agit d’individus curieux et indépendants qui ne tiennent pas en place, et cette personnalité alliée à leurs responsabilités les pousse à passer l’essentiel de leur vie à voyager d’un lieu à l’autre.

Les umbramanciens sont réputés pour leur sens pratique. Un esprit aiguisé et un sens prononcé du devoir font partie des conditions requises pour les apprentis de l’Ordre. Les sorciers Gris ont une grande estime dans la diplomatie, la rhétorique et l’aptitude à débattre, en particulier lorsqu’ils décident de prendre part à une dispute, dans laquelle ils assument généralement le rôle de médiateur. L’histoire de l’Ordre des Ombres est jalonnée, à de rares exceptions près, de grands ascètes, de diplomates habiles et d’opposants farouches à tout ce qui peut être associé aux puissances des ténèbres.

Les magisters de l’Ordre Gris sont peut-être rarement perçus comme des individus honnêtes, mais ils se montrent d’une loyauté irréprochable vis-à-vis de leur Ordre et de l’Empire. Teclis sélectionna les plus fiables et honorables de ses protégés humains pour étudier le Vent gris, car il ne connaissait que trop bien les tentations qui allaient bientôt se présenter sur leur route.

Tous les umbramanciens sont tenus de prononcer des vœux de pauvreté et n’ont pas le droit d’amasser des biens ou des richesses qui ne servent pas directement la cause de leur Ordre. Toute infraction aux règles strictes de l’Ordre sera jugée sans la moindre clémence.

L’Ordre des Ombres a exécuté un nombre de ses membres qui laisse tous les autres Ordres de Magie loin derrière, ce qu’il faut prendre comme un reflet de la tolérance inexistante de ses responsables vis-à-vis du non-respect de la loi et de la corruption au sein de l’Ordre, plutôt qu’une preuve du manque de fiabilité de ses magisters.

Perception du peuple

De tous les Ordres, les magisters de l’Ordre Gris sont les plus mystérieux, et ceux que l’on reconnaît le moins facilement. Les gens du peuple ne les aiment pas et ne leur font pas confiance, les considérant comme sinistres et intrigants, encore plus que les autres magisters (à l’exception possible des sorciers de l’Ordre de Shyish).

Les sorciers Gris restent rarement longtemps au même endroit. Ce sont des vagabonds, souvent vus par des gens "en route vers quelque part". Cela leur donne un air de mystère et de romance, et une réputation de sauvagerie. Les autres sorciers les trouvent peu sérieux et un peu trop indépendant à leur goût.

Ils sont ainsi souvent appelés "sorciers roublards" par le peuple, alors qu’ils préfèrent eux mêmes se présenter comme les "gris protecteurs". Leurs pouvoirs, s’ils sont considérables, ne se prêtent pas vraiment à la faveur des roturiers, étant limités à des sorts de dissimulation, d’illusion, de confusion et parfois de mort sournoise.

DEVENIR UN SORCIER DE L'ORDRE GRIS

En raison de la nature de leurs activités, les umbramanciens ne prennent pratiquement jamais d’apprentis sortis de l’adolescence. Plus la personne a eu le temps de vagabonder à travers le monde, plus le monde aura d’emprise sur elle. Du moins, est-ce ce que pensent les magisters de l’Ordre Gris. Par ailleurs, dans la mesure où ils sont particulièrement méfiants, ils n’acceptent que très rarement des candidats qui viennent se présenter au Collège, chaque magister préférant la méthode qui consiste à sillonner l’Empire pour dénicher ses propres apprentis, de préférence des jeunes gens qui ne s’y attendent pas le moins du monde.

Comme les umbramanciens sont amenés à beaucoup bouger, ils sont souvent accompagnés de leurs apprentis dans leurs pérégrinations à travers l’Empire. C’est pour cela que les apprentis de l’Ordre Gris ont généralement l’expérience du monde tel que leur mentor souhaite leur montrer, ce qui les prédispose à suivre ses traces le moment venu.

