A LA CONQUETE D'YVRESSE

ou Grom la Panse en Ulthuan
2425 CI

LA HE p76 à 81
La bataille de Maugthrond (boite de base WFB4)

Plusieurs batailles ou escarmouches sont décrites ci-dessous : le gué de Peledor, la prise du fort d'Athel Tamarha, la tentative de libération de Moranion dans le camp gobelin, des raids de commandos de Tor Yvresse, la bataille des plaines et la bataille finale de Tor Yvresse. Un MJ en herbe pourrait y trouver largement de quoi construire une campagne historique.

Deplus, vous trouverez ci-dessous un scénario pour jouer la bataille du défilé de Maugthrond. Cette dernière pourrait prendre place juste avant la bataille finale de Tor Yvresse.

Venus de l'est, portés par la tempête, les gobelins arrivèrent. Ils parcouraient les vagues sur une vaste flotte de vaisseaux rudimentaires, transportant des milliers de cruels guerriers à la peau verte. Ils prirent pied sur la grève, leurs navires battus par le vent, leurs voiles en lambeaux. Plus de la moitié de la horde grouillante avait péri en mer, terrassée par le scorbut, dévorée par les krakens, leurs vaisseaux disloqués sur les récifs de la Mer de la Terreur et leurs esprits ravagés par les illusions autour des Iles Mouvantes. Plus de la moitié avaient disparu mais ils étaient encore innombrables. Deux fois dix mille vivaient encore et leurs yeux brillaient d'une lueur maléfique.
Grom était leur chef : adipeux, puissant, cruel et rusé. A sa suite, la horde avait trace une route de carnage depuis le cœur de silex des Montagnes du Bord du Monde, à travers les marches de l'Empire jusqu'aux rivages de la Mer des Griffes. Elle avait brûlé de nombreux châteaux humains, pillé de nombreuses tombes de rois nains. Elle avait mis des armées en déroute et massacré d'innombrables soldats. Grom aurait pu se bâtir un empire dans le Vieux Monde. Il aurait pu balayer les royaumes des hommes et élever un domaine sur leurs ruines. Il choisit de ne pas le faire car il avait eu une vision. Ses dieux lui avaient parlé et prédit qu'il serait le fléau des elfes.

Grom était la voix de la Waaa. Touché par les dieux, il était la vivante incarnation de l'esprit de conquête de sa race. Debout sur ce rivage maudit, il avait promis à sa horde de nouvelles terres à conquérir, de nouveaux ennemis à tuer et de nouveaux trésors à piller. Grom avait parlé et la horde l‘avait écouté car il parlait avec les mots que les dieux avaient insinués dans leurs noirs esprits.
Ils avaient bâti d'immenses carcasses flottantes et avaient pris la mer. Les courants les avaient porté loin dans l'Océan Occidental jusqu'à ce que la tempête les prenne dans sa poigne de fer. Comme la main d'un dieu mauvais, elle les avait jeté sur les rivages d'Ulthuan. La mer en furie avait bloqué les vaisseaux elfes au port et les gardes maritimes d‘Ulthuan ne savaient rien de l‘invasion. Les vents violents avaient dispersé les brumes magiques qui protégeaient habituellement les rivages de l'est. comme si un noir dessein voulait que le fléau s'abatte sur les elfes.

Les vaisseaux accostèrent à Cairn Lotherl, dans le royaume que les elfes appelaient Yvresse, Grom fit descendre ses troupes et ordonna de brûler les bateaux. Quarante jours de mer avaient sérieusement éprouvé sa patience et il avait juré de ne plus remettre les pieds sur un bateau.
Au son d'immenses tambours, la horde se mit en marche en direction du sud, brûlant tout sur son passage. Elle fondit sur les avants-postes isolés comme une colonne de fourmis. Dans le village de Kaselorne, un elfe mourant révéla l'existence de Tor Yvresse, jurant que le gouverneur de la cité mettrait un terme à tout cela. Grom rit et annonça qu'il mangerait le cœur du gouverneur. Les dires des elfes sur une puissante cité pleine de guerriers en cottes de mailles d'argent excitaient le cœur de Grom et il sut que c'était l‘endroit qu'il devait conquérir. Elle serait la capitale de son nouveau royaume.
Des rumeurs de la horde atteignirent le château de Moranion, seigneur d'Athel Tamarha. Le vieux seigneur était profondément perturbé par ces nouvelles. Son fils ainé, ainsi que la plupart de ses gens étaient loin dans les terres du nord, combattant les elfes noirs. Son plus jeune fils, Argalen, était à Tor Yvresse, étudiant la magie sous la tutelle du gouverneur. Le cœur du vieil elfe était déjà lourd car des nouvelles du nord venaient d'arriver : Eltharion, son fils ainé était au seuil de la mort, touché près du cœur par la lame empoisonnée d'un sorcier elfe noir. Il dépêcha au gouverneur des oiseaux messagers, avec des nouvelles de la horde, puis il envoya ses derniers hommes ralentir les gobelins.

Le commando rencontra l'avant-garde de l'armée de Grom au gué de Peledor. Ils prirent position et arrosèrent de flèches les gobelins qui essayaient de traverser. Les gobelins subirent de lourdes pertes et les cris de provocation des elfes les rendaient fous. Cependant, ce vieux renard de Grom, qui avait saisi la situation, avait envoyé un groupe de guerriers en amont avec l'ordre de traverser à la nage et de prendre les elfes par le flanc. Les elfes furent repoussés.
Fidèle à son serment de ne plus mettre les pieds sur un bateau. Il ne voulait pas traverser la rivière sur un des radeaux de fortune, construits à la hâte. Au lieu de cela, il envoya ses gardes personnels dans la rivière, leurs boucliers au-dessus de leurs têtes, et traversa le Peledor sur un pont de bouclier. Seuls trois de ses gardes moururent en essayant de supporter son énorme poids.

