SOURCES : Astronomie du Monde Connu



Le système du Monde Connu se compose d'une étoile "bien plus grosse et plus chaude que la notre" [The Enemy Within I. La Campagne Impériale a traduit ça par "un peu plus grosse et un peu plus chaude"], toujours référencée sous le nom de soleil, entourée de dix planètes.
On peut supposer que le soleil en question est quelque part entre une classe G2V et F5V, entre 1M et 1.3 M (masses solaires), afin d'être plus massif tout en restant approximativement dans les mêmes couleurs, soit 1.15±0.15M.
Avec la troisième loi de Kepler, on a : 

Où a est la distance maximale de la planète à l'étoile (la taille du demi-axe majeur de l'orbite), P est la période de révolution de la planète, G est la constante de gravitation et M et m sont les masses respectives des deux corps.

Les périodes de révolutions de chaque astre sont, d'après un passage non-publié du Tome of Salvation :
Charyb
80 j
Deiamol
133 ⅓ j
Tigris
200 j
Le Monde Connu
400 j
Verdra
800 j
Lokratia
1600 j
Isharna
4.000 j
Loekia
12.000 j
Voelia
60.000 j
Obscuria
120.000 j

On peut supposer que la régularité est l'oeuvre des Slanns lors du réalignement du Monde Connu, et par ailleurs, il n'y a aucune mention d'une année bissextile. On va donc supposer une incertitude assez faible sur les périodes, disons 0.05 jours d'erreur.

Au premier ordre, l'erreur sur a est :



On supposera que m est négligeable devant M - dans le pire des cas, avec une planète géante, l'erreur sera de 1‰.

On se retrouve donc avec les distances suivantes en unités astronomiques (1 UA =  149.597.870.691 km) :

Charyb
0.38 ± 0.02 UA
Deiamol
0.54 ± 0.02 UA
Tigris
0.70 ± 0.03 UA
Le Monde Connu
1.11 ± 0.05 UA
Verdra
1.77 ± 0.08 UA
Lokratia
2.81 ± 0.12 UA
Isharna
5.17 ± 0.22 UA
Loekia
13.02 ± 0.57 UA
Voelia
31.43 ± 1.37 UA
Obscuria
49.89 ± 2.17 UA

Le Monde Connu n'a pas une taille précisée, sinon un vague "plus vaste que notre propre globe". Aucune carte complète ne comprend d'échelle. On peut en trouver une approximation ainsi :

La plupart des cartes du Monde Connu semblent en projection Mercator, qui est la plus courante. Si l'on prend la carte en coordonnées (x,y) (centre à l'intersection de l'équateur et d'une longitude de référence), une lattitude φ, une longitude λ et une longitude de référence λ0, on a les relations :

x = λ - λ0
y = ln(tan(φ)+sec(φ))
λ = x + λ0
φ = atan(sinh(y))
En prenant une mesure sur cette carte avec échelle, aux environs de l'équateur, on a la distance entre Kal Sabar et le Temple des Crânes valant 766 ± 60 pixels, avec la référence de 500 miles valant 276 ± 10 pixels, correspondant à 1387.68 ± 158.97 miles.

Cette carte plus complète place ces deux endroits à 114 ± 5 pixels l'un de l'autre. Elle n'est malheureusement pas complète : on peut voir que les désolations du sud s'arrêtent d'un côté de la carte sans reprendre de l'autre, et la prendre d'un côté à l'autre de l'équateur (1225 ± 5 pixels) ne donne que 14911.47 ±  2423.10 miles, qui reste très inférieur au diamètre équatorial de la Terre, même en prenant une erreur de 10° sur la lattitude


Descriptions
[de The Burning Shore]

On appelle parfois les cinq premières planètes les Enfants d'Asuryan, et les cinq dernières les Conseillers.

Deiamol
"Le monde brûlant". Un monde couvert d'une épaisse couche de nuages, décrit comme "légèrement plus petit que sa planète soeur" (j'ignore de laquelle il s'agit).

Tigris
L'une des planètes est décrite comme "rayée de rouge et orange", ce qui pourrait correspondre étant donné le nom. Mais c'est appliqué à la plus grosse, possiblement des cinq premières ou pas, il s'agit donc peut-être de la description d'un équivalent de Jupiter, plus probablement dans les cinq dernières.

Verdra
Décrit comme une sphère verte, et avec apparemment des continents visibles.

Lokratia
Surface couverte de cratères.

Isharna
Une sixième planète est décrite comme "une masse de gaz chauds". Lokratia étant solide, il s'agissait sans doute de la sixième sans compter le Monde Connu.

Obscuria
Pâle, recouverte de glace. Trois marques grises et de nombreux petits points noirs. Son existance est contestée dans L'Empire, et déduite d'arguments théoriques (c'est un parallèle avec Neptune au 19ème siècle).