Il n’existe pas de grade officiel dans le collège. Les candidats sont sélectionnés après avoir été interrogés ; s’ils sont acceptés, ils reçoivent immédiatement un bâton noueux symbolisant leur allégeance. Les sorciers Gris sont connus pour leur sagesse et ceux qui souhaitent entrer au collège doivent faire preuve de responsabilité et de bon sens. Des gens affirment qu’ils choisissent leurs collègues pour leur intelligence et non pour leurs aptitudes magiques. Il est vrai que, de temps à autre, ils ont réorienté un candidat vers un autre collège qui leur semblait plus approprié. Le Collège Gris demande parfois une faible cotisation aux étudiants et il arrive même que la formation soit gratuite.

LOCAUX ET TERRAIN DU COLLÈGE

L’Ordre Gris est abrité par une bâtisse en pierre délabrée, installé sur la rive gauche du Reik, dont la position pourrait paraître inconfortable puisqu’elle se trouve près de l’université, mais encore plus près des quartiers de la ville les plus mal famés, généreusement fourni en bordels douteux et tavernes agitées. Même la garde évite de s’y rendre trop souvent, à moins d’être en nombre, et les honnêtes citoyens ne prendront pas le risque de pénétrer dans un tel coupe-gorge. Mais les umbramanciens ne sont pas des citoyens comme les autres.

A l’origine, le bâtiment abritait un collège élémentaliste abandonné que l’on avait laissé tomber en ruine. Lors de la fondation des collèges il y a 200 ans, le Gris s’y installa par choix. L’Empereur fit restaurer l’endroit du mieux possible, mais ses occupants le laissèrent ensuite se dégrader.

Le Collège n’est pas particulièrement imposant et ne diffère pas sensiblement des bâtiments voisins. Ses membres vont et viennent en empruntant un certain nombre d’entrées secrètes situées dans les rues alentour. La légende avance en outre qu’une myriade d’itinéraires cachés permet de se rendre au Collège, aussi bien à la surface que par voie souterraine. Ce réseau s’étendrait sous toute la ville et serait protégé par de puissants sorts de désorientation. Le fait qu’aucun étranger au Collège n’ait découvert un tel passage n’est d’ailleurs peut-être pas si surprenant.

Le bâtiment est de taille modeste, donc, et en pierre ancienne et sévèrement croulante. Rien d’impressionnant, si ce n’est que les murs dégagent quelque chose de troublant, avec leurs pierres manquantes et leurs fenêtres sales et recouvertes de mousse. Le toit présente des trous bien visibles et semble laisser pénétrer la pluie. Des nids disposés dans les gouttières et dans la seule tour de l’édifice, aussi en ruine que le reste, accueillent une famille de chouettes blanches.

L’intérieur du collège est aussi dégradé que l’extérieur, avec des gargouilles irrégulièrement disposées sur les murs. La plupart des pièces sont des chambres vides dans lesquelles résonne l’écho des pas. Le seul laboratoire continent du matériel alchimique rarement utilisé – il n’est pas inhabituel de trouver une toile d’araignée reliant un alambic à une cornue ou un nid d’oiseau dans un creuset. Une excellente bibliothèque réunit de nombreux volumes aussi rares que curieux. Ils traitent de toutes sortes de sujets, magiques et non magiques. Le bibliothécaire – un gardien sévère et férocement protecteur – refuse que les livres quittent la bibliothèque et, si nécessaire, il recourt aux pièges magiques pour l’empêcher.

Certaines nuits, on peut voir de faibles et étranges lueurs vaciller derrière les fenêtres sombres. Elles ne servent probablement qu’à faire peur aux curieux et à conférer à l’endroit un parfum de mystère, mais qui peut l’assurer?