Chamane Dents NoiresSur l‘autre rive les gobelins découvrirent un monolithe géant, une des pierres gardiennes des elfes. Le chamane de Grom, Dents Noires, examina le menhir orné de runes et reconnut en lui le point de passage d'un pouvoir phénoménal. Les dieux noirs lui sourirent et il réussit à contacter ce pouvoir. La puissance afflua en lui et il s‘envola dans la nuit, sur sa wyvern, Serpent de Mort.
Le jour suivant, l'armée arriva au fort d'Athel Tamarha. En voyant l'immense palais forteresse, Grom décida que cela devait être Tor Yvresse. Il resta un moment interdit, la beauté le confondait. Comme beaucoup d'antiques structures elfes, le fort semblait avoir poussé sur le roc, les tours de pierres s'élevaient comme des troncs pétrifiés. D'antiques bas-reliefs presque effacés étaient sculptés sur les murs. Des statues gardiennes veillaient au-dessus des douves. Scrutant la chaussée de basalte en contrebas de leurs regards aveugles.
De sa tour, Moranion regardait cette mer de faces vertes et savait qu'il était condamné. Les rapports des éclaireurs ne l'avaient pas préparé à la taille démentielle de l'armée en marche. Elle couvrait tous les alentours et s'écoulait à travers la plaine, comme une marée verte, en direction de la maison de ses ancêtres. A sa pointe, il vit la forme massive de Grom, engoncé dans son char. Au-dessus, une Wyvern prenait les courants ascendants, un chamane sur son dos. Le sort d‘illusion qui protégeait Athel Tamarha s'était évanoui l'après-midi précédent. En regardant le chamane gobelin, le vieux seigneur elfe comprit pourquoi. Une nimbe de pouvoir, plus brillante qu‘un éclair et plus terrible qu‘un dragon affamé, scintillait autour de lui.
Il ne sait pas ce qu'il fait, pensa Moranion, avec horreur. Un tel niveau de pouvoir finirait certainement par consumer le chamane comme une brindille dans le feu, mais pas avant qu'il n'ait pu infliger de terribles ravages. Le chamane avait volontairement absorbé le pouvoir que les elfes utilisaient pour maintenir leur pays émergé. Les pierres gardiennes étaient les pivots des sortilèges qui tenaient le pouvoir du Chaos en respect : des sorts si vastes et si complexes qu‘aucun mage ne pouvait à lui seul espérer les comprendre ou les recréer. Sauf en cas d'extrême urgence, aucun mage elfe n'oserait y toucher car qui savait ce qui risquait d'arriver si l'équilibre était modifié même légèrement ? Il y avait là une menace pour la totalité d'Ulthuan et non pas juste pour Athel Tamarha.
Avec un puissant rugissement les gobelins se ruèrent à l‘attaque sur la chaussée en basalte. La wyvern piqua. De la main de son cavalier s'échappa un éclair gigantesque. Une odeur d'ozone emplit l'air et les portes d'Athel Tamarha volèrent en milliers d'éclats. Moranion savait qu'il n'avait aucune chance d‘en réchapper. Sa maison n'avait que peu de guerriers et la plupart étaient des vieillards ou des jeunes garçons inexpérimentés. Ils ne pourraient pas tenir la porte face aux gobelins.
Grom engagea son char sur la chaussée, tranchant tout ce qui se trouvait sur son chemin. Il arriva au milieu de la cour centrale où le retrouva Moranion. Le vieil elfe était vêtu de mailles blanches et d'une cape en peau de loup blanc. Dans sa main se trouvait son épée runique, Fangsword. Moranion lança son défi. Grom descendit de son char et traversa la mêlée. Se servant de sa hache pour bloquer l‘épée de l'elfe, il le terrassa d'un coup de poing. Il se dressa et cria des encouragements à ses gars, le seigneur elfe inconscient sur son épaule.
Rapidement la bataille fut terminée. Triomphants, les gobelins parcouraient les salles de l‘antique palais, s'enroulant dans les tapisseries et gambadant à travers les salles, lacérant des tableaux inestimables et brisant les bras de statues exquises. Des rires idiots raisonnaient sous les voutes. A la lueur d’un feu de parchemins enluminés à la main, ils sirotaient de la liqueur de rêve dans des bouteilles plus vieilles que bien des royaumes humains et se goinfraient des fruits de vergers luxuriants.

A son grand regret, Moranion revint à lui dans son grand hall. Grom était assis sur son trône seigneurial, drapé dans sa cape en peau de loup. Il était flanqué à sa gauche du redoutable vieux chamane et à sa droite d'un bouffon gobelin bossu. Quand l'elfe essaya de parler le bouffon le frappa avec une vessie gonflée. Quand il tenta de bouger, il s'aperçut que ses pieds étaient cloués sur une planche, pour le plus grand amusement des gobelins.
Dans une langue humaine approximative, Grom posait des questions et se vantait de sa conquête de Tor Yvresse. A travers ses lèvres tuméfiées, Moranion laissa échapper un rire. Il dit à Grom que ce n'était pas la cité mais tout juste un avant-poste. Pendant une seconde le silence se fit, puis Grom se mit à rire à son tour. Il était ravi, jusqu'à 'maintenant il trouvait que les elfes étaient trop chétifs pour se mesurer à lui !
Bientôt, la horde fut de nouveau en marche. Grom avait ordonné que l’on attache Moranion, nu, à l'avant de son char. Lorsqu'ils quittèrent le fort, Moranion pleura amèrement. La demeure de ses ancêtres était en feu. Alors même qu'il regardait, le toit s'effondra. Une bâtisse vieille de deux millénaires était réduite en cendres en une journée, par une tribu de barbares insensés, qui n'avaient aucune idée de ce qu'ils avaient détruit.
Toute cette longue journée, ils cheminèrent dans un pays vide et ravagé. Les éclaireurs de la horde, massacraient des hardes entières de cerfs, abattaient des arbres millénaires. Des champs d‘herbes médicinales irremplaçables étaient piétinés par des semelles de fer. Les gobelins arrachaient les fleurs et les jetaient, riant comme des enfants cruels. Sur l'ordre de Dents Noires, les pierres gardiennes qu'ils rencontraient étaient renversées. A mesure que les ténèbres s'abattaient, le sol vibrait de petites secousses. Seul Moranion savait ce que cela voulait dire. Il savait que bientôt une marée d'une puissance magique terrible se lèverait, avec des conséquences tragiques pour Ulthuan et le monde. Il frissonna lorsqu'il entendit résonner le rire dément de Dents Noires. Dans l'obscurité, les yeux du chamane luisaient du pouvoir récemment acquis.

Sous le couvert de la nuit, les elfes survivants de l'escarmouche du gué rampèrent à l'intérieur du camp. Ils trouvèrent Moranion toujours attaché à l'avant du char où Grom dormait. Ils étaient si silencieux que même les loups ne se réveillèrent pas. Ils réussirent presque à libérer Moranion, mais Grom était vieux pour un gobelin et son sommeil était léger. Il sentit les vibrations lorsqu'on enleva Moranion et il se réveilla avec un rugissement. Deux elfes se ruèrent sur lui. Il attrapa sa hache et les abattit.
Les elfes soulevèrent leur chef et s'enfuirent à travers le camp en effervescence. Grom appela ses archers. Les elfes se séparèrent. Un groupe fut rapidement encerclé et se prépara à une résistance désespérée. Les autres fuirent en direction des bois. Ils furent abattus par une volée de flèches, à deux pas de la lisière. Moranion lui-même tomba, deux flèches fichées dans le dos. Il essaya de ramper, une troisième flèche l'atteignit et il mourut.

Au même moment, clans l'extrême nord d'Ulthuan, le fils de Moranion, Eltharion, était aux portes de la mort. Sa respiration était faible, son pouls lent et son front glacé. Alors, ses yeux s'ouvrirent. Il sentit une présence spectrale dans la pièce et vit son père devant lui. Le visage du vieil elfe était pâle et meurtri, ses yeux luisaient d‘une lueur bleue glacée, des flèches grossières sortaient de sa poitrine. Le fils frissonna, sachant que son père était mort.
Le fantôme scintillant parla, lui disant qu'il était de son devoir de vivre pour le venger et stopper ce fléau. Pour sauver le pays, il devrait chercher et tuer celui qui porterait sa cape. Eltharion essaya de toucher son père mais le fantôme s'était évanoui avant qu'il ne puisse le saisir. Il baissa les yeux et vit Fangsword, l'épée de ses ancêtres, là où s'était tenu le spectre de son père. Il se pencha et attrapa l'épée, ses phalanges blanchirent à force de serrer la poignée.
Quand ses guerriers entrèrent dans la tente de soie, ils furent surpris de voir leur chef sur pieds. Eltharion ressemblait à la mort. Ses veux étaient froids, ses joues creuses et il y avait dans sa voix un accent amer, qui ne s‘y trouvait pas avant et qui ne devait plus jamais le quitter.
Il monta sur son griffon de guerre, Ailes d'Orage, et ordonna à ses guerriers d'embarquer. Il leur dit qu'ils retournaient chez eux. Personne n'osa le contredire. En l'air, hors de vue de ses troupes, il maudit les dieux. Le sifflement du vent dans ses oreilles fut la seule réponse.

