LES COMMUNICATIONS DANS L'EMPIRE

La Campagne Impériale, Mort sur le Reik, L'Empire en Flammes

Les cours d'eau constituent, de loin, le moyen de communication le plus utilisé entre les centres de population. En certains endroits, les trajets ont été raccourcis par le creusement de canaux. Le canal de Weißbruck en est le premier exemple. Il a été construit par des engingneurs nains, il y a une cinquantaine d'années. Toutefois, la taille de l'Empire et la lenteur de la plupart des bateaux fluviaux créent des délais importants dans la délivrance des nouvelles et autres informations. En temps de guerre, cette lenteur peut s'avérer fatale. C'est pourquoi, en 2453, l'Empereur Wilhelm-le-Sage institua un corps de messagers impériaux. Quand le besoin s'en fait sentir, ces cavaliers peuvent chevaucher de n'importe quelle frontière jusqu'à la capitale sans pratiquement s'arrêter. Ils changent de chevaux dans les auberges-relais et, s'ils ne peuvent disposer de chevaux frais dans un relais, ils ont le pouvoir d'en réquisitionner un auprès de n'importe quel cocher ou voyageur qu'ils rencontrent.

 

LES SÉMAPHORES

Les cavaliers solitaires peuvent voyager rapidement, mais ils constituent une proie facile pour les brigands et les bandits de grands chemins.

C'est pour cela que l'Empereur Karl Franz a récemment décidé d'établir un réseau complexe de machines à signaux. Actuellement, elles sont en cours d'installation le long de lignes qui rayonnent à partie de la capitale. A terme, et c'est dans ce but que le système est conçu, le réseau devrait pouvoir atteindre les régions les plus reculées de l'Empire.

Fabriquées et servies par deux engingneurs nains au service de l'Empereur, ces machines sont constituées d'une tour de pierres, massive, et d'un pylône de bois. Au sommet du pylône se dresse une petite cabane où sont installés les servants et qui contient également le mécanisme de mise en œuvre du sémaphore et un télescope pour l'observation.

Le système du sémaphore lui-même est basé sur deux grands "drapeaux" de bois actionnés par un ensemble complexe de chaînes, de poulies et de galets. La nuit, c'est un feu qui est allumé dans la tour et deux grands volets métalliques peuvent obturer la lumière du phare de façon à transmettre des signaux.

Durant la guerre civile de L'Empire en Flammes, le système de sémaphore est rompu, à l'exception de la ligne entre Altdorf et Grünburg. Les autres tours restent abandonnées pendant la durée des hostilités.

 

LES COMMUNICATIONS MAGIQUES

Les temples de Véréna sont toujours en communication entre eux pour transmettre et recevoir des informations. Ils sont également en mesure de relayer des messages par des moyens magiques.

Certains sorciers disposent de boules de cristal et d'autres moyens similaires. Toutefois, ces solutions en sont que rarement utilisées par les autorités impériales en raison de la grande méfiance qu'elles inspirent chez ceux qui n'en connaissent pas les secrets.

Lors de son apparition avec La Campagne Impériale, en 2512, la seule ligne de sémaphore s'étend entre Altdorf et Nuln (les sémaphores sont représentés par un triangle dans un cercle en rouge). A cette époque, la ligne, bien qu'opérationnelle, est encore en construction. Mort sur le Reik offre la description d'un site de construction (la deuxième tour sémaphore en partant d'Altdorf, à 25 km du Château Gardereik), avec à sa tête Aynjulls Isembart, maître-artisan nain, et douze engingneurs nains. Vous avez ci-dessus l'image de la tour en construction et, ci-dessous, le schéma d'une tour (cliquez pour agrandir).

 

Malheureusement, vu le schéma, le dessinateur s'est planté : cette tour ne peut émettre que dans un sens et ses bras ne sont pas vraiment adaptés à la communication rapide (on n'imagine pas de nombreuses combinaisons différentiables à environ 40 km de distance).
Le système des sémaphores de l'Empire s'inspire du télégraphe optique qui exista en France (et dans quelques autres pays) au début du 18ème siècle (avec la partie nocturne qui n'est que l'équivalent d'une lampe Aldis). La plupart des tours étaient du modèle de Chappe (à gauche), bien qu'on retrouvait d'autres modèles comme le modèle Prusse (à droite). Le principe étant, à l'aide de la position des bras, produire une grande variété de positions.

Le télégraphe de Chappe pouvait en produire 196, mais son répertoire de symboles n'en comptait que 92. Une partie étant réservée aux signaux réglementaires (indiquant la priorité du message, la disponibilité de la tour, d'éventuels problèmes techniques et ainsi de suite), et le reste (les symboles identiques aux 92 premiers, mais avec le régulateur en position oblique) n'est pas utilisé afin de ne pas confondre avec les étapes intermédiaires d'un changement de position. Ainsi, chaque position correspondait à un nombre entre 1 et 92.
Afin de comprimer le message envoyé le plus possible, les numéros envoyés correspondaient généralement à des numéros de pages et de lignes de manuels de codes, correspondant à diverses lettres, syllabes, mots, expressions ou phrases couramment employées. Une tour pouvait transmettre environ deux symboles par minutes et, dans de bonnes conditions avec un bon téléscope, était visible jusqu'à 80 km.
Le système nocturne s'inspirant d'une lampe Aldis, qui n'est que code morse sur une lampe. On retrouvera ici le même genre de signaux (dont le très connu SOS pour les cas d'urgences).

Il y a un passage du roman Shadowbreed qui mentionne une ligne de sémaphores entre Altdorf et Middenheim (l'histoire se passe en 2501 d'après la chronologie des livres Boxtree, ce qui coinciderait bien puisque cette même chronologie met l'élection de Karl-Franz en 2491, mais LCI dit qu'elle a lieu en 2502. La chronologie des romans est un peu bancal, mais bref).

En tout cas, on peut déduire des travaux de modéliste de Steve Cusmikey dans les WDF121-122-123 qu'on a une ligne opérationnelle autour de Middenheim en 2522CI. Par contre, à l'exception des 2 premiers, les signaux proposés ne sont pas très fonctionnels... Le symbole de la guilde dédiée est plus intéressant. De même, aux alentours de la même date, il y a une ligne le long du Stir (Nagash, livre 1 p.54) que le vampire Mannfred von Carstein fait détruire.