Les sorciers Gris sont des vagabonds et le collège n’en héberge jamais que quelques-uns. Les étudiants habitent généralement dans la cité et ne viennent là que pour étudier. Les responsables du collège les considèrent comme des adultes capables de prendre soin d’eux-mêmes et d’organiser leur emploi du temps. Les sorciers Gris finissent généralement par s’ennuyer s’ils restent au même endroit trop longtemps et ils emmènent souvent leurs acolytes dans leurs voyages. Parfois aussi, ils enseignent pendant quelques mois, puis ils s’arrangent pour retrouver leur élève un ou deux ans plus tard afin de continuer leur formation. Les sorciers Gris ne cessent jamais d’apprendre et certains passent leur séjour à Altdorf à étudier auprès d’un de leurs collègues, tout en enseignant à d’autres.

 
SORCIERS GRIS CONNUS

Certes, on a deux Grands Maîtres, mais il semblerait, selon RoS 1, que l'ordre ait l'habitude de choisir son chef pour un an seulement.

Martha Pied-de-Bougie, Grand Maître Gris [RoS 1 p;44]

Le Grand Maître Gris de cette année est Martha Pied-de-Bougie, une halfeling qui a quitté le Moot il y a dix ans pour étudier la magie. Elle est allée au Collège Gris sans connaître autre chose que la magie des taillis et, chose inattendue, elle fut acceptée. Elle a passé la dernière décennie à voyager et à apprendre auprès des autres maîtres Gris. Elle fut très surprise d’être désignée Haut Maître. Beaucoup, dont elle-même, attribuèrent cette promotion à ses talents d’organisation et au penchant des maîtres à attribuer les responsabilités à ceux qui risquent le moins d’en abuser. Martha étant relativement jeune, il est probable que les autres maîtres se servent simplement d’elle pour éviter les obligations qui les forceraient à rester à Altdorf.

Martha profite de sa présence à Altdorf pour apprendre le plus de choses possible auprès des autres sorciers et passe beaucoup de temps dans les autres collèges où elle discute avec leurs savants. Elle est très appréciée à la cour, où ses conseils terre-à-terre apportent un contraste rafraîchissant avec les proclamations prétendument importantes des autres Grands Maîtres. Elle s’y rend vêtue de sa robe grise, avec son bâton de chêne, toute digne, mais si les réunions deviennent ennuyeuses, elle sort un sac à ouvrage et se met à tricoter.

A cinquante-six ans, la fleur de l’âge pour une halfeling, elle est très populaire sauf auprès des autres Grands Maîtres qui estiment qu’elle manque de dignité pour sa charge.

Reiner Starke, magister patriarche de l’Ordre des Ombres [RoS 2 p;106]

On sait vraiment très peu de choses sur le magister patriarche Starke et l’on n’est même pas sûr de la fiabilité des informations. On dit qu’il s’agit d’un homme très sérieux, plutôt grand et maigre, aux cheveux gris et à la barbe argentée, taillée court. Il n’est pas facile de lui donner un âge, car il apparaît parfois comme un vieillard cacochyme et d’autres fois sous les traits d’un homme en bonne santé approchant la quarantaine. Ses yeux sont en revanche toujours perçants et gris comme un ciel d’orage. Personne ne peut soutenir son regard, à l’exception des plus inébranlables. On dit aussi que, quand il en a l’humeur, il peut afficher un sourire engageant et qu’une étincelle vient illuminer son regard. Mais malgré sa présence imposante, Starke a la réputation d’un grand professeur de magie, que ses apprentis respectent comme nul autre.

Starke se montre sans pitié quand il traite avec ceux qu’il considère comme des ennemis de l’Empire et cautionnera à peu près tous les moyens susceptibles selon lui de protéger sa patrie. Dans les régions plus reculées, il est parfois pris à tort pour un répurgateur ou un thaumaturge. S’il se trouve dans un village ou un domaine dont les habitants ne lui paraissent pas suffisamment dévoués à Sigmar (la foi représentant d’après lui le facteur d’unité le plus important de l’Empire), il n’hésitera pas à prendre les mesures qui s’imposent pour les ramener vers la piété, par l’intimidation, le sermon et bien entendu, la magie. Il va sans dire que le taux de fréquentation des temples de Sigmar croît sensiblement après les visites de Starke. 

Jenna Schwartzkopf, Grand Maître Gris [RoS 1 p.52]

'La première à être devenue Grand Maître Gris.'