A mesure que la colonne de Grom progressait, elle commençait à rencontrer plus de résistance. Des commandos de Tor Yvresse lançaient des raids éclairs sur les flancs de la colonne. La nuit, les gobelins voyaient d'étranges lumières dans les bois et au matin, lorsqu'ils se réveillaient, les sentinelles avaient disparues. Le sol lui même vacillait parfois comme une bête fouettée sous leurs pas. Ils subissaient quelques pertes mais la présence tranquillisante et l'autorité de Grom les rassuraient.
Un changement se produisit chez Dents Noires. Il passait de plus en plus de temps à l'écart. Il avait arrêté de boire et de manger. La nuit ses rires déments résonnaient dans le camp et ceux qui les entendaient frissonnaient, aussi braves et cruels soient-ils. Ceux qui l'avaient vu de nuit, avaient remarqué qu'il était entouré d'un halo étrange et qu'il devenait maigre et lugubre. Ses yeux luisaient d'une lumière interne. Sa prononciation, qui n'était déjà pas claire dans ses meilleurs jours, était devenue incompréhensible. Même Grom s'inquiétait à propos de l'état mental de son vieux copain de beuverie. Dents Noires était comme au stade terminal d‘une maladie dans laquelle il se séparait de plus en plus du monde réel.
A la lueur de la pleine lune, Dents Noires scrutait un bol de sang à la recherche de prédictions. Il y voyait la grande cité de Tor Yvresse, bâtie sur neuf collines, ses tours titanesques reliées par des ponts à plus de cent pieds de haut. Il vit l'armée rassemblée par les elfes pour aller leur rencontre et il sut qu'ils ne tarderaient pas à affronter un véritable adversaire. Il en informa Grom qui pouvait sentir les dommages qu'ils causaient au pays en volant sa magie, mais ne partageait pas les connaissances du chamane.

Le commandant de l'armée de Tor Yvresse était Ferghal a la lance de fer. C'était un bon guerrier mais pas un général. Il avait été nomme au commandement suprême car sa famille était influente et bien introduite dans les milieux politiques tortueux de Tor Yvresse. Sa nomination reflétait bien le nom qu'il portait et l‘honneur de ses ancêtres ; elle représentait aussi assez bien la faiblesse de la société elfe, leur passion pour les intrigues, leur division en factions dont les intérêts passaient avant ceux du royaume, leur inaptitude à prendre au sérieux des créatures mortelles aussi peu sophistiquées que les gobelins. Ils croyaient que la horde serait rapidement balayée par leurs armes et leur tactique supérieures.
Envoyer un chef comme Ferghal au devant d'un ennemi aussi rusé et aussi implacable que Grom revenait à envoyer un enfant à un loup affamé. Les armées se rencontrèrent dans la plaine à dix lieues de la cité. Si les elfes avaient été moins confiants, ils seraient restés dans leurs tours forteresses à attendre du renfort.
L’armée gobeline balaya les elfes. Grom mena ses troupes à la charge. Sa hache décapita Ferghal. Les faux de ses roues, fauchèrent les elfes comme du blé mûr. A un contre un les elfes surclassaient les gars de Grom. mais ils étaient dépassés par le nombre et l'élan de la charge gobeline transperça les lignes elfes. Alors que la bataille faisait rage, les peaux vertes, contournèrent rapidement les flancs des elfes, qui se trouvèrent attaqués de toutes parts.
Les lances jaillissaient de partout. Les boucliers détournaient les coups de gourdins. Les cimeterres et les épées elfiques s'entrechoquaient. Les cris de guerres et d'agonie se mêlaient. Les loups hurlaient en se repaissant des morts. On entendait des battements d'ailes en provenance du ciel. Une odeur de sang et d'ozone emplissait l‘air. Toute velléité de stratégie ou de tactique étaient abandonnées une fois au corps à corps. Les combattant luttaient poitrine contre poitrine, haletant à la recherche d'une ouverture. Cela devait être bref, car aucun guerrier ne pouvait tenir longtemps un combat d'une telle intensité.
Au milieu de cette folie, Argalen. fils de Moranion, affronta Grom. Le jeune elfe était fou de rage et de douleur. La vue de la cape de son père, toute tachée de sang avait rempli son cœur d'un désir de vengeance inextinguible. La rage meurtrière avait ôté de son esprit toute pensée de recours à la magie. Il se tailla un chemin parmi les gobelins et sauta à l'arrière du char de Grom. Grom détourna le premier coup de sa hache, l'épée s'enfonça dans le bronze du châssis. Alors le chef gobelin fit tomber une grêle de coups sur Argalen. Maniée par le bras de fer de Grom, la hache ne tarda pas à répandre le sang du jeune elfe. Argalen tomba.
Grom souleva le cadavre au-dessus de sa tête et, avec un rugissement, le lança au milieu des elfes. La chute du jeune homme démoralisa tellement les elfes qu'ils s'enfuirent. La bataille se transforma en déroute. Ayant abandonne leurs boucliers pour pouvoir fuir, les elfes se faisaient tailler en pièces. Moins de la moitié de la fière armée elfique réussit à quitter la plaine d'Yvresse en vie, les loups les talonnèrent jusqu'aux portes de la cité. Quand elles virent leur armée vaincue rentrer, les femmes elfes sur les murailles laissèrent échapper une grande plainte de deuil pour leurs frères et leurs pères.
On dit que cette plainte fut si forte qu'Eltharion l'entendit depuis la mer, à plusieurs lieues de la ville. Il est dit aussi qu'au moment où le cadavre sans vie de son frère toucha le sol, il laissa échapper un tel hurlement de douleur que tous ceux qui l'entendirent frissonnèrent et firent silence. Il n‘y avait que tristesse sur les navires de la maison de Moranion alors qu'ils faisaient voile vers leurs demeures.

Dans Tor Yvresse, cette nuit-là, il y eut de nombreux deuils. La population apeurée se massait autour du temple de Ladrielle [Liadriel ?]. Des nuages noirs de tempêtes s'amoncelaient au-dessus de la cité, une pluie torrentielle menaçants. Une grande secousse fit trembler et s'écrouler les murs du côté de la mer. Les palais et les vieux monuments s'effondraient. Dans la plus haute tour de la cité, le gouverneur observait les étoiles et faisait des schémas, il consulta les runes et arriva à une conclusion qui l'emplit de terreur. Il savait que le réseau, qui empêchait Ulthuan de sombrer et maintenait le vortex en activité avait commencé à se défaire. Dans leur ignorance les envahisseurs avaient joué avec des forces qui pouvaient tous les détruire. S'ils n'étaient pas arrêtés, Yvresse, puis tous les royaumes elfiques sombreraient dans les flots et un raz de marée de magie noire submergerait le monde.
Quand il fit part de ses conclusions au conseil de la cité, il y eut beaucoup de débats. Certains voulaient prendre la mer avant l'arrivée du cataclysme. D'autres refusaient de quitter leur demeures ancestrales et juraient que si leur pays devait périr, ils périraient avec lui. D'autres encore refusèrent de croire les conclusions du gouverneur et partirent faire leurs propres observations.

Pendant trois jours, il y eut un répit. Grom regroupait son armée et ordonnait la confection de machines de guerre. Les gobelins dépouillaient les cadavres et les brulaient sur de grands bûchers. Le vent transportait les cendres maudites jusqu'à Tor Yvresse et cela achevait de décourager un peu plus les défenseurs. Dents Noires sombrait de plus en plus dans la folie à mesure que le pouvoir affluait en lui, lui dévorant le cerveau et consumant son âme. Il restait assis devant le grand feu de camp alternant divagations et frissons. Ses prédictions menaçantes provoquaient un étrange malaise dans la horde.
Les gobelins n‘aimaient ni les sombres forets hantées ni les secousses sismiques. Les éruptions des lointains volcans les rendaient nerveux. Ils sentaient confusément que quelque chose de terrible se préparait et ils se mirent à croire aveuglément en leur victoire finale, sans être sûrs cependant que cette victoire leur apporterait quelque chose. Dents Noires grommelait que la mer recouvrirait le pays et que les morts submergeraient les vivants. La gigantesque tempête qui se massait au-dessus de Tor Yvresse n'avait toujours pas éclaté.
Grom était le seul qui ne semblait pas inquiet. Il se promenait entre les tentes et allait voir les sentinelles, un quartier de bœuf dans une main et une bouteille de vin dans l‘autre, sa grande hache attachée dans le dos. Il remontait le moral de ses troupes avec son air serein, mais, au plus profond de son cœur, il était perturbé. Il fit cadeau de la cape de Moranion à Dents Noires le chamane pour lui témoigner qu'il avait toujours confiance en ses prophéties, mais en fait Grom commençait à se poser des questions.
Une fois tous les préparatifs au point, il donna l'ordre de marche vers la lointaine cité. Des bandes de gobelins tiraient les machines nouvellement construites. Les chevaucheurs de loups partirent en éclaireurs pour ouvrir le chemin. La horde marchait au son de tambours monstrueux et le sol vibrait sous ses pas.

A Tor Yvresse, les défenseurs rassemblaient toutes les troupes disponibles. Il ne restait pas beaucoup de guerriers pour s'occuper des grandes balistes des murs d‘enceinte, jamais la grande métropole n'avait semblé aussi vide bien que depuis quelques années. Tor Yvresse ait été à moitié désertée. Les bruits de pas résonnaient sinistrement le long des salles vides des palais dans lesquels la population avait rêvé et vécu. Le nombre des elfes avait diminué au cours de ces derniers millénaires et leurs cités, construites pour abriter des dizaines de milliers de personnes bien avant la grande séparation d'avec les elfes noirs, avaient toujours été calmes. Mais maintenant, c'était l'ombre de la mort, qui planait au-dessus de la cité, jetant une ombre plus noire que le ciel d'orage.
Quand les gens parlaient, c'était à voix basse et le silence oppressant avalait leurs mots. Les voix rugissantes des lointains volcans étaient les seuls bruits forts que l'on entendait dans la cité en deuil qui se préparait au siège. Les citoyens se massaient sur les murs, attendant l'arrivée de la horde et chaque jour qui passait sans attaque augmentait leur anxiété plus qu'elle ne la diminuait. Les rumeurs des découvertes du gouverneur, parcouraient la cité et accroissaient la peur ambiante. La fin semblait proche et les habitants de Tor Yvresse le sentaient.

Puis, quatre jours après la bataille des plaines, cela se produisit. Les citoyens se réveillèrent et trouvèrent les gobelins à leurs portes. Les cranes brulés de leurs frères furent jetés par-dessus les murs par le grand bras du lance-roc gobelin. Cela ne cessa que lorsque Grom s'avança dans son char, s'arrêtant juste hors de portée de baliste. Dans un humain hésitant. il dit aux elfes qu'ils étaient condamnés à moins qu'ils ne se rendent immédiatement et ne le reconnaissent pour maître. Ceux qui comprenaient la langue des humains se raillèrent de lui en langue commune. Grom haussa les épaules et ordonna le siège.
D'immenses tours mobiles avançaient pendant que des rochers et des flèches pleuvaient sur les murs. Les défenseurs répondirent par un feu nourri, ils n'étaient cependant pas assez nombreux pour réduire leurs attaquants au silence. Quand les tours arrivèrent aux murs, les défenseurs jetèrent du plomb fondu et des flèches enflammées sur les assaillants mais ils ne pouvaient pas arrêter l'assaut. Dents noires fit un geste et la tempête éclata. Une pluie torrentielle s'abattit, éteignant les feux. Des éclairs frappèrent les remparts comme des jets de flammes venus de l'enfer. Les défenseurs furent repoussés des remparts et les gobelins se répandirent comme une marée verte sur les murs et dans la cité.
Le combat était acharné, on se battait partout dans la cité, dans les palais et dans les rues. Les gobelins avaient l'avantage du nombre mais les défenseurs connaissaient chaque recoin et chaque passage secret de la cité. Les gobelins aux yeux jaunes poursuivaient les elfes dans les ténèbres et étaient à leur tour pourchassés. Les sangs se mélangeaient dans les rues détrempées. Les éclairs éclairaient les scènes de massacres, comme en plein jour. La folie s'était emparée de tous les combattants tandis que le tonnerre grondait et que les secousses ébranlaient les bâtiments. Les deux camps se battaient avec la même fureur désespérée, ne demandant ni ne faisant de quartier. Des deux côtés, les forces étaient engagées dans le dédale des rues et l'issue de la bataille restait incertaine, l'un ou l'autre camp prenant temporairement l'avantage ici ou là.

Aux environs de minuit, les choses semblaient compromises pour les elfes. Alors le gouverneur et Dents Noires se rencontrèrent. Le chamane chevauchait sa Wyvern en direction de la tour des mages où était gardée la pierre gardienne de la cité. Les ailes de Serpent de Mort masquaient le toit de la tour. Le gouverneur sortit sur son balcon et affronta Dents Noires. De terribles énergies magiques furent libérées. Des sorts de mort fusaient et étaient dissipés par des contre sorts. Des gerbes d'éclairs rebondissaient sur des boucliers de lumière. Deux dieux mortels se livraient bataille au sommet de la cité. Lentement les combats cessèrent : les yeux jaunes des gobelins et les yeux bleus des elfes se levèrent pareillement vers la tour.
Le chamane fit un geste et des flammes enrobèrent la tour. Le gouverneur les éteignit d'un mot. Dents Noires parla et sa voix ressemblait au tonnerre. La tour elle-même vacilla et menaça de s'écrouler. Le gouverneur perdit l'équilibre et parvint a agripper la balustrade. Sa concentration momentanément brisée, il était une proie facile pour Dents Noires. Le sort du chamane l'écorcha vif et il ne resta qu'un squelette accroché, puis une pluie d‘os tomba vers la rue. Dents Noires entra triomphalement dans la tour. Il avait atteint le centre du réseau de pouvoir qu'il avait commencé à démêler des la première pierre. Maintenant, il se tenait devant la maitresse pierre de tout l'est d'Ulthuan. Le pouvoir de répandre une complète et totale destruction était désormais à sa portée. Il put entendre les portes voler en éclat, quand les guerriers gobelins entrèrent dans la tour.

Soudain, de l'extérieur de la tempête. les elfes arrivèrent. La flotte d'Eltharion entrait dans les eaux tumultueuses du port. Dans une manœuvre d'une audace insensée, les navires franchirent la houle pour atteindre les eaux calmes de la rade. Des centaines de coriaces vétérans elfes prirent pied sur le rivage. Eltharion prit l‘air sur le dos d'Ailes d'Orage, son griffon de guerre, à la recherche de l'assassin de son père. Le cri de défi du griffon retentit au-dessus de la cité. L‘armée elfe débarqua, enfonçant les rangs des gobelins fatigués et trempés et se tailla une route vers la grande place de la ville. Les gobelins battaient en retraite.
A travers le vent et la pluie, Eltharion volait. Il sentit la présence de Dents Noires et se rendit compte avec horreur de ce qu‘il s'apprêtait à faire. Il sentit l'immense flot de pouvoir affluer dans le chamane et comprit que, s'il ne le stoppait pas, ils étaient tous morts. Comme pour accentuer cela, le sol se mit à trembler. Des palais séculaires s'effondraient ensevelissant indifféremment elfes et gobelins.
Eltharion piqua vers un groupe d'élite de ses guerriers et, une fois qu'il leur eut expliqué ce qu'ils devaient faire, il reprit l'air vers une mort centaine. De sa main tendue, une décharge d'énergie pure, à la fois arme et défi, transperça les rangs gobelins masses près de la tour du gouverneur.
Dents Noires sentit le nouveau défi et sortit pour rencontrer Eltharion. Pendant ce temps, le gros des forces de Grom affrontait les soldats sur la place centrale et les troupes d'élite d'Eltharion se dirigeaient vers la tour du gouverneur. Dans le ciel de la cité, Eltharion et Dents Noires livraient bataille, tandis que sur la place, ce n'était que cris et démence, les elfes et les gobelins chargeant et contre-attaquant sans cesse. A la lueur des éclairs, la Wyvern et le griffon se battaient becs et griffes dehors, tandis que s'entrechoquaient la lame elfique et le bâton du chamane. Des éclairs d‘énergie jaillissaient en crépitant.
Ivre de pouvoir et fou de douleur Dents Noires jetait sort sur sort, tous plus puissants les uns que les autres. Seule la volonté de fer d'Eltharion lui permettait de les repousser, seule sa détermination de venger la mort de son père lui permettait de supporter la douleur. Lentement les pouvoirs surhumains de Dents Noires faisaient fléchir l’elfe. Sur le visage du prince, la sueur se mêlait à la pluie. Ses traits autrefois agréables étaient figés en une grimace de douleur. Une autre décharge et c'en serait fini de lui.
Puis la situation changea. Les guerriers elfes avaient éliminé tous les gobelins de la tour et mis le plan désespéré d'Eltharion à exécution. Ils commencèrent l'invocation de clôture de la pierre gardienne maitresse. Tous les pouvoirs passant par la pierre furent alors momentanément stoppés. Dents Noires s'arrêta au beau milieu d'un sort, étonné par le manque d'énergie magique. Sachant que c'était la seule chance qu'il aurait, Eltharion mit routes ses forces dans son coup. Sa lame enchantée fendit l'air plus vite que l'éclair. La tête de Dents Noires tomba de ses épaules et son corps vida les étriers.
Dans les rues, Grom combattait, sa hache se balançant irrésistiblement de droite et de gauche. Où il frappait un guerrier elfe s'écroulait. Autour de lui, ses gars se battaient bravement, réconfortés par les prouesses de leur chef et confiant dans la victoire. Lentement les elfes étaient repoussés de la place, quand soudain le corps sans tête de Dents Noires tomba comme une masse devant le char de Grom. Le chef gobelin s'immobilisa, abasourdi par la mort de son vieil ami. Voyant leur chef les bras ballants et leur invincible chamane mort, les gobelins s'arrêtèrent.

Encouragés par l'arrivée d'Ailes d'Orage et d'Eltharion à leur tête les elfes chargèrent la horde de gobelins avec une vigueur redoublée. Les gobelins mouraient en masse et les quelques survivants furent repoussés et s'enfuirent. Même les hurlements désespérés de Grom n'y firent rien. Acceptant la défaite, Grom haussa les épaules et suivit. Les elfes étaient trop fatigués pour les poursuivre.
Personne ne sait ce qui arriva ensuite. Eltharion entra dans la tour avec quatre des guerriers les plus braves de la bataille. On raconte qu’il y passa la nuit entière à lutter contre le pouvoir de la pierre gardienne, cherchant à stabiliser le vortex. Il sortit au matin, le visage plus sombre que jamais. On ne revit jamais aucun de ses compagnons. Un prix terrible avait été payé pour sauver Ulthuan.
Il sortit dans une aube radieuse, pour recevoir l'acclamation de la foule. Mais la lumière du jour nouveau ne procurait aucune joie à Eltharion. Ni l'admiration de la foule ni les vivats des guerriers ne pouvaient amener un sourire sur ses lèvres fines et pales. L'épreuve qu'il avait endurée devait le marquer à jamais. Depuis ce jour, il fut connu sous le nom d'Eltharion le Sinistre.
Personne ne sait ce qu'il advint de Grom. Certains disent qu'il mourut des blessures infligées par Eltharion lorsqu’ils s'affrontèrent dans le furieux maelström de la bataille de la place. D'autres disent qu'il est en vie et a réussi à atteindre les montagnes hantées. Des histoires courent, comme quoi il retourna vers le Vieux Monde monté sur Serpent de Mort. Personne ne le sait de façon certaine, on n‘en entendit plus jamais parler. Eltharion fut nommé gouverneur de Tor Yvresse qu'il gouverne avec sagesse depuis de nombreuses années. Cependant, lors des nuits de tempêtes, on peut souvent le voir sur le balcon de la tour du gouverneur, lever un poing menaçant vers les cieux indifférents.

LA BATAILLE DU DEFILE DE MAUGTHROND

Le scénario, tel que décrit ci-dessous par Nigel Stillman ne reprend pas tout à fait les mêmes évènements que ceux de la nouvelle de Bill King ci-dessus. Eltharion semble arriver avant la bataille finale de Tor Yvresse.

Pour raccorder cela, je propose que cet affrontement se déroule après la bataille des plaines au moment où Grom, encombré de machines de guerre, se rue vers Tor Yvresse. Craignant une ligne de défense avancée, il choisit un chemin moins direct vers la ville. Eltharion, bien plus rapide que ces troupes encore en route a déjà commencé à patrouiller depuis les airs à la recherche des gobelins.

Notez que ce scénario est conçu pour pouvoir être joué avec le contenu de la boite de base de WFB4.

La bataille du défilé de Maugthrond reconstitue une des nombreuses petites batailles qui eurent lieu durant l'invasion du royaume haut elfe d'Ulthuan par Grom le seigneur de guerre gobelin. A l'époque de la bataille les hordes du seigneur de guerre se dirigeaient vers la grande cité de Tor Yvresse. Leur chemin traversait des terres incultes et boisées et les gobelins attaquaient et brûlaient tous les villages sur leur chemin.
Il y eut beaucoup d'actions héroïques durant lesquelles les elfes tentèrent de repousser les hordes et de sauver leurs villages de la destruction, mais ils furent vaincus et les gobelins ne connurent leur défaite finale qu‘à Tor Yvresse, contre l'armée elfique d'Eltharion.
Au défilé de Maugthrond il y avait une chance d'arrêter l'invasion gobeline dans son élan car le village se trouvait sur leur route. Cette rencontre historique est une bataille instructive et intéressante à jouer. Le village et l'entrée du défilé seront installés sur la table pour représenter le champ de bataille. Les elfes, qui commencent déployés autour du village, auront besoin de regrouper leurs forces pour affronter la menace gobeline. Les Gobelins sortent du défilé en formation serrée, représentant l'avant-garde de l'armée d'invasion. [...]
Un joueur commande les défenseurs elfes du village. Il a une chance de changer le cours des événements et de stopper l'avance des gobelins. Seule une défense résolue et des mouvements habiles de renforts peuvent lui permettre de réussir.
L'autre joueur dirige la horde de gobelins, jouant le rôle de Grom lui-même. Il doit mener sa horde à travers le village balayant toute opposition, ce qui implique détermination et attaques incessantes. Les décisions doivent être prises rapidement pour que les elfes n'aient pas le temps d'organiser leur défense. Vous avez l'élément de surprise. C'est un grand avantage, ne le perdez pas !

Mise en place de l'action

Un des nombreux villages isolés rencontrés par la horde gobeline était Maugthrond. Cette communauté se situait à la sortie d'un défilé qui traversait une région de collines et bois impénétrables. Le village était à l'endroit ou le défilé débouchait sur la campagne environnant Tor Yvresse. Comme beaucoup de villages elfes, il était protégé par quatre tour de guet, localisées de chaque côté du village. Près de chaque tour se trouvait des feux d'alarme qui pouvaient être allumés en cas d‘attaque de la tour, ou d'approche ennemie. Les défenseurs accouraient alors du village et des autres tours.

Chaque tour de guet avait une garnison de cinq archers. Au centre du village, installés sur la place, se trouvaient les gardes du village. La tour de guet est était équipée d'une baliste.

Les défenseurs de Maugthrond savaient que les gobelins approchaient mais ne savaient si la horde allait fondre sur leur village ou passer au large. Maugthrond était situé dans un coin retiré, hors des sentiers battus, et beaucoup croyaient que la horde suivrait un chemin plus direct le long de la route principale vers Tor Yvresse. Les guetteurs étaient vigilants, mais ils espéraient qu'ils n'auraient à se défendre que contre les pillards gobelins qui opéraient sur les flancs de l'armée en marche et non pas au gros de la troupe.

Quand aux gobelins, leur Seigneur de Guerre avait décidé de pas prendre la route la plus évidente en direction de Tor Yvresse. ll voulait surprendre et contourner les forces elfiques sur la route principale, c'est pourquoi il conduisit la horde à travers le défilé de Maugthrond en envoyant des chevaucheurs de loups sur la grand route en guise d'appât pour tromper les elfes quant à ses intentions.

Dans la soirée, les gens de Maugthrond virent des cerfs et de petits animaux s'enfuir de la foret profonde en traversant le village. Personne ne savait ce que cela voulait dire, ou ce qu'ils fuyaient. Les plus sages pensaient qu'ils fuyaient des pillards gobelins. Le village était inquiet et attentif. Etait-ce un présage de malédiction imminente ?

Pendant que la horde avançait sur Tor Yvresse, Eltharion, le chef de l'armée elfe, naviguait le long des côtes pour atteindre la ville avant Grom et sa horde. Comme la flotte naviguait le long des côtes, il faisait des reconnaissances régulières à l'intérieur, chevauchant Aile d'Orage. Son griffon de combat. Deux jours auparavant, il avait survolé la horde gobeline et l'avait suivie le long de la route principale. La veille il avait essayé à nouveau de localiser la horde mais elle s'était évanouie. Il suivit la trace de destruction laissée par les chevaucheurs de loups détachés comme leurres et il finit par les trouver. Depuis le ciel, il estima leur nombre et réalisa que le gros des forces devait être ailleurs. En retournant vers son navire à la tombée de la nuit, il résolut de survoler les terres sauvages de chaque coté de la route principale, dans l'espoir de trouver où le gros de la troupe était passé.

Ce même soir, Grom ordonna à ses gobelins de marcher de nuit it travers les terres sauvages. Les gobelins traversèrent furtivement le défilé, une longue vallée étroite, sinueuse et encaissée entre des collines boisées, et suivirent l'ancien chemin qui courait dans le fond de la vallée. Avant le lever du soleil ils étaient massés à la lisière de la foret prêts à fondre sur le village de Maugthrond. Les archers de garde, sur la tour de guet est ne voyait que les collines boisées noyées dans la brume du petit matin. Entre la tour de guet et l'entrée du défilé il n'y avait que quelques centaines de mètres de champs à découvert. L'entrée du défilé était une masse de brouillard dense, cachant la horde des gobelins. La seule chose anormale était l'absence des chants d'oiseaux du petit matin.

Les guetteurs, dans leurs tours, connaissaient la procédure, s‘ils repéraient l'ennemi ou étaient attaqués, l'un d'eux devait courir allumer le feu d'alarme. Cela avertissait le reste de la garnison de la localisation du danger, pendant que les guetteurs défendaient la tour du mieux qu'ils pouvaient. Il y avait quatre tour semblables, gardant les approches nord, sud, est et ouest du village. Quand les feux d‘alarmes étaient allumés, les gardes du village les voyaient depuis l'enceinte du village et se préparaient à la bataille alors que les familles étaient regroupées hors de danger. Par précaution, la garnison du village avait posté son unique baliste sur la tour est, au cas ou une colonne de pillards viendrait de cette direction.

Les défenseurs elfes étaient repartis en quatre détachements de guetteurs, un dans chaque tour de guet, et deux unités de gardes, les gardes d'Elril et de Thronduin, du nom de leurs chefs respectifs.

Dans la forêt, caché par la brume, Grom avait rejoint son avant-garde avec Dents Noires le Chamane orque qui avait accompagne l'armée dans ses conquêtes. Le reste de la horde était alignée le long du chemin en une immense colonne. Les bandes guerrières étaient cachées parmi les arbres et les rochers pour éviter d'être repérées du ciel par les quelques créatures volantes qui les avaient survolées pendant leur marche et que Grom avait à juste titre identifiés comme des Chevaucheurs de Dragons, d'Aigles ou de Griffons en patrouille pour trouver la horde.

Il était facile de trouver la piste des gobelins à cause de la fumée des villages en flammes dans leur sillage, mais moins facile était de les dénombrer ou de les suivre à travers des terres vastes et accidentées. Grom avait envoyé ses colonnes de chevaucheurs de loups répandre la destruction sur un large front pour faire diversion et les elfes avaient des difficultés à déterminer quel groupe constituait la force principale de la horde.

Grom avait organise son avant-garde en trois unités d'archers et deux de lanciers. La plus petite bande d'archers ouvrait la marche suivie par le reste de l'avant-garde. La tactique était de harceler et d'amenuiser le nombre des défenseurs avant que les gobelins ne se ruent contre les elfes. Grom savait que ses gars ne tiendrait pas longtemps le combat à moins d'être en surnombre.

Le chamane orque Dents Noires était déterminé à trouver le grand monolithe du village et à lui voler sa magie. Dans tous les villages elfes qu’ils avaient traverses il y avait une de ces pierres. Dents Noires avait à chaque fois ordonné qu'elles soient abattues après en avoir drainé la magie pour renforcer son propre pouvoir. La nuit précédant la bataille, Dents Noires était partit seul dans la foret à la recherche d'un certain type de pierres nécessaire au plan qu’il avait ourdi. Au point du jour il était toujours dans la foret en train de tailler une amulette dans un bloc de cristal noir bleute en marmonnant un étrange sortilège.

Grom savait qu'il était hors de question de retarder l'attaque pour attendre le chamane. Il était important de conserver l'élément de surprise, c'est pourquoi il donna |'ordre d'attaquer. Il savait que Dents Noires ne tarderait pas à surgir dans le ciel, monté sur Serpent de Mort, sa féroce Wyvern de guerre.

Comme le soleil se levait à l'horizon, mettant en relief les côtes d'Ullthuan, Eltharion décolla à nouveau de son vaisseau amiral sur Aile d’Orage son griffon. Il se dirigea vers l'intérieur du pays en direction des terres sauvages à l'est de Tor Yvresse, espérant localiser à nouveau la horde et savoir à combien elle s'était approchée de la ville. Ce serait difficile car le paysage était noyé dans la brume. A mesure que la matinée avançait. la brume commença à se disperser. Eltharion volait haut au-dessus des terres sauvages quand, loin en dessous, la forme caractéristique d'une Wyvern s'envola de sous les arbres et fila vers l'ouest en rasant la crime des arbres. Eltharion suivit immédiatement la Wyvern, sachant qu'elle était sans aucun doute montée par un chef de guerre ou un chamane et qu'elle le mènerait à la horde principale. Ce qu‘Eltharion voyait, c'était Dents Noires le chamane, qui décollait en direction de Maugthrond et de son rendez-vous avec l'armée de Grom après avoir terminé son rituel secret.

Pendant ce temps, les grands tambours de guerre et les cors éraillés de la horde sonnaient et les gobelins sortaient de la brume pour se ruer vers le village. Les guetteurs elfes furent pris par surprise. Grâce à la brume, les gobelins avaient pris l‘initiative et fait le premier mouvement. Alors que les flèches gobelines frappaient les armatures en bois des tours de guet, les elfes savaient qu'ils devaient à tous prix allumer les feux d‘alarmes ou le village serait pris.

Ce qui arrivera ce jour-la à Maugthrond sera décidé entre vous et votre adversaire. Un joueur prend la direction des défenseur elfes, pendant que l'autre joue le rôle de Grom le chef gobelin. Le joueur elfe doit essayer de sauver son village de la destruction et retenir les gobelins le plus longtemps possible. Si l'armée de Grom rencontre une féroce résistance, la horde contournera le village et renoncera à le réduire en cendres. Le joueur gobelin doit vaincre les défenseurs et dégager le passage pour déboucher dans la plaine en direction de Tor Yvresse.

Le champ de bataille

Votre zone de jeu doit être d'à peu près 1,80m x 1,20m. Une surface plus grande peut être utilisée si vous le désirez. Si vous ne disposez pas d'une surface assez grande, la bataille peut tout de même être jouée mais vous devez laisser tomber une partie du scénario et reployer les gobelins plus près du bord de la table.
Désignez les bords de table comme les limites nord, sud, est et ouest du champ de bataille puis consultez la carte […] pour voir comment disposer les éléments du terrain. Placez les bois à chaque coin de la table en laissant un espace au milieu suffisant pour contenir le village et permettre aux troupes de manœuvrer. Laissez également de larges espaces entre les bois à chaque coin de la table.
Placez la tour de guet à une distance comprise entre 45 et 60 cm du bord de table est, face à la trouée entre les bois. Placez-la sur une colline si vous en avez une. Il y a un bûcher d'alarme près de la tour. Cet élément peut être représenté par de la pâte à modeler ou une pièce de monnaie, il devra être placé entre 2,5 cm et 12,5 cm de la tour.
La trouée face à laquelle se trouve la tour de guet représente le défilé. C'est de la que viendront les gobelins. Au sud de la trouée, placez le monolithe. Disposez-le sur une autre colline si vous en avez une. Les trois autres tours sont supposées se trouver juste en dehors des limites de la table sur les trois autres côtés et vous n'avez pas à les représenter sur le champ de bataille.
Placez la maison au milieu de la table pour représenter le village. Si vous possédez d'autres figurines de maisons, rappelez-vous de laisser une grande place au centre du village pour que les gardes elfes puissent s'y rassembler. La place du village doit être au moins à 30 cm de la tour de guet, pour laisser aux gardes une chance de réagir au feu d'alerte et à l'avancée des gobelins. Le feu d'alarme doit être visible de la place mais les maisons doivent être positionnées de façon à cacher le déploiement des gobelins. Les elfes doivent compter sur les guetteurs pour les avertir avant que les gobelins ne soient assez près pour attaquer.

Déploiement

Les gobelins sont déployés n'importe où dans une zone de 30 cm depuis le bord est. Ils sont positionnés à la convenance du joueur gobelin, prêts à attaquer le village.
La baliste elfe est placée sur la tour de guet. Cinq archers elfes se trouvent aussi dans la tour. Les trois autres unités d'archers sont placées sur les bords nord, sud et ouest, prêts à se mettre en marche. Elles sont supposées se trouver dans les autres tours de guet et apparaitre sur la table quand s'allume le feu d'alarme ou au troisième tour de jeu des elfes s'il a pas été allumé. Ils ne peuvent pas être attaques avant leur entrée effective en jeu.
Les deux unités de lanciers elfes sont placées au centre du village. Elles ne peuvent pas quitter la place du village avant que le feu ne soit allume ou au troisième tour de jeu des elfes s'il a pas are allume. Les guetteurs dans leur tour sont éveillés et ils scrutent l'horizon de leur yeux perçants pour y trouver des signes de la horde.
Les elfes dans l'enceinte du village sont réveillés et préparent le petit déjeuner.

Le joueur elfe peut choisir de placer Eltharion montant son griffon de combat sur n'importe quel côté de la table excepté à l'est. Il entre en jeu au cinquième tour. Il apparait au début du tour et peut agir tout de suite lors des phases de mouvement et de combat.
Dents Noires le chamane orque monté sur sa Wyvern de combat est placé sur le bord est. Il entre en jeu au deuxième tour des gobelins. Il apparait au début du tour et peut agir tout de suite lors des phases de mouvement et de combat.
A part le chamane orque, toutes les troupes gobelines sont sur le champ de bataille dès le début. Certains elfes arrivent sur le champ de bataille après le début de l'attaque des gobelins. Les gobelins commencent les premiers car ils ont l‘effet de surprise. Au joueur gobelin de bénéficier de cet avantage de la meilleure façon. Au début, les elfes sont surpassés en nombre et pris par surprise mais des renforts elfes sont en route et peuvent changer le cours de la bataille.
Le tableau ci-dessous vous dira exactement quand les forces elfiques apparaissent sur la table et quand elles sont autorisées à bouger. Notez a quel tour vous en êtes pour savoir quand les renforts vont arriver. Toutes les unités elfes arriveront I;1 un moment ou à un autre après le début de la bataille, attires par le fracas des armes et se joindront à la défense du village. Les unités de renfort arriveront plus tôt que prévu si elles sont avertis par le feu d'alarme de la tour de guet est.
Le chamane orque arrive après le début de la bataille. Eltharion, lancé à sa poursuite, arrivera après lui au milieu de la bataille.

Le signal d'alarme

Le signal d‘alarme est un bucher situé près de la tour de guet est. Les cinq archers elfes de l‘unité de la tour est sont déployés à l'intérieur. Dès que les gobelins ont terminé leur premier tour; les elfes sauront qu‘ils sont attaqués à la vue et au bruit de la horde.
Durant son premier tour, le joueur elfe peut envoyer une ou plusieurs figurines hors de la tour pour allumer le feu. Il vous suffit de placer un elfe près du bûcher. Il ne peut ni tirer, ni se battre, pendant qu'il essaye de l'allumer. Le feu d'alarme doit se trouver entre 2,5 cm et 12,5 cm de la tour pour qu'il puisse être atteint en un tour. Le bois est un peu humide et il faut jeter un D6 à la fin du tour pour allumer le feu ; il sera allumé sur un résultat de 4, 5 ou 6. Si le signal est allumé, les autres unités d‘elfes sont averties et se préparent au mouvement.
C'est au joueur elfe de choisir s’il prend le risque d'allumer le signal. Le joueur gobelin doit essayer d'empêcher les elfes de donner l'alerte, en tirant sur les elfes entre la tour et le bûcher ou pendant qu'ils tentent d'allumer le signal. Si la sortie de la tour est bloquée par des gobelins, les elfes qui sortent ne peuvent pas atteindre le bucher sans se frayer un chemin en combattant à travers les rangs ennemis.
Les elfes peuvent penser que leurs chances de survie sont meilleures s'ils restent à l'intérieur, pour pouvoir tirer depuis un abri. S'il en est ainsi, ils auront à tenir plus longtemps avant que les défenseurs du village ne soient alertés, ils peuvent aussi, par cette attitude, permettre la prise du village par surprise. Une lourde responsabilité pèse sur les épaules de ces elfes, mais c'est là l‘occasion d‘accomplir une action héroïque !

Le monolithe

Dents Noires le chamane orque désire voler le pouvoir magique du monolithe du village elfe. Il a prévu d'emprisonner sa magie dans une Amulette Noire qui le protégera et le rendra encore plus puissant durant la bataille. Pour réussir, il doit rester en contact avec le monolithe pendant un tour. Une fois le monolithe drainé, l'Amulette Noire fonctionne; elle est inutile si elle n'a pas été activée de cette façon. Dents Noires obtient la protection magique de l'amulette durant la phase de magie du tour qu’il passe à côté de la pierre.

Arrivée des renforts
- Gobelins, Tour1 : La brume se retire, les gobelins sont découverts.
- Elfes, Tour 1 : Seuls les elfes de la tour est peuvent combattre.
- Gobelins, Tour 2 : Dents Noires Ie Chaman arrive de l'est.
- Elfes, Tour 2 : Les gardes d'Elril et de Thronduin peuvent se déplacer s'ils ont été avertis.
- Gobelins, Tour 5
- Elfes, Tour 3 : Les gardes d‘Elril et de Thronduin peuvent avancer. Les elfes des autres tours de guet peuvent se déplacer s'ils ont été avertis.
- Gobelins, Tour 4
- Elfes, Tour 4 : Les elfes des tours de Guets arrivent en jeu si cela n‘a pas déja été fait.
- Gobelins, Tour 5
- Elfes. Tour 5 : Arrivée d'Eltharion.
- Gobelins, Tour 6
- Elfes, Tour 6
- Gobelins, Tour 7
- Elfes, Tour 7
Crépuscule Fin du combat. Additionnez les points de victoire pour déterminer le gagnant.

Les troupes arrivent toujours dans le tour indiqué. Le joueur elfe ne peut pas choisir de les retarder pour éviter de perdre des points de victoire. Rappelez-vous, les elfes sont déterminés à défendre leur village à tout prix. C'est une question d'honneur.

Les armées

Armée des hauts elfes

- Seigneur elfe Eltharion (héros majeur) montant un griffon (Aile d'Orage)
Epée de Teclis, armure légère, Heaume d'or d'Altrazar

- Gardes de Thronduin : 12 lanciers elfes
Lance, arme à une main, armure légère et bouclier

- Gardes d'Elril : 8 lanciers elfes
Lance, arme à une main, armure légère et bouclier

- 4 détachements de 5 archers elfes (chaque unité est nommée d'après sa tour : Nord, Sud, Est et Ouest)
Arc, arme à une main, armure légère

- Baliste (la Faucheuse) : 2 servants elfes
Arme à une main et armure légère.

Horde des gobelins

- Seigneur de guerre gobelin Grom la Panse (héros majeur)
Hache de Grom, Cor d'Urgok, armure légère
Grom monte un char tiré par trois loups et aux roues munies de faux. Le char comprend aussi un conducteur gobelin.

- Maître chamane orque Dents Noires
Arme à une main, armure légère, Bâton de foudre, Amulette Noire (activée s'il vole le pouvoir du monolithe)
Il est monté sur une Wyvern

- 2 bandes de 16 lanciers gobelins : La bande de Fer et la bande d'Os
Lance, arme à une main et bouclier

- 3 bandes d'archers gobelins (12, 12 et 8): Les Crocs, les Griffes et les Dards
Arc court, arme à une main,

- Catapulte (Casse Crâne) : 3 servants orques
Arme à une main

Eltharion et Grom

Les objets magiques d'Eltharion et de Grom sont revus un peu plus tard : respectivement dans les livres d'armée HE (p71) et O&G (p97). Des règles spéciales leur sont ajoutées :

Eltharion :

Dans la bataille ci-dessus, Fangsword remplace l'Epée de Teclis et on peut supposer que le Talisman d'Hoeth n'est pas encore en sa possession. En revanche, il pourrait garder son Heaume.

Règle spéciale : Eltharion est sujet à la haine des gobelins. Contre Grom, Eltharion a +1 à ses jets pour toucher et +1 en Force.

- Talisman d'Hoeth 85pts
Hoeth est le dieu elfe de la connaissance et de l'apprentissage. Le taliman d'Hoeth a été créé par le vieux gardien de Tor Yvresse pour transmettre un peu de ses connaissance et de son pouvoir au non initié, les aidant à appelé les vents magiques et à lancer des sorts.
Le talisman d'Hoeth donne à son porteur la capacité de lancer des sorts et d'utiliser des cartes magiques exactement comme un champion sorcier et lui donne l'équivalent d'un niveau 2. Cela signifie que le personnage peut tirer deux cartes de sorts de l'importe quel collège de magie au début du jeu. Il ne peut choisir des sorts issus d'autres disciplines.

- Fangsword 50pts
Fangsword est une épée longue gravée de runes qui est transmises de génération en génération dans la famille d'Eltharion. Ce dernier en a hérité à la mort de son père qui défendait sa maison à Athel Tamartha.
Les armures n'offrent que peu de protection contre les coups de Fangsword. Le modificateur de sauvegarde des touche est de -3, ce qui, ajouter à celui associé à la Force d'Etharion fait un total de -4. De plus, les enchantements de l'épée arrêtent automatiquement l'une des attaques de l'adversaire. Ainsi, l'un des adversaires d'Eltharion a une attaque de moins que normalement. Vous pouvez choisir de quel ennemi il s'agit.

Grom :

Sur son char, Grom est accompagné par Niblit (profil de champion), porte-bannière de l'armée.

Règle spéciale : Grom régénère de la même manière qu'un troll.

Des orques ?

On peut s'interroger pour savoir si la Waa-Grom contenait ou non des orques. L'avant-garde ci-dessus montre qu'il y en avait, mais en petite quantité (le chamane, les servants de la catapulte). Aucun grand chef orque ne saurait se soumettre à un gobelin. Cette fierté pourrait être encore pire chez les orques noirs.

Victoire et défaite

Si tous les gobelins sont tués ou mis en déroute, c'est une victoire totale pour les elfes. De même, si tous les elfes sont tués ou mis en déroute, c'est une victoire totale pour les gobelins. Si la nuit tombe avant qu‘aucun des deux camps n’ait gagné de façon décisive, calculez les points de victoire attribués à chacun pour déterminer le gagnant. Si les scores sont égaux, c‘est un match nul.
La bataille se termine au crépuscule, au début du huitième tour de jeu (bien que vous puissiez vous mettre d'accord pour finir plus tôt ou pour jouer des tours supplémentaires). Totalisez alors les points de victoire de chacun pour déterminer le vainqueur. Si une victoire totale intervient avant la tombée de la nuit, il n'est pas nécessaire de compter les points.

Points de victoire des elfes :
Général gobelin tué : 10
Chaque unité gobeline détruite : 1
Chamane orque tué : 10

Points de Victoire des gobelins :
Général elfe tué : 10
Chaque unité elfe détruite (sauf les gardes de Thronduin) : 1
Gardes de Thronduin détruite : 2
Pouvoir du monolithe volé par Dents Noires